Souper intense au resto-bar: Cole Caufield sauvé par Wayne Gretzky

Souper intense au resto-bar: Cole Caufield sauvé par Wayne Gretzky

David Garel
Le 2026-05-27

Cole Caufield n’a peut-être pas trouvé la meilleure manière de répondre aux critiques sur la glace, mais il a clairement trouvé une manière de répondre au bruit qui l’entoure.

Hum.

Il faut appeler un chat un chat : ce printemps est compliqué pour Cole Caufield. Oui, il a 12 points en 17 matchs. Oui, neuf de ces points ont été récoltés en avantage numérique. Mais à cinq contre cinq, celui qui a marqué 51 buts en saison régulière, ressemble trop souvent à un joueur qui cherche sa game en séries plutôt qu’à un tueur naturel devant le filet.

Dans une série où le CH se fait marcher dessus, l'équipe a absolument besoin d’un joueur capable de changer un match avec un seul tir.

Pendant ce temps, les critiques ont commencé à pleuvoir.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs le démolissent carrément. Certains l’accusent de disparaître dans les grands moments. D’autres trouvent qu’il manque de courage, qu’il hésite trop, qu’il tourne autour du filet au lieu d’attaquer les zones dangereuses.

Son trio peine à produire à forces égales, et forcément, quand ton meilleur franc-tireur cesse de faire peur à l’adversaire à cinq contre cinq, les projecteurs deviennent cruels.

Et c’est là que ce souper avec Wayne Gretzky devient... une bonne nouvelle... ou une manière de faire ses détracteurs?

Selon Maxime Truman, Cole Caufield aurait rencontré Wayne Gretzky hier soir à l’hôtel de ce dernier. L’information a aussi circulé via Paul Bissonnette lors d’un passage au balado Spittin’ Chiclets.

Un extrait aurait même été publié avant d’être supprimé, même si la version intégrale contient toujours la discussion.

Le souper semblait animé comme jamais.

Gretzky est en ville parce qu’il fait partie de la couverture des matchs pour TNT, aux côtés notamment de Bissonnette. Il était au match précédent. Il sera encore là ce soir.

Tiens, tiens. Ce n’est pas un hasard si cette rencontre a fini par se savoir.

On connaît le clan Caufield. On connaît aussi la machine médiatique autour des séries. Et il y a quelque chose qui ressemble énormément à un message derrière tout ça : Cole Caufield ne reste pas assis à accepter les critiques. Il cherche des réponses. Il veut régler ce problème-là. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver cette étincelle.

Quand tu vas souper avec Wayne Gretzky en pleine série, ce n’est pas pour parler météo.

Tu y vas parce que tu veux comprendre et que tu veux entendre quelqu’un qui a vécu une pression que personne ne peut comprendre. T

Tu veux une façon de te sortir d’un printemps où chaque présence semble peser une tonne. Et surtout, tu y vas parce que tu refuses de te satisfaire d’un rendement qui, même s’il est statistiquement correct, ne ressemble pas au vrai Cole Caufield.

Caufield aurait pu se cacher. Il aurait pu faire semblant que tout allait bien parce qu’il a quand même ses points. Il aurait pu répondre avec des clichés en conférence de presse. Au lieu de ça, il se retrouve avec la Merveille.

Il faut se demander ce qui s’est dit.

Est-ce que Gretzky lui a parlé du doute? De ces séquences où le filet semble soudainement minuscule? De l’importance de continuer à tirer, même quand rien ne rentre? Impossible de ne pas penser à sa phrase devenue mythique : “Tu rates 100 % des tirs que tu ne prends pas.”

En ce moment, c’est exactement le reproche qu’on fait à Caufield : il ne tire pas assez, ou du moins, il n’attaque pas assez avec cette arrogance de marqueur qu’on lui connaît normalement.

On dirait parfois un joueur qui réfléchit trop... ou qui a peur de se casser un ongle dans les coins.

La vraie question n’est pas de savoir si Wayne Gretzky va magiquement transformer Cole Caufield en machine à buts dès ce soir. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Tu ne sors pas d’un souper avec le meilleur joueur de tous les temps et soudainement, tout clique.

Mais parfois, dans une carrière, il suffit d’une conversation. D’une phrase. D’un conseil. D’un déclic mental.

Caufield joue avec énormément de pression. Son nom circule constamment dans les scénarios les plus fous. À Edmonton, certains fantasment déjà à l’idée d’un package impliquant Caufield, Michael Hage et 3 choix de première ronde dans un monde hypothétique où Connor McDavid deviendrait disponible. Chaque baisse de régime relance les débats. Chaque match sans impact réel nourrit les critiques.

Pendant ce temps, le pauvre tente de naviguer à travers tout ça.

Ce soir, les Canadiens de Montréal auront besoin du vrai Cole Caufield. Pas simplement du spécialiste de l’avantage numérique ou du joueur périphérique qui a joue avec la peur au ventre.

Ils auront besoin du franc-tireur qui attaque, qui ose, qui accepte de vivre avec l’échec parce qu’il comprend qu’un marqueur ne survit pas dans la peur.

Le souper avec Gretzky, c’est beau. C’est même rassurant de voir qu’il cherche activement des solutions.

Mais au bout du compte, la seule vraie réponse aux critiques, elle ne viendra ni d’un hôtel ni d’une conversation privée.

Elle viendra d’un tir décoché sans hésitation.

Puis d’un filet qui bouge enfin...