Honte à Connor Hellebuyck: un comportement inacceptable

Honte à Connor Hellebuyck: un comportement inacceptable

David Garel
Le 2026-09-16

Connor Hellebuyck voulait quitter Winnipeg.. Il a demandé une transaction, il a vendu sa maison et il a même laissé entendre qu’il ne se voyait plus jamais revenir comme gardien des Jets.

Maintenant, il ne se présente pas au camp à temps et l’organisation le suspend. À ce stade-ci, on peut difficilement dire que la stratégie du clan Hellebuyck fonctionne.

Le plus étrange dans cette histoire, c’est qu’il reste encore cinq années à son contrat de sept ans à 8,5 millions de dollars par saison.

Hellebuyck a donc énormément à perdre s’il décide de transformer son conflit avec Winnipeg en bras de fer complet. Il ne s’agit pas d’un joueur qui arrive à la fin de son contrat et qui peut simplement attendre quelques semaines avant de choisir sa prochaine destination. Il est sous contrat, il doit être payé pendant la saison régulière, et les Jets contrôlent toujours ses droits.

Il n’y a d’ailleurs aucun impact financier immédiat pour Hellebuyck puisque les chèques de paie sont versés pendant la saison régulière. Mais si la suspension devait se prolonger, la situation pourrait évidemment devenir beaucoup plus compliquée.

Il y a des gens qui pensent que les Jets vont finir par céder parce que leur gardien numéro un ne veut plus être là. Je n’en suis pas convaincu.

Winnipeg n’a aucune obligation de le transiger simplement parce que Hellebuyck a décidé qu’il voulait partir. Si aucune équipe ne présente une offre qui satisfait Cheveldayoff, les Jets peuvent parfaitement maintenir leur position.

Et Hellebuyck pourrait alors se retrouver dans une situation extrêmement inconfortable : devoir revenir jouer pour Winnipeg parce qu’il veut continuer à toucher son salaire de 8,5 millions de dollars.

Il aurait pu faire comme Dylan Larkin : se présenter, respecter ses obligations contractuelles et laisser les discussions se poursuivre en coulisses.

Dans le cas de Larkin, Detroit a ensuite annoncé une blessure qui l’a tenu à l’écart du début du camp. On peut évidemment se demander comment cette situation évoluera, mais il reste un fait : Larkin était présent.

Hellebuyck, lui, a choisi de ne pas se présenter à temps. Quel manque de classe.

Bien fait pour lui qu'il soit suspendu.

Ça va le remettre à sa place.

Dans la tête d'Hellebuyck, il veut partir et il assume sa décision.

Le problème pour Hellebuyck, c’est que les Jets peuvent faire exactement la même chose.

« Tu ne veux pas jouer? D’accord. »

Et ils peuvent attendre.

Ils peuvent attendre qu’une offre intéressante arrive. Ils peuvent attendre que le marché évolue. Ils peuvent attendre qu’une équipe désespérée accepte finalement de payer le prix demandé. Et pendant ce temps, Hellebuyck demeure sous contrat.

Le gardien possède évidemment un immense pouvoir dans cette situation, mais Winnipeg en possède un plus gros: l'argent.

Les Jets ne semblent pas avoir l’intention de paniquer simplement parce que leur gardien veut partir.

Les offres reçues jusqu’ici n’auraient d’ailleurs pas été à la hauteur de leurs attentes. C’est essentiel dans cette histoire. Winnipeg n’a aucune raison d’accepter une mauvaise transaction simplement pour régler rapidement un problème créé par la demande de son propre joueur.

Hellebuyck s’est placé dans cette situation. Maintenant, il doit vivre avec la suite.

Et le fait d’avoir vendu sa maison à Winnipeg rend toute cette histoire encore plus étrange. Vraiment un comportement immature.

Le bras de fer continue.

Si Hellebuyck pensait que vendre la maison et refuser de se présenter au camp allait automatiquement accélérer une transaction, il vient de se casser les dents.

Ça risque de devenir très, très long.