Finalement, il n’y aura pas de deuxième offre hostile qui fera exploser les Ducks d’Anaheim.
Contre toute attente, Pavel Mintyukov a refusé l’offre hostile qui lui a été présentée pour signer avec les Ducks.
On parle d'un contrat de 5 ans et 7,4 M$ par année.

Une décision qui en dit long sur le jeune défenseur russe.
Alors que plusieurs joueurs profitent désormais des offres hostiles pour maximiser leur valeur sur le marché, Mintyukov a choisi une toute autre voie.
Il voulait rester à Anaheim.
Il voulait négocier directement avec le DG Pat Verbeek.
Et surtout, il ne voulait pas tourner le dos à l’organisation qui lui a donné sa chance.
Voilà une énorme différence avec le dossier de Leo Carlsson.
Carlsson, lui, a accepté sans hésiter l’offre historique de 90 millions de dollars sur cinq ans déposée par les Flyers de Philadelphie, une entente qui ferait de lui le joueur le mieux payé de toute la LNH avec une moyenne annuelle de 18 millions de dollars.
Une décision qui a complètement fait exploser la planification financière des Ducks.
Le contrat est d’ailleurs conçu pour faire le plus mal possible.
Près de 39 millions de dollars devront être versés au cours des 357 premiers jours de l’entente.
Un bonus de signature de 19,95 millions dès le 10 juillet.
Puis un salaire de seulement 850 000 $.
Ensuite, un autre bonus de 18,1 millions un an plus tard, suivi de versements de 17,05 millions, 15,2 millions et 15 millions.
Au total?
85 millions de dollars uniquement en bonus de signature.
Une véritable bombe.
Pendant plusieurs heures, tout le monde croyait que Mintyukov allait lui aussi profiter de la situation et accepter une offre hostile.
Les Ducks avaient même été avisés qu’une offre était en préparation.
Mais le défenseur de 22 ans a finalement choisi la loyauté.
Un geste qui sera certainement apprécié par Pat Verbeek.
Cela ne règle toutefois pas tous les problèmes des Ducks.
Même si Mintyukov demeure fidèle à l’organisation, Anaheim doit toujours trouver une façon de le payer et financer les énormes contrats de Leo Carlsson, de Cutter Gauthier et éventuellement de Beckett Sennecke l'été prochain.
Après le contrat du défenseur russe, il reste à peu près 10 M$ de disponibles sur la masse si on considère que les Ducks vont égaler l'offre hostile des Flyers pour Leo Carlsson.
Ce ne sera pas assez pour Cutter Gauthier, qui ne voudra rien savoir d'accepter un rabais après la saga Carlsson.
Le casse-tête salarial demeure immense.
Du côté du Canadien de Montréal, ce dossier continuera d’être surveillé de près.
Kent Hughes faisait partie des équipes qui observaient attentivement la situation de Mintyukov, mais une offre hostile n’était pratiquement pas envisageable en raison de la perte du choix de troisième ronde de 2027, un actif essentiel dans plusieurs scénarios de compensation prévus par la convention collective.

Une transaction demeurait donc l’avenue la plus réaliste pour Montréal.
Mais avec la décision de Mintyukov de rester fidèle aux Ducks, cette possibilité vient de s’éloigner. Le défenseur n'aurait aucune envie de jouer à Montréal, malgré la présence de son compatriote Ivan Demidov et qu'il est aussi représenté par l'agent pro-Montréal (et pro-russe), Dan Milstein.
Mais attention.
Même si Pavel Mintyukov a choisi de ne pas trahir Anaheim, la crise provoquée par l’offre hostile de Leo Carlsson est loin d’être terminée.
Les Ducks respirent un peu mieux aujourd’hui.
Mais ils sont encore très loin d’être sortis du bois.
