Le Canadien insiste… mais Michael Hage ne bronche toujours pas.
Les nouvelles qui circulent présentement ne sont pas celles que le Canadien espérait.
Malgré tous les efforts de Jeff Gorton qui s'occupe personnellement du dossier, Michael Hage ne semble toujours pas prêt à changer d’idée.
Le Canadien continue pourtant de pousser.
On tente encore de le convaincre de signer son contrat d’entrée.
On continue de lui présenter les avantages du hockey professionnel.
On garde la porte grande ouverte.
Mais, jusqu’à maintenant…
Rien ne bouge.
Et c’est probablement la pire nouvelle dans tout ce dossier.
Pendant plusieurs jours, certains croyaient que le retrait de son frère Alexander du programme de l’Université du Michigan allait tout changer. (il a choisi de jouer pour les IceDogs de Niagara dans la OHL).
Après tout, plusieurs voyaient cette présence familiale comme l’un des principaux éléments qui avaient convaincu Michael Hage de retourner dans la NCAA.
Or, même cet élément ne semble plus suffire à le faire changer d’idée.
Voilà pourquoi Kent Hughes commence à manquer d’arguments.
Selon ce qui circule, le Canadien explore même toutes les possibilités permises dans la convention collective afin de rendre son offre plus attrayante.
On parle notamment d’améliorer au maximum les bonis à la signature et les bonis de performance prévus dans un contrat d’entrée.
On lui offre les mêmes bonis qu'Ivan Demidov.
Le problème?
Il existe des limites très strictes.
Même en maximisant tous les bonis possibles, Montréal ne pourra jamais rivaliser avec ce que Michael Hage est en mesure de toucher présentement au Michigan grâce aux revenus NIL.
On parle maintenant d’un montant qui dépasse un million de dollars.
À côté de ça, un boni à la signature d’environ 97 500 $, comme celui obtenu par Ivan Demidov, devient une blague.
Le Canadien peut bien tenter de rendre son contrat d’entrée aussi attrayant que possible, il existe une réalité qu’il ne peut tout simplement pas contourner.
Si le CH lui offre le même contrat qu'Ivan Demidov, Michael Hage toucherait le salaire maximal permis pour une recrue, soit un plafond salarial de 940 833 $ (AAV), avec un salaire de base d’environ 877 500 $, un boni à la signature de 97 500 $ et des bonis de performance pouvant atteindre plus de 600 000 $ dès la première saison, puis plusieurs millions supplémentaires au cours des années suivantes s’il atteint certains objectifs.

Sur papier, c’est le meilleur contrat que le Canadien puisse lui offrir. Mais pour Hage, ce n’est toujours pas suffisant et ce, pour plusieurs raisons.
Au Michigan, il va être millionnaire, mais sans courir le moindre risque.
À Montréal, personne ne peut lui garantir un poste dans la LNH. Si son camp d’entraînement tourne mal, il pourrait commencer la saison à Laval et voir ses revenus chuter drastiquement.
Imaginez passez de un million de dollars à 85 000 peanuts. En restant une année de plus dans la NCAA, il encaisse pratiquement le même argent, poursuit son développement dans un rôle de premier plan, évite tout risque financier et reporte son deuxième contrat à un moment où le plafond salarial sera encore plus élevé.
Tout ça en s'entrainant en gym pour prendre de la masse musculaire, ne pas jouer beaucoup de matchs, vivre comme une Rock Star sur le campus du Michigan, être favori pour le titre national et ne pas vivre la pression montréalaise d'être un 2e centre quand il ne se sent pas prêt.
Vu sous cet angle, on comprend pourquoi les bonis proposés par Kent Hughes ne semblent tout simplement pas suffisants pour le faire changer d’idée, surtout quand on compare le niveau de stress.
Michael Hage demeure campé sur sa position.
Et ce n’est pas bon signe.
Plus les jours passent, plus on a l’impression que sa décision dépasse largement une simple question de développement.
Tout indique qu’il suit un plan extrêmement précis.
Encaisser les revenus de la NCAA.
Continuer son développement dans un environnement où il joue plus de vingt minutes par match.
Éviter le risque d’un passage à Laval et d’un salaire de ligue américaine.
Puis arriver au printemps prochain pour brûler une année de son contrat d’entrée… sans avoir pratiquement rien perdu financièrement.
Sur le plan financier, c'est un coup de circuit.
Sur le plan sportif, c’est très inquiétant pour le Canadien.
Au fond, si Kent Hughes insiste autant, c’est aussi parce que le problème du deuxième centre demeure entier.
Si Montréal avait réussi à acquérir Dylan Larkin, Robert Thomas ou un autre gros morceau au centre, est-ce que le Canadien pousserait encore aussi fort pour convaincre Hage?
Clairement que non.
Le fait que l’organisation insiste encore aujourd’hui envoie un message très clair.
Elle n’a toujours pas trouvé sa solution.
Et elle croyait réellement que Michael Hage pouvait venir combler une partie de ce vide dès cette saison.
Pour l’instant, ce scénario s’éloigne.
Et même si Michael Hage répète qu’il veut un jour jouer pour le Canadien de Montréal, une autre réalité commence tranquillement à s’imposer.
Ce dossier ne ressemble plus uniquement à une histoire de développement.
Il ressemble de plus en plus à une négociation où chaque décision est calculée, où chaque année compte et où chaque hausse du plafond salarial peut représenter des millions de dollars supplémentaires.
Kent Hughes et Jeff Gorton tentent encore de le convaincre.
Michael Hage continue de dire non.
Et tant que cette réponse ne changera pas, le Canadien devra vivre avec une réalité extrêmement inconfortable.
Son meilleur espoir au centre ne semble pas pressé de venir l’aider… alors que l’organisation, elle, en aurait besoin immédiatement.
