Signature d'un train à Montréal: Kent Hughes veut piger chez l'ennemi

Signature d'un train à Montréal: Kent Hughes veut piger chez l'ennemi

David Garel
Le 2026-06-19

Une chose devient de plus en plus claire dans les bureaux du Canadien de Montréal.

Kent Hughes veut ajouter un défenseur droitier sur le marché des agents libres.

Il ne veut pas de quart-arrière offensif, alors oubliez tout de suite John Carlson qui va tester le marché des agents libres et veut revenir dans l'est. (assuré à cent pour cent qu'il ne revienne pas à Détroit)

Kent Hughes veut un gros défenseur capable de survivre aux séries éliminatoires.

Un joueur qui gagne ses batailles devant le filet, qui bloque des tirs et qui permet à Lane Hutson, Noah Dobson et Mike Matheson de respirer un peu lorsque le hockey devient plus sale au printemps.

Le plan A porte toujours le même nom : Rasmus Andersson.

Le problème, c’est que tout le monde connaît sa valeur.

Il va demander un contrat de 6 ans et 8 M$ par année. Ouch.

C’est un investissement majeur pour un défenseur qui va avoir 30 ans et qui a montré des drapeau rouge avec Vegas en séries.

Voilà pourquoi Kent Hughes doit regarder d’autres options en parallèle.

Parmi elles, Andrew Peeke attire de plus en plus l’attention.

Le défenseur des Bruins n’a pas le prestige d’Andersson.

Mais il possède quelque chose que les directeurs généraux adorent lorsqu’arrive le mois d’avril : un profil de séries.

Grand, fort comme un boeuf, 6 pieds 3 et 215 livres, droitier, physique, responsable dans sa zone et capable d’accepter un rôle défensif sans se plaindre.

Si Peeke est sur la glace... tu dois lever la tête... sinon...

Ouch.

Peeke ne niaise pas. Il va te passer sur le corps comme un train:

Les Sharks de San Jose et les Ducks d’Anaheim surveilleraient également son dossier sur le marché des agents libres.

Les défenseurs droitiers de ce gabarit sont rares.

Et lorsqu’ils deviennent disponibles, ils trouvent presque toujours preneur rapidement.

Peeke ne représente pas un coup de circuit.

Il représente une police d’assurance.

Une façon d’améliorer immédiatement la brigade défensive gratuitement sans sacrifier un espoir ou un choix.

Reste à voir s'il va accepter de signer chez l'ennemi montréalais. Compliqué quand tu viens des Bruins de Boston... et que tu es originaire de la Floride.

L’autre nom qui revient dans certaines discussions est celui de Connor Murphy.

Son profil ressemble à ce que le Canadien recherche depuis plusieurs années.

Un vétéran de 33 ans.

Un défenseur robuste.

Un spécialiste du désavantage numérique.

Un joueur respecté dans un vestiaire.

Quelqu’un qui accepte les missions ingrates contre les meilleurs trios adverses.

Murphy n’est plus dans la fleur de l’âge.

Personne ne va prétendre qu’il représente la solution à long terme.

Mais sur une entente de courte durée, il pourrait remplir exactement le rôle dont Montréal a besoin pendant que les jeunes défenseurs poursuivent leur développement.

Kent Hughes n’est pas obligé de régler tous ses problèmes cet été.

David Reinbacher doit prouver qu'il est un défenseur régulier de la LNH.

Adam Engström pousse et est NHL-ready. Il pourrait aussi se faire échanger.

Bryce Pickford sera soit à Laval, soit échangé.

Ajouter un vétéran fiable pendant deux ou trois saisons permettrait de protéger ces jeunes joueurs au lieu de les précipiter dans des responsabilités qu’ils ne sont peut-être pas encore prêts à assumer.

C’est pour cette raison que le marché des joueurs autonomes devient aussi intéressant.

Andersson demeure le rêve.

Le défenseur capable de transformer immédiatement le top-4.

Mais si le prix devient déraisonnable, Hughes pourrait décider de conserver ses actifs les plus précieux et se tourner vers une solution beaucoup plus prudente.

Andrew Peeke.

Connor Murphy.

Deux noms moins spectaculaires.

Deux noms qui ne feront pas exploser les réseaux sociaux.

Mais deux noms qui permettraient au Canadien de devenir plus difficile à affronter dès la prochaine saison tout en conservant les morceaux importants de son avenir.

Lorsqu’on regarde la façon dont Kent Hughes a construit son équipe depuis son arrivée, cette approche ressemble beaucoup plus à son style que de sacrifier une grosse partie de son portefeuille pour un seul joueur.