Le dossier Cutter Gauthier est en train de deveni une saga impossible pour le DG des Ducks, Pat Verbeek.
L’effet Leo Carlsson se fait sentir de façon spectaculaire... et de manière horrible pour Anaheim.
Selon ce qui circule, les Ducks auraient déjà une proposition sur la table : un contrat de huit ans d’une valeur totale de 104 millions de dollars, soit 13 millions de dollars par saison.
Dans n’importe quel autre contexte, une telle offre serait considérée comme gigantesque.
Mais pas cette année.
Depuis que les Ducks ont été forcés d’égaler l’offre hostile historique de cinq ans et 90 millions de dollars de Philadelphie pour Leo Carlsson, tout a changé.
Aujourd’hui, Cutter Gauthier négocie avec un argument extrêmement puissant.
Selon une information rapportée par Keith Yandle au balado Spittin’ Chiclets, le clan Gauthier n’aurait aucune intention d’accepter un salaire inférieur à celui de Leo Carlsson.
Il faut toutefois demeurer prudent.
Il s’agit d’une rumeur provenant d’un balado, et non d’une demande confirmée par le joueur ou son agent.
Surtout, le clan Gauthier est sorti publiquement pour jurer que cette information était fausse.
Selon ce qui circule, l'attaquant américain voudrait.. 15 millions de dollars pat année.
Ouch.
Le contrat de Carlsson a complètement changé le rapport de force.
Même si Carlsson est un joueur de centre, une position généralement plus valorisée qu’un ailier, Gauthier peut maintenant affirmer qu’il est lui aussi l’un des visages de l’avenir des Ducks.
Et les chiffres lui donnent des arguments.
La saison dernière, le jeune ailier de 22 ans a inscrit 41 buts et 69 points, confirmant qu’il possède déjà le talent d’un marqueur d’élite.
Mais Anaheim réplique avec un argument tout aussi solide.
Leo Carlsson est un centre numéro un.
Il contrôle le jeu au milieu de la patinoire.
Il a obtenu son contrat à la suite d’une offre hostile exceptionnelle, un contexte complètement différent d’une négociation normale.
Surtout, Gauthier ne possède pas le même levier.
En raison de son statut contractuel, il ne peut pas signer d’offre hostile avec une autre équipe.
Les Ducks conservent donc beaucoup plus de contrôle.
Malgré cela, les discussions semblent déjà extrêmement tendues.
Pourquoi?
Parce que l’écart entre les deux camps demeure immense.
Anaheim serait prêt à aller jusqu’à 104 millions de dollars sur huit ans.
Le clan Gauthier, lui, viserait plutôt un contrat d’environ 120 millions de dollars sur huit saisons (15 millions par année.)
On parle donc d’un fossé de 16 millions de dollars entre les deux positions.
Et dans le monde des négociations de la LNH, un tel écart donne mal au coeur.
Le problème est aussi financier.
À l’heure actuelle, les Ducks disposent d’environ 9,1 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial de 104 millions.
Or, Cutter Gauthier n’a toujours pas signé.
Même une entente à 10 millions de dollars obligerait Anaheim à créer près d’un million d’espace supplémentaire.
À 12,5 millions, les Ducks devraient libérer environ 3,4 millions.
À 14 millions, il faudrait dégager près de 5 millions.
Et à 15 millions, le défi deviendrait encore plus complexe.
Même si les Ducks finissaient par accepter les exigences du clan Gauthier, ils n’ont tout simplement pas la marge de manœuvre nécessaire pour absorber un tel contrat sans bouger d’autres pièces.
Voilà pourquoi plusieurs vétérans voient déjà leur nom circuler sur le marché.
Chris Kreider.
Alex Killorn.
Frank Vatrano.
Le problème est que ces 3 vétérans surpayés sont indésirables sur le marché des transactions.
Voilà pourquoi Mikael Granlund est l'object de convoitise partout dans la LNH, même si le Ducks affirment qu'il n'est pas disponible.
Tous pourraient devenir des candidats à une transaction si Pat Verbeek doit absolument créer de l’espace sous le plafond salarial.
Le problème?
Ce ne sera pas facile d'échanger les indésirables Killorn et Vatrano. Il a une meilleure chance avec Kreider, mais encore là, ce sera compliqué.
Verbeek devra peut-être retenir une partie d’un salaire ou accepter un retour inférieur à la valeur réelle de certains joueurs.
C’est tout l’effet domino provoqué par le contrat record de Leo Carlsson.
Les Ducks ont sauvé leur centre de concession.
Mais ils se retrouvent maintenant devant une autre négociation potentiellement explosive.
Une chose semble déjà acquise.
À 104 millions de dollars, Anaheim croyait probablement déposer une offre impossible à refuser.
Aujourd’hui, cette proposition ne semble plus suffisante.
Et tant que les deux camps resteront séparés par 16 millions de dollars, ce dossier continuera de chauffer dangereusement en Californie.
