Elle a du culot…
La journaliste russe Daria Tuboltseva ne manque certainement pas d’audace.

C’est elle qui, il y a quelques jours à peine, a lancé la bombe affirmant que Kirill Marchenko était essentiellement entre deux équipes et qu’une transaction était sur le point d’être complétée. Cette information a complètement fait exploser le marché des rumeurs.
À Montréal, tout est parti en vrille.
Les spéculations entourant Alexander Zharovsky se sont multipliées. Son nom est immédiatement revenu dans toutes les propositions de transaction.
Les partisans étaient convaincus qu’il faisait partie du prix demandé par Columbus. Pendant plusieurs jours, le jeune Russe s’est retrouvé au centre de toutes les discussions sans avoir prononcé un seul mot.
Et voilà que la même journaliste se retrouve maintenant… à interviewer Zharovsky lui-même.

Disons que le timing est donne des frissons dans le dos.
Zharovsky a avoué avoir bloqué toutes les rumeurs vers Columbus.
« Je ne sais pas si les partisans m’écrivent sur les réseaux sociaux. J’ai activé des restrictions dans mes messages. »
Le plus troublant dans cette entrevue, c’est que Zharovsky a été piégée par la journaliste, mais donne l’impression d’être complètement ailleurs.
Pourtant, impossible d’oublier que la journaliste devant lui est la même qui avait mis le feu aux poudres quelques jours plus tôt avec le dossier Marchenko.
Qu’il le veuille ou non, chacune de ses réponses est désormais analysée à travers les rumeurs de transaction liées aux Blue Jackets. Il s'est retrouvé, malgré lui, au cœur du feuilleton que la belle journaliste avait elle-même contribué à déclencher.
Mais pendant que tout le monde parle de son avenir, de Columbus, de Kirill Marchenko et des rumeurs de transaction, lui raconte simplement son été à Montréal.
Le jeune espoir explique qu’après le camp de développement du Canadien, l’organisation lui a proposé de rester quelques semaines supplémentaires au Québec.
« Ils m’ont dit que je pouvais rester… alors je suis resté. »
Voilà qui en dit long sur la confiance du Canadien envers lui.
Pendant ces semaines, Ivan Demidov s’est occupé de lui comme un véritable grand frère.
« Ivan m’a hébergé, il m’a montré la ville, il m’a nourri. On s’entraînait ensemble et on passait beaucoup de temps ensemble. »
Cette relation est devenue extrêmement forte depuis leur tendre enfance.
Les deux Russes ont pratiquement tout fait ensemble : entraînements sur glace, séances individuelles, promenades au centre-ville et même un match de la ligue estivale LSHL.
Même si l’objectif principal demeurait le travail, Zharovsky est rapidement tombé sous le charme de Montréal.
« C’est une belle ville. L’ambiance est vraiment bonne. On s’entraînait surtout, mais on allait parfois marcher au centre-ville. »
Et ce n’est pas tout.
Le plus surprenant?
Il n’a même pas encore joué un seul match avec le Canadien… mais les partisans l’ont déjà reconnu.
« Quelques personnes sont venues me demander des photos. »
Wow.
On comprend rapidement que la popularité du duo Demidov-Zharovsky est déjà bien réelle à Montréal.
L’autre élément qui retient l’attention concerne son adaptation future.
Zharovsky admet lui-même que son anglais demeure un chantier.
« Je dois encore travailler mon anglais. »
Quant au français…
Sa réponse fait sourire.
« Je n’apprends pas encore le français… ça ne va vraiment pas bien pour moi. »
On sait que Demidov était déjà très à l’aise en anglais lorsqu’il est arrivé en Amérique du Nord.
Dans le cas de Zharovsky, cette adaptation pourrait être un peu plus longue. À la Matvei Michkov? Inquiétant?
Pas tant que l'objectif principal est de devenir un monstre sur la glace.
« J’ai essayé d’améliorer un peu tous les aspects de mon jeu. Ce sont les matchs qui montreront si j’ai réellement progressé. »
Aucune grande déclaration. Aucun excès de confiance. Seulement l’envie de laisser parler la glace.
Il a également expliqué que les méthodes d’entraînement au Canada l’ont impressionné.
« L’entraînement est différent. Il y a beaucoup plus de travail individuel et collectif. J’ai essayé d’améliorer tous les aspects de mon jeu. J’espère que ça paraîtra pendant la saison. »
Il a même raconté le fameux geste spectaculaire réalisé récemment en tirs de barrage.
Le mouvement magique nspiré de Pavel Datsyuk.
@rds.ca On a l’impression que Pavel Datsyuk serait pas mal fier d’Alexander Zharovsky! 👌🏻🧶 #GoHabsGo #NHL #Zharovsky #Russia #Hockey ♬ son original - RDS
« J’ai simplement décidé de l’essayer. Je regardais beaucoup Datsyuk quand j’étais jeune. Je l’aimais beaucoup. »
Tout cela arrive dans un contexte extrêmement particulier.
Pendant que Zharovsky parle de développement, de Demidov et de son amour grandissant pour Montréal…
Son nom continue d’être associé à Kirill Marchenko.
Depuis que Daria Tuboltseva a lancé sa bombe sur le dossier Marchenko, plusieurs se demandent encore si Alexander Zharovsky fait partie du prix exigé par Columbus.
Les Blue Jackets auraient longtemps insisté pour obtenir un espoir de premier plan.
David Reinbacher est intouchable.
Michael Hage aussi.
Tout indique donc que Zharovsky demeure l’un des noms qui reviennent constamment dans les discussions.
Selon ce qui circule, le CH aurait offert le Zharovsky, deux choix de 1re ronde et Bryce Pickford pour l'attaquant de puissance russe.
Wow. Et voilà la journaliste qui a provoqué cette immense vague de spéculations obtient aujourd’hui les confidences du principal intéressé.
Une chose saute aux yeux.
Plus Zharovsky parle de Montréal, plus il donne l’impression qu’il se voit un jour porter ce chandail.
Et malgré toutes les rumeurs qui circulent autour de lui, il continue simplement de préparer sa prochaine saison dans la KHL.
Le problème, c’est que dans la LNH, le développement d’un jeune espoir et les négociations d’une transaction majeure empruntent souvent le même chemin.
Et tant que le dossier Kirill Marchenko ne sera pas complètement réglé, Alexander Zharovsky risque malheureusement de continuer à voir son nom circuler partout… malgré lui.
