Quelque chose se prépare à Montréal… et plus les heures avancent vers l’ouverture du marché des joueurs autonomes du 1er juillet, plus un nom revient avec insistance dans les coulisses du Centre Bell.
Pendant que plusieurs partisans avaient encore la tête tournée vers le départ émotif de Brendan Gallagher, Kent Hughes, lui, continue d’avancer ses pions.
En silence. Méthodiquement. Avec une idée très claire en tête.
Le Canadien vient de libérer de l’espace sous le plafond salarial. Beaucoup d’espace.
Plus de 14 millions de dollars disponibles après certains mouvements récents.
Dans la Ligue nationale, ce genre de manœuvre n’arrive jamais par hasard.
On ne crée pas autant de marge financière la veille du marché autonome simplement pour admirer le paysage.
Une porte vient de s’ouvrir… et plusieurs commencent à comprendre qu’un vrai coup pourrait arriver.
Depuis des mois, Montréal cherche à compléter sa reconstruction.
Cette équipe a surpris toute la planète hockey au printemps dernier.
Personne ne les attendait en séries éliminatoires.
Personne ne croyait voir cette jeune formation pousser aussi loin son parcours et prouver qu’elle appartenait déjà au portrait des équipes montantes dans l’Est.
Le problème, Kent Hughes le connaît parfaitement.
Sa brigade défensive manque encore d’un défenseur droitier capable d’absorber les missions ingrates.
Un vétéran capable de manger des minutes difficiles, bloquer des tirs, protéger le devant du filet et permettre aux jeunes talents offensifs d’exister sans constamment se faire punir physiquement.
Pendant plusieurs semaines, un autre nom revenait souvent… Jacob Trouba.
Sauf qu’en regardant Anaheim durant les dernières séries, une réalité sautait aux yeux.
Trouba n’a plus les jambes qu’il avait autrefois.
Plusieurs attaquants le contournaient avec une facilité inquiétante. Son style physique demeure intimidant, mais la vitesse du hockey moderne commence sérieusement à le rattraper.
Montréal ne peut pas se permettre d’investir dans un défenseur dont la courbe descend déjà.
Voilà pourquoi Rasmus Andersson devient soudainement tellement intéressant.
À 29 ans, le défenseur suédois entre exactement dans la fenêtre compétitive du Canadien.
Six pieds un, plus de 200 livres, plus de 600 matchs d’expérience dans la Ligue nationale, capable de jouer dans toutes les situations, capable de contribuer offensivement sans sacrifier la rigueur défensive.

Cette saison, entre Calgary et Vegas, il a récolté 47 points tout en continuant d’être utilisé dans les situations défensives importantes.
Ce n’est pas un joueur spectaculaire. C’est encore mieux. C’est un joueur fiable.
Et surtout… Montréal a déjà démontré un intérêt envers lui lorsqu’il appartenait aux Flames de Calgary.
Imaginez maintenant la structure défensive du Canadien si Kent Hughes réussit ce coup.
Noah Dobson à droite sur la première paire avec Lane Hutson.
Andersson sur une deuxième paire pour stabiliser Mike Matheson.
Alexander Carrier redescend exactement où il devrait évoluer naturellement sur une troisième paire.
Soudainement, l’équilibre change complètement. Toute la défensive retrouve une logique. Toute la pression sur les jeunes diminue immédiatement.
Puis une autre question commence tranquillement à circuler.
David Reinbacher fait-il encore partie du futur à Montréal?
Si Kent Hughes prépare une transaction majeure pour aller chercher un deuxième centre, plusieurs actifs devront entrer dans l’équation.
On sent clairement que le directeur général cherche encore à accélérer quelque chose.
Montréal a goûté aux séries. Montréal a senti que la reconstruction touche à sa fin.
Maintenant, il faut bâtir une équipe capable de survivre quatre rondes de hockey de printemps.
Libérer autant d’argent à quelques heures du marché autonome envoie un message à toute la Ligue nationale.
Kent Hughes n’a pas fini.
Et plus on analyse les besoins du Canadien, plus une évidence commence à s’installer…
Si un contrat attend quelque part…
Il pourrait très bien attendre Rasmus Andersson au Centre Bell.
À suivre…
