Peur de se faire frapper: Cole Caufield répond aux mauvaises langues

Peur de se faire frapper: Cole Caufield répond aux mauvaises langues

Par David Garel le 2026-04-20

Il a été ciblé toute la soirée. Frappé à répétition. Sur chaque présence, le message du Lightning de Tampa Bay était clair : on coupe le temps à Cole Caufield, on le sort de son rythme, on le force à jouer sur les talons.

On doit l'avouer: hier, Caufield avait peur de se faire frapper hier. Il se débarrassait de la rondelle pour éviter le contact.

À cinq contre cinq, il a été discret... pour ne pas dire invisible.

Une soirée difficile dans le trafic, dans le jeu physique, exactement ce que Tampa cherchait à provoquer. Et sur les réseaux sociaux, ça s’emballe déjà : certains partisans du Lightning affirment qu’il faut continuer de le frapper, qu’il n’aime pas ça, qu’il peut être sorti du match.

Caufield, lui, voit tout ça.

Et il a répondu aux mauvaises langues.

Sans détour... et sans se cacher...

« Je pense que c’est simplement la façon dont les matchs se jouent en ce moment. C’est très serré, et il faut exécuter quand on a des occasions. À cinq contre cinq, il y a beaucoup de choses qu’on peut améliorer, et on va le faire pour le match deux. »

Pas d’excuse. Pas de détour.

Il reconnaît le défi, mais il ne recule pas.

Sur la manière de contrer ce que Tampa impose, il reste lucide :

« On va devoir trouver des solutions. C’est le premier match, il y a une phase d’ajustement. C’est un trio contre lequel tu ne peux pas prendre de risques, ils ne donnent pas grand-chose. Mais on va trouver des réponses. »

Et surtout, il ne fuit pas le jeu physique.

Au contraire.

« C’est le fun. On joue pour des moments comme ça. Il n’y a rien de mieux. Ça fait juste augmenter l’intensité et on veut que ça continue. »

Message clair.

Tu peux le frapper. Tu peux essayer de le déranger. Tu peux le viser autant que tu veux.

Il ne sortira pas du match.

Il ajuste déjà son approche :

« Ce sont des matchs plus matures. Il faut attendre leurs erreurs, prendre soin de la rondelle, jouer de façon honnête et ensemble. Mais on en a encore beaucoup plus à donner. »

Et c’est ça, la vraie réponse.

Pas dans les mots.

Dans la suite.

Parce que s’il y a bien une chose que Caufield n’a jamais faite, c’est reculer.

Et maintenant que le ton est donné…

La prochaine réaction va venir sur la glace.

Et au fond, ce qui se passe en ce moment avec Cole Caufield n’a rien de nouveau.

Chaque fois qu’on a tenté de le définir autrement que par son hockey, il a répondu de la même manière.

Sur la glace.

On l’a traité de « party boy » en 2024. On a scruté ses sorties, ses soupers au fameux restaurant Marcus (hôtel 4 seasons) où Réjean Tremblay l'avait aperçu en train de tituber.

On avait pointé ses soirées en ville comme si ça définissait son engagement.

On a essayé de bâtir une image autour de lui, de le faire entrer dans une case facile, presque réductrice pour un joueur de ce niveau-là.

Et lui?

Il a répondu avec des buts.

Il a répondu avec une cadence qui le plaçait parmi les meilleurs marqueurs du Canadiens de Montréal depuis des décennies. Il a répondu en atteignant des plateaux historiques, en devenant le moteur offensif de son équipe, en transformant chaque critique en carburant.

Aujourd’hui, le discours change, mais la mécanique reste la même.

On dit qu’il a été invisible à cinq contre cinq. Qu’il s’est fait frapper. Qu’il n’aime pas ça. Que le plan du Lightning de Tampa Bay est de le cibler encore et encore.

Parfait.

C’est exactement le genre de défi qui l’a toujours fait répondre.

Il lit tout. Il entend tout. Les critiques, les doutes, les commentaires des partisans adverses.

Et chaque fois, la réponse arrive.

Pas en conférence de presse.

Dans le filet.

Et si l’histoire nous a appris quelque chose avec lui, c’est simple :

Tu peux le viser.

Tu peux le frapper.

Tu peux parler autant que tu veux.

Mais tôt ou tard…

Il va te faire payer.