La tempête qui frappe RDS prend une nouvelle dimension… et le nom de Vincent Damphousse revient inévitablement dans les discussions.
Pendant que la chaîne revoit sa programmation, que des postes disparaissent et que le nombre de matchs du Canadien diminue sur ses ondes, une vieille question revient hanter les corridors de RDS : combien coûte réellement le maintien de ses grandes vedettes?
La situation est devenue particulièrement délicate avec l’annonce que RDS ne présentera plus 60 matchs régionaux du Canadien, mais plutôt 45 au cours de la prochaine saison.
Quinze rencontres disparaissent donc de la programmation de la chaîne, ce qui entraîne mécaniquement moins de travail pour les analystes, les animateurs, les panélistes et tous ceux qui gravitent autour des télédiffusions.
Maxime Truman a justement soulevé cette réalité en expliquant que Bell Média devra revoir ses effectifs afin de continuer à offrir des salaires convenables à ses spécialistes.
Puis, quelques heures plus tard, une nouvelle est venue illustrer concrètement les conséquences de cette décision : Jocelyn Lemieux, qui analysait les matchs des Sénateurs depuis 15 ans à RDS, a annoncé qu’il ne serait pas de retour.

Lemieux l’a expliqué lui-même : il doit céder son siège afin de permettre aux analystes du Canadien d’avoir davantage de temps d’antenne.
Voilà le problème.
Moins de matchs signifie moins de possibilités pour certains employés. RDS doit redistribuer ses ressources. Des postes deviennent vulnérables. Des carrières sont interrompues.
Pendant ce temps, les visages les plus connus de la chaîne demeurent au centre de l’attention.
Vincent Damphousse fait évidemment partie de ces noms.
L’ancien capitaine du Canadien est associé depuis longtemps à l’Antichambre et aux différentes émissions de RDS.
Or, depuis plusieurs mois, des informations circulent concernant sa rémunération, avec un montant qui tournerait autour de 400 000 $ annuellement.
Ce chiffre a déjà été rapporté publiquement, mais il faut être prudent : le salaire exact de Damphousse n’est pas confirmé officiellement par RDS.
C’est précisément cette incertitude qui nourrit aujourd’hui le débat.
Imaginez la scène du point de vue d’un employé de RDS.
Un analyste perd une partie de ses assignations.
Un autre voit son avenir devenir beaucoup moins certain.
Un vétéran comme Jocelyn Lemieux doit quitter son rôle après une décennie et demie.
La chaîne réduit son nombre de matchs du Canadien… et, dans le même temps, les gros noms continuent de représenter une portion importante de la facture.
La question n’est donc pas nécessairement de savoir si Vincent Damphousse mérite son salaire.
Après une carrière de joueur de plus de 1 300 matchs dans la LNH et des années d’expérience devant les caméras, sa valeur médiatique peut parfaitement se défendre.
Le véritable problème pour RDS est beaucoup plus simple : est-ce que cette structure salariale peut encore fonctionner avec moins de hockey à diffuser?
C’est ici que le dossier devient intéressant.
Amazon prendra désormais une partie importante de l’espace avec Prime Video, alors que TVA Sports récupérera également 32 matchs du Canadien.
RDS conservera une grosse partie de la saison, mais perdra tout de même 15 rencontres par rapport à la formule précédente.
Une différence qui paraît petite sur papier, mais qui représente des dizaines d'assignations en moins pour toute une équipe de production.
Maxime Truman a d’ailleurs soulevé une autre possibilité : Bell Média pourrait devoir laisser partir certains réguliers afin de conserver une enveloppe salariale acceptable pour ses spécialistes.
Guy Carbonneau, Danièle Sauvageau, Bruno Gervais, Maxime Talbot… plusieurs noms se retrouvent forcément dans cette réflexion.
Puis, quelque part au milieu de cette équation, Vincent Damphousse devient une cible naturelle des discussions, simplement parce que son rôle et la rémunération qui lui est attribuée sont suffisamment importants pour attirer l’attention.
Personne ne sait encore quelle décision RDS prendra.
Personne ne sait non plus si Damphousse sera touché directement par les changements qui se préparent.
Mais une chose est certaine : le modèle qui permettait à RDS de faire travailler autant de spécialistes autour du Canadien est en train de changer.
Les sièges deviennent plus rares, les matchs aussi, et chaque dollar dépensé devra être justifié davantage qu’avant.
Pour Vincent Damphousse, la prochaine saison pourrait donc commencer avec une question qui dépasse largement son rendement devant les caméras… celle de savoir quelle place RDS veut encore accorder à ses anciens visages alors que toute la structure est en train d’être remodelée.
La vraie tempête ne fait peut-être que commencer.
Ouf…
