Carey Price a trouvé une façon plutôt surprenante de rester près du hockey… et disons que personne ne s’attendait vraiment à le revoir dans ce rôle.
Quelques jours seulement après avoir fait parler de lui en discutant de l’avenir du Canadien, de Jakub Dobeš et de Jacob Fowler, voilà que le légendaire gardien refait surface dans un contexte complètement différent.
Cette fois, Carey Price ne regarde pas un match de Montréal sur son téléphone et ne donne pas son opinion sur les jeunes gardiens de l’organisation. Il chausse les patins.
Mais pas pour retourner devant un filet.
Price joue maintenant à l’avant dans une ligue de garage à Kelowna.
La nouvelle a été rapportée par le compte Instagram Hockey Forever, qui raconte que l’ancien numéro 31 participe à la TNHL, une ligue de hockey du jeudi soir qui rassemble notamment d’anciens joueurs de la LNH, des professionnels européens et des joueurs universitaires.

Price patine également régulièrement les mercredis et vendredis matin.
Le détail qui fait sourire, évidemment, c’est sa position.
Après avoir passé toute sa carrière à protéger le filet du Canadien et à devenir l’un des meilleurs gardiens de sa génération, Carey Price s’est maintenant transformé en joueur d’avant.
Un changement de rôle assez particulier pour un homme qui a passé plus de 700 matchs de saison régulière dans la LNH avec une mitaine à la main gauche.
On imagine difficilement quelqu’un demander à Carey Price de revenir dans le vestiaire avec les mêmes responsabilités qu’à Montréal.
Cette fois, il peut simplement enfiler son équipement, embarquer sur la glace et jouer au hockey pour le plaisir.
Et c’est probablement ce qui rend cette histoire aussi intéressante.
Depuis qu’il s’est éloigné du hockey professionnel, Price a progressivement retrouvé une vie beaucoup plus tranquille.
Sa carrière avec le Canadien appartient désormais au passé, son corps ne lui permettant plus de poursuivre le rythme infernal de la LNH, mais son amour du hockey n’a visiblement jamais disparu.
La preuve est maintenant sur la glace.
Price continue donc de patiner, mais il le fait dans un environnement où il peut simplement jouer.
Aucun calendrier de 82 matchs, aucune pression du Centre Bell, aucune conférence de presse après une mauvaise soirée et surtout, aucune obligation de sauver son équipe soir après soir.
Juste du hockey.
La situation devient encore plus amusante lorsqu’on apprend ce que Price aurait demandé à Mike Grier après que les Sharks de San Jose eurent acquis son contrat l’automne dernier.
« J’ai demandé à Mike Grier s’ils avaient besoin d’un ailier gauche », aurait lancé Price.
La réponse de Grier?
Probablement pas.
Même à la retraite, Carey Price voulait donc encore savoir s’il pouvait trouver une place quelque part à l’attaque. Et maintenant, il l’a trouvée… dans une ligue de garage à Kelowna.
Pour les partisans du Canadien, cette image est assez particulière.
Pendant des années, Price était le dernier rempart de Montréal, celui dont dépendaient les espoirs de toute une ville. Chaque déplacement, chaque arrêt spectaculaire et chaque blessure étaient analysés à la loupe.
Aujourd’hui, le même Carey Price peut simplement aller jouer avec des amis et d’anciens joueurs de haut niveau sans avoir à porter le poids d’une organisation entière sur ses épaules.
Le contraste est énorme.
Il y a quelques jours, Price parlait encore du futur du Canadien et démontrait qu’il suivait attentivement les performances de Dobeš et Fowler. Maintenant, on découvre qu’il continue lui-même à jouer au hockey… mais à l’autre bout de la patinoire.
Pour un gardien qui a consacré une partie immense de sa vie à arrêter des rondelles, devenir attaquant représente tout de même un sacré changement de carrière.
Et quelque part, c’est peut-être exactement ce qu’il lui fallait.
Carey Price n’a plus besoin d’être Carey Price le gardien du Canadien.
Il peut simplement être Carey Price… le gars qui veut encore jouer au hockey le jeudi soir.
Wow…
