Un peureux effrayé: le Journal de Montréal cinglant envers Juraj Slafkovsky

Un peureux effrayé: le Journal de Montréal cinglant envers Juraj Slafkovsky

Par David Garel le 2026-04-29

Les critiques envers Juraj Slafkovsky prennent une tournure de plus en plus violente à Montréal, et cette fois, c’est le Journal de Montréal qui y va d’une charge sans pitié contre le jeune attaquant slovaque.

Dans une chronique qui fait énormément réagir, Marc De Foy remet carrément en question la combativité du numéro 20 des Canadiens de Montréal. Le message est clair : Slafkovsky serait beaucoup trop gentil pour une série aussi intense contre le Lightning de Tampa Bay.

Après les critiques de Dany Dubé, voilà maintenant qu’on reproche carrément au jeune attaquant d’être trop, trop soft, trop peureux pour survivre à l’intensité des séries éliminatoires contre le Lightning de Tampa Bay.

Et cette fois, les mots utilisés frappent fort. On rappelle constamment son imposant gabarit de 6 pieds 3 pouces et plus de 220 livres pour ensuite lui reprocher de ne pas imposer sa loi physiquement.

Depuis le début de la série, plusieurs estiment qu’il se fait brasser sans répliquer : d’abord le combat perdu contre Brandon Hagel, ensuite la violente mise en échec de Max Crozier qui lui a fait quitter momentanément le match.

Aux yeux de plusieurs observateurs, Tampa Bay aurait compris quelque chose : Slafkovsky possède le format d’un joueur dominant physiquement, mais pas encore l’attitude intimidante qui vient avec.

Les comparaisons utilisées sont particulièrement cinglantes. On rappelle que de grands Slovaques comme Peter Stastny ne se laissaient jamais marcher dessus malgré l’hostilité énorme qu’ils vivaient à leur arrivée dans la LNH.

Même chose pour Stan Mikita, qui avait appris très jeune qu’il fallait répondre immédiatement pour gagner le respect de la ligue. Et évidemment, impossible d’éviter la comparaison avec Jean Béliveau, un autre grand gabarit qui avait fini par jeter les gants et jouer avec plus de férocité pour arrêter d’être une cible.

Le message envoyé à Slafkovsky est brutal : le talent ne suffit plus en séries. Plusieurs commencent à croire qu’il devra développer un côté beaucoup plus méchant, beaucoup plus agressif, sinon les équipes adverses vont continuer à le cibler physiquement sans craindre les conséquences.

Et dans une ville comme Montréal, où chaque geste est analysé à la loupe, ce genre de critique risque de lui coller à la peau longtemps.

Le Journal de Montréal a aussi détruit Juraj Slafkovsk en remettant en question sa dureté mentale et physique.

Ce n’est plus seulement une critique hockey. Le message est beaucoup plus profond : aux yeux du Journal, les Canadiens de Montréal manquent de caractère, et Slafkovsky devient pratiquement le symbole de cette mollesse.

Quand Marc De Foy écrit que “la dureté du mental devra être top niveau”, il vise Slaf.. Et quand il revient sur la séquence du violent coup de Max Crozier, il est encore plus direct. Il reproche pratiquement au Canadien au complet d’avoir laissé tomber Slafkovsky.

Il souligne que pendant que le Slovaque était étendu sur la glace après la mise en échec, la seule réaction de Nick Suzuki aurait été “un petit coup de bâton sur la hanche de Crozier”. Puis il pose une question extrêmement lourde de sens : “Discipline ou mollesse ?”

Ou peur...

Pendant ce temps, le Journal de Montréal laisse clairement entendre qu’un joueur de son gabarit ne peut plus continuer à jouer de cette façon-là.

À 6 pieds 3 pouces et plus de 220 livres, plusieurs s’attendent à voir un attaquant intimidant, méchant, capable de répondre physiquement.

On voit plutôt le rôle d'une victime. Le Journal va même jusqu’à rappeler que le Canadien “a baissé les bras” quand Slaf s'est fait étamper, comme si l’impact psychologique du coup avait complètement détruit le groupe.

Marc De Foy ne s’arrête pas. Il remet indirectement en question le leadership du vestiaire, la réaction des vétérans et même les choix de Martin St-Louis.

Il parle d’un club qui joue sa saison et qui devra “oublier les bobos” pour survivre au match numéro cinq à Tampa. Mais ce qui ressort surtout du texte, c’est cette idée que le Canadien est devenu trop effrayée les séries éliminatoires. Trop poli. Trop mou. Et dans cette vision-là, Slafkovsky devient malgré lui le visage parfait de ce reproche.

Le plus dur pour le jeune Slovaque, c’est que ce discours commence à revenir partout. Après Dany Dubé qui disait qu’il avait l’air d’un “chevreuil effrayé”, après les inquiétudes autour de sa condition physique et neurologique, voilà maintenant qu’un média aussi important que le Journal de Montréal questionne ouvertement son courage, sa robustesse et sa capacité à imposer le respect.

À Montréal, quand cette perception commence à s’installer publiquement, elle devient extrêmement difficile à faire disparaître.

Slaf est-il devenu le "power forward" le plus soft de l'histoire de la LNH?

Misère...