Connor Hellebuyck vient de faire exploser le dossier : Buffalo se rapproche dangereusement.
Il y a une différence énorme entre un joueur dont le nom circule dans les rumeurs de transaction et un joueur qui décide lui-même de sortir publiquement pour confirmer qu’il veut partir.
Connor Hellebuyck vient de franchir cette ligne.
Et soudainement, le dossier qui traînait depuis des mois autour des Jets de Winnipeg vient de changer complètement de dimension.
Le meilleur gardien de la planète vient de confirmer publiquement qu’il a demandé une transaction.
Dans un communiqué publié alors que le camp d’entraînement approche, le gardien des Jets a décidé de raconter sa propre version de l’histoire.
« Winnipeg a été ma maison pendant toute ma carrière dans la LNH, et je serai toujours reconnaissant pour le temps que j’y ai passé. » (voir la suite de l'article après le communiqué).
Difficile de commencer plus clairement.
Hellebuyck ne crache pas sur Winnipeg. Il ne détruit pas l’organisation. Il reconnaît tout ce que la franchise lui a apporté depuis le 23 juin 2012, lorsqu’elle a décidé de miser sur un gardien qui évoluait à Odessa, au Texas.
« Je n’ai jamais oublié le 23 juin 2012. C’est le jour où Winnipeg a pris une chance sur un gardien qui jouait à Odessa, au Texas. À partir de ce moment, j’ai tout donné pour prouver que les Jets avaient pris la bonne décision. »
Puis arrive la bombe.
« Il y a plusieurs mois, j’ai demandé en privé à être échangé. J’ai tenté de gérer la situation discrètement et respectueusement tout en donnant à l’organisation le temps d’explorer ses options. »
La demande de transaction est officielle.
Et surtout, elle n’a pas été faite hier matin dans un accès de colère. Hellebuyck affirme l’avoir formulée il y a plusieurs mois.
Cela confirme donc une chose importante : cette histoire n’est pas une réaction impulsive à l’approche du camp.
« Avec l’approche du camp d’entraînement, je sentais qu’il était important de confirmer publiquement ma demande. Ma position n’a pas changé et je crois que tourner la page est la meilleure voie à suivre pour moi et ma famille. »
Et maintenant, les Sabres de Buffalo attendent le gardien.
Les deux équipes avaient déjà discuté sérieusement avant le repêchage de 2026. Des informations rapportées cet été faisaient état de discussions suffisamment avancées pour que Buffalo envisage une offre gigantesque autour du quatrième choix au total, d’Ukko-Pekka Luukkonen, de Jack Quinn et d’un autre espoir de qualité. Le point de rupture aurait notamment concerné le huitième choix que les Sabres souhaitaient récupérer dans la transaction.
Depuis, le dossier s’était refroidi.
Mais il n’est jamais véritablement mort.
Elliotte Friedman avait d’ailleurs indiqué plus tôt cet été qu’il croyait toujours que Hellebuyck finirait par être échangé et que le dossier pourrait recommencer à bouger à l’approche du camp d’entraînement.
Et maintenant, le principal intéressé vient lui-même d’allumer le feu.
Le problème pour Buffalo, c’est que Kevin Cheveldayoff n’est pas obligé de vendre à rabais.
Hellebuyck possède encore cinq saisons à écouler à un salaire annuel moyen de 8,5 millions de dollars. Il contrôle également le processus avec une clause de non-mouvement complète. Les Jets peuvent donc exiger une fortune en retour, même si le joueur a clairement indiqué qu’il voulait quitter Winnipeg.
C’est exactement ce qui rend cette situation aussi explosive.
Et selon ce qui circule dans les cercles de recruteurs, Cheveldayoff aurait déjà démontré qu’il ne voulait pas simplement récupérer quelques actifs pour se débarrasser de son gardien vedette.
Il veut une véritable rançon.
Luukkonen.
Jack Quinn ou un jeune joueur de valeur équivalente.
Deux choix de première ronde.
Deux espoirs de qualité.
Mais voilà le problème pour Winnipeg.
Hellebuyck vient de retirer une carte extrêmement importante des mains de Cheveldayoff.
Avant, le DG pouvait dire : « Nous allons voir. »
Aujourd’hui, ce n’est plus possible.
Hellebuyck vient de dire publiquement : je veux partir.
Et il a terminé son communiqué avec une dernière phrase qui démontre qu’il ne cherche pas la guerre.
« J’apprécie tout ce que les partisans des Jets de Winnipeg ont représenté pour moi tout au long de ma carrière et j’espère qu’une solution pourra être trouvée rapidement. »
Rapidement.
Voilà le mot qui devrait faire paniquer Winnipeg.
Parce que le camp approche.
Et qu’un gardien qui vient publiquement de demander une transaction, qui affirme que sa position n’a pas changé et qui souhaite tourner la page ne peut plus être traité comme une simple rumeur estivale.
Le dossier Hellebuyck vient de passer du monde des spéculations à celui des décisions.
Et Buffalo est parfaitement placé pour en profiter.
La transaction est imminente.
