Samuel Montembeault a fait sa première apparition publique depuis des lunes aujourd’hui, et il y a quelque chose qui saute immédiatement aux yeux : le gardien n’a plus le même physique.
Il a fondu.
Pas un petit changement. Pas deux ou trois livres en moins. Montembeault a visiblement perdu beaucoup de poids pendant l’été, au point où sa transformation physique devient impossible à ignorer.
Et ça ramène directement une vieille discussion.
La saison dernière, son poids avait soulevé des questions. On avait parlé de sa condition physique, de son alimentation et de cette impression qu’il n’était pas toujours dans la meilleure forme possible pour un gardien de la LNH.
Le fameux surnom « Snacks » alimentait évidemment la conversation, notamment en raison des collations que Montembeault apportait dans le vestiaire.
Il était gras du visage. Son déplacement semblait plus lourd et son niveau de conditionnement était régulièrement remis en question par les commentaires autour de l’équipe.
À plusieurs reprises, son physique plus imposant était difficile à manquer, surtout pour un gardien qui doit constamment bouger, pousser sur ses jambes et récupérer rapidement d’un déplacement à l’autre.
Aujourd’hui, le portrait est complètement différent.
Montembeault a clairement travaillé sur son physique.
Et ça, c’est une excellente nouvelle pour lui.
Le gardien a raconté quelques éléments de son été, notamment son passage à un spectacle de Luke Combs, dont il a visiblement énormément profité. Mais ce n’est pas le spectacle qui a retenu notre attention.
@canadiensmtl À la prochaine, cher été ☀️ So long, summer #Summer #Question #Hockey #Montreal ♬ original sound - Canadiens Montréal
C’est le bonhomme lui-même.
On dirait presque un autre Samuel Montembeault.
Et cette transformation arrive à un moment particulièrement important de sa carrière.
Parce que le contexte devant le filet du Canadien est devenu extrêmement compliqué pour lui.
Jacob Fowler représente l’avenir. Jakub Dobeš arrive avec une occasion de s’établir comme numéro un. Et Montembeault doit maintenant convaincre l’organisation qu’il mérite encore une place dans cette hiérarchie.
Martin McGuire a même affirmé que trois équipes seraient intéressées à réclamer Montembeault s’il devenait disponible au ballottage.
Voilà pourquoi cette transformation physique est loin d’être un simple détails.
Si Montembeault voulait envoyer un message, il vient peut-être de le faire de la meilleure façon possible : en arrivant au camp avec un physique complètement différent.
Le même gardien.
Mais pas le même corps.
Et il faut lui donner ça : il avait effectivement un problème de poids l’an dernier et il semble avoir pris les choses en main pendant l’été. Il ne sert à rien de continuer à parler des muffins, des collations ou de son ancienne condition physique si le joueur lui-même a décidé de corriger le tir.
Maintenant, il faut voir ce que ça donnera sur la glace.
Parce que perdre du poids, c’est une chose.
Être meilleur devant le filet, c’en est une autre.
Montembeault devra démontrer que cette transformation ne se limite pas à son apparence. Il doit être plus mobile, plus explosif, plus constant et surtout capable de tenir son bout devant Dobeš et Fowler.
Il y a quelques mois, on parlait d’un gardien que le Canadien tentait de déplacer et dont l’avenir à Montréal paraissait extrêmement incertain. Aujourd’hui, Montembeault arrive au camp avec un physique transformé et une occasion de complètement changer la perception autour de lui.
Il a fondu comme neige au soleil.
Reste maintenant à voir si son jeu va fondre les doutes qui l’entourent.
