Propos sur Jakub Dobeš: Alexandre Texier regrette ses paroles

Propos sur Jakub Dobeš: Alexandre Texier regrette ses paroles

David Garel
Le 2026-05-22

Depuis hier soir, Alexandre Texier est probablement devenu l’un des joueurs les plus cités du vestiaire des Canadiens de Montréal.

Il ne s’attendait sûrement pas à ce que sa petite phrase sur Jakub Dobeš fasse autant réagir.

En voulant simplement décrire le gardien tchèque avec franchise et humour, Texier a accidentellement lancé une expression qui s’est retrouvée partout sur les réseaux sociaux, dans les émissions sportives et dans les discussions entre partisans.

« Il est un peu dans son monde. On le laisse tranquille. Il est un peu bizarre. Mais ça nous va bien. »

Voilà.

Trois mots.

« Un peu bizarre. »

Soudainement, tout le monde s’est mis à parler du gardien le plus imprévisible des séries.

Texier ne ridiculisait absolument pas son gardien. Au contraire.

Le Français ne devait probablement pas s’attendre à déclencher un aussi gros buzz avec une phrase lancée presque en riant après le match.

Quand il a décrit Jakub Dobeš comme quelqu’un de « bizarre » et « dans son monde », il parlait surtout d’un coéquipier qu’on apprend à connaître dans le vestiaire, pas d’un gars qu’il voulait exposer publiquement.

À l’interne, tout le monde sait déjà que Dobeš est un personnage à part. On le voit constamment sur la glace. Ses interactions avec les arbitres sont souvent hilarantes.

Hier encore, alors qu’un officiel tentait de calmer les esprits près du filet avec un classique « pas de mêlée », Dobeš avait déjà commencé son petit show, à jaser, à provoquer, à jouer dans la tête des gars adverses.

On le voit aussi trash talk des joueurs, lancer des petites lignes, attaquer verbalement quand ça chauffe autour du filet. Toujours avec ce sourire un peu baveux, cette arrogance de gardien de séries qui adore le trouble.

Il est drôle, intense, un peu imprévisible, parfois complètement dans une autre dimension… mais visiblement, ses coéquipiers adorent ça.

Mais surtout, ils ont compris une chose : tant que cette drôle d’énergie-là continue de faire gagner les Canadiens de Montréal, personne ne va essayer de changer Jakub Dobeš.

Personne à Montréal n’a envie de déranger Jakub Dobeš.

On le voit parler seul. Fixer dans le vide. Faire ses routines répétitives. Bouger différemment des autres. Réagir comme s’il existait dans une réalité parallèle.

« On le laisse tranquille et il joue du bon hockey. C’est parfait. C’est l’attitude à avoir. Il ne faut pas changer sa routine à ce gars-là », a ajouté Texier qui aujourd'hui, dit regretter sa sortie publique car tout le monde a repris ses propos pour les mettre en gras surlignés sur la toile et partout sur les réseaux sociaux.

Laissez-le être… Jakub Dobeš.

Texier ne voulait pas mettre son gardien dans le trouble. Il voulait montrer quelque chose d’important : les gars protègent Dobeš.

Ils comprennent son fonctionnement.

Ils savent qu’il faut le laisser respirer dans sa bulle car justement, cette bulle est en train de transporter les Canadiens de Montréal plus loin que quiconque l’avait imaginé.

Tous les grands gardiens un peu mythiques ont déjà été qualifiés de « bizarres » à un moment ou un autre.

Dominik Hasek semblait débarquer d’une autre planète.

Patrick Roy vivait dans sa tête.

Carey Price avait un calme presque dérangeant.

Dobeš?

Il est juste… Dobeš.

Un peu bizarre.

Disons que ersonne ne va se plaindre si cette "bizarrerie" nous mène à la Coupe Stanley.