Une véritable bombe vient de tomber sur la tête de Joe Sakic et l’Avalanche du Colorado.
Selon les informations rapportées par RG Média, Makar ne serait finalement pas intéressé par une prolongation à très long terme avec l’Avalanche du Colorado.
L’organisation aimerait évidemment le convaincre de s’engager pour la durée maximale possible de 8 ans d’ici la date limite du 16 septembre, mais Makar préférerait conserver une certaine flexibilité et signer une entente à court ou moyen terme, quitte à revenir sur le marché dans quelques années pour décrocher un contrat encore plus lucratif.
Le clan de la vedette sait que le plafond va continuer d’exploser et veut ramasser le « cash ».
Pour le Colorado, c’est la pire nouvelle.
Tout le monde se demande si Makar veut quitter Denver un jour. La différence entre un joueur qui signe huit ans et un joueur qui accepte trois, quatre ou même cinq est gigantesque pour une équipe qui tente de demeurer compétitive année après année et dont la fenêtre se referme dangereusement.
Makar est présentement sous contrat à 9 millions de dollars par saison et deviendra joueur autonome sans compensation au terme de la saison 2026-27. Makar comprend parfaitement le moment historique dans lequel il se trouve.
Les meilleurs joueurs de la planète vont chercher des sommes jamais vues auparavant. Et Makar est probablement le meilleur défenseur de la planète.
Pourquoi accepterait-il de se coincer pendant huit ans et 20 M$ par année alors qu’il pourrait signer une entente plus courte à une valeur annuelle phénoménale, laisser le plafond continuer de grimper et revenir sur le marché à 30 ou 31 ans?
C’est le nouveau calcul que plusieurs vedettes de la LNH commencent à faire.
Les modifications à la convention collective qui entreront pleinement en vigueur le 16 septembre vont d’ailleurs accélérer cette tendance.
Les contrats d’extension seront limités à sept ans. Mais Makar vient de rejeter publiquement Joe Sakic. Ça « fesse ».
« Je vais rester, mais je ne veux pas nécessairement vous donner huit ans de ma carrière maintenant. »
Catastrophe.
Et le problème devient encore plus important lorsqu’on regarde l’autre superstar qui occupe une place énorme dans la structure financière de l’Avalanche : Nathan MacKinnon.
Le Colorado n’a pas seulement Makar à gérer.
Il doit également composer avec toutes les discussions entourant l’avenir de son capitaine.
MacKinnon est sous contrat jusqu’en 2031 à 12,6 millions de dollars par saison. Son contrat, qui semblait gigantesque au moment de sa signature, ressemble déjà à une aubaine dans le nouveau marché des superstars.
Le plafond augmente, les meilleurs attaquants commencent à franchir des seuils jamais vus et les joueurs de concession comprennent qu’ils ont beaucoup plus de pouvoir lorsqu’ils négocient leur prochain contrat.
Et pendant que le Colorado tente de comprendre combien il devra donner à Makar… le nom de MacKinnon continue de circuler dans certaines discussions complètement folles.
Le journaliste Jimmy Murphy a récemment ouvert la porte à un scénario où MacKinnon pourrait éventuellement devenir disponible et a même identifié Montréal comme favori pour l’obtenir si une telle situation devait un jour se produire.
Son argument est simple : le Canadien possède suffisamment de jeunes joueurs, d’espoirs et de choix pour construire une offre capable de satisfaire une équipe comme Colorado.
Rappelons ses propos :
« On sait tous que Cale Makar devra signer une prolongation de contrat très bientôt. Ce n’est pas une question de savoir si ça va arriver. C’est simplement une question de quand. Et avec l’évolution du marché, il va probablement devenir le joueur le mieux payé de toute la LNH… à moins qu’un autre joueur de ce calibre signe avant lui. Le plafond salarial augmente, le Colorado va lui donner cet argent, et s’il faut faire des sacrifices ailleurs pour y arriver… ils les feront. »
« Ils ont gagné la Coupe en 2022… mais regardons les quatre dernières saisons. Quand j’analyse cette équipe, je me dis qu’elle aurait dû gagner une autre Coupe Stanley. Elle aurait dû atteindre au moins une autre finale. »
« Tout le monde respecte Nathan MacKinnon. C’est probablement le joueur le plus passionné et le plus dévoué de toute la LNH, avec Sidney Crosby. Personne ne remet ça en question. Mais parfois, les supervedettes attendent peut-être un peu trop de leurs coéquipiers. »
« On m’a dit que c’était effectivement le cas avec Nathan MacKinnon. À certains moments, cette attitude a froissé quelques coéquipiers. Pas au point où les joueurs disent : “Sortez-le d’ici.” Pas du tout. Mais suffisamment pour créer un certain malaise. »
« Je sais que les gens vont me tomber dessus à Denver. Ils vont me dire : “Ferme-la, Jimmy. Tu ne sais pas de quoi tu parles. Tu cherches seulement à créer de la controverse.” Et oui… mais je dis ce que je pense ».
« Si Nathan MacKinnon devenait disponible sur le marché des transactions — et j’insiste sur le SI, avec un S majuscule et un I majuscule — est-ce que le Canadien de Montréal serait un bon partenaire? »
« Quand je regarde toutes les formations de la LNH, je pense que Montréal est l’équipe la mieux placée pour aller chercher Nathan MacKinnon. Le Canadien possède exactement ce dont le Colorado aurait besoin. Des actifs pour le présent… et des actifs pour l’avenir. Montréal pourrait permettre à l’Avalanche de continuer à gagner immédiatement tout en préparant son futur. »
L’Avalanche doit faire quelque chose que toutes les grandes dynasties finissent par devoir faire : répartir son argent entre ses joueurs vedettes tout en continuant de construire un alignement capable de gagner.
N’oublions pas Martin Necas qui est maintenant payé 11,5 millions de dollars par saison.
Et autour de ces vedettes, il faut continuer à trouver de l’argent pour les autres joueurs.
Un contrat de huit ans aurait donné au Colorado une certitude extraordinaire. Même avec un salaire énorme, l’Avalanche aurait pu planifier son avenir autour de lui. Les dirigeants auraient connu son coût exact pendant presque toute la prochaine décennie et auraient pu bâtir leur structure salariale en conséquence.
Avec un contrat plus court, cela devient un cauchemar.
Pendant ce temps, Kent Hughes se frotte les mains.
Le DG du CH a réussi à obtenir quelque chose que plusieurs directeurs généraux n’arrivent plus à obtenir : des engagements à très long terme de jeunes vedettes avant l’explosion complète du marché.
Et pendant ce temps, les rumeurs autour de Nathan MacKinnon continuent de prendre de l’ampleur…
Le scénario rêvé pour Montréal.
