Pat Verbeek croyait avoir enfin trouvé un terrain d’entente avec Leo Carlsson.
Selon les informations rapportées par Elliotte Friedman, les Ducks d’Anaheim avaient récemment bonifié leur offre et proposaient maintenant un salaire annuel situé entre 12 et 13 millions de dollars. Une somme énorme pour un joueur de 21 ans, mais qui pouvait tout de même s’expliquer lorsqu’on regarde le potentiel du jeune centre suédois.
Pendant plusieurs semaines, l’organisation travaillait avec l’objectif de construire sa masse salariale autour de Carlsson, Cutter Gauthier et Beckett Sennecke. L’idée était claire : verrouiller les membres du jeune noyau à des montants élevés, mais qui permettraient encore une certaine flexibilité pour les années à venir.
Puis, tout a explosé.
Les Flyers de Philadelphie ont déposé une offre hostile de cinq ans à 18 millions de dollars par saison.
Du même coup, ils ont ajouté près de cinq millions de dollars par année à ce que Pat Verbeek croyait devoir payer pour conserver son joueur.
C’est énorme.
Selon Friedman, les Ducks avaient parlé avec les représentants de Carlsson seulement quelques heures avant le dépôt de l’offre hostile. Anaheim croyait avoir fait des progrès importants dans les négociations et pensait sérieusement que sa dernière proposition pouvait faire avancer le dossier.
— Elliotte Friedman (@FriedgeHNIC) July 4, 2026
Finalement, Daniel Brière a complètement changé les règles du jeu.
Dans une offre hostile, il ne suffit pas d’offrir un peu plus que l’équipe d’origine. Il faut présenter un contrat tellement imposant que le club adverse hésite réellement avant de l’égaler.
C’est exactement ce que Philadelphie a fait.
Passer d’une négociation autour de 12 ou 13 millions à une décision qui pourrait coûter 18 millions par saison représente un changement majeur pour n’importe quelle organisation.
Le problème ne concerne pas uniquement Leo Carlsson.
Toute la structure salariale des Ducks risque maintenant d’être bouleversée.
Cutter Gauthier vient de marquer 41 buts. Pavel Mintyukov doit lui aussi négocier son prochain contrat. Beckett Sennecke poursuit sa progression et pourrait rapidement devenir une autre priorité financière pour l’organisation.
Tous ces joueurs regardent maintenant le dossier Carlsson.
Si le jeune Suédois devient le joueur le mieux payé de la LNH, les prochaines négociations prendront une toute autre direction.
C’est précisément ce qui inquiète plusieurs dirigeants à travers la ligue.
Selon Friedman, une autre équipe aurait même réfléchi à déposer une offre encore plus agressive, évaluée à 17,5 millions de dollars par saison pendant sept ans. Certains observateurs croyaient même qu’un directeur général finirait par atteindre le salaire maximal permis.
Cette réalité démontre jusqu’où certaines équipes étaient prêtes à aller pour mettre la main sur Carlsson.
Pat Verbeek avait pourtant répété publiquement qu’il égalerait n’importe quelle offre hostile.
Il ne s’attendait probablement pas à voir apparaître un chiffre aussi élevé.
Refuser l’offre signifierait perdre le joueur autour duquel il construit son équipe depuis le repêchage de 2023.
L’égaler signifie accepter un contrat qui change complètement les finances de son organisation.
Peu importe la décision qui sera prise, une chose apparaît déjà évidente.
Les cinq millions supplémentaires qui se sont ajoutés en quelques heures viennent de transformer le dossier Leo Carlsson en l’un des plus importants casse-têtes financiers de toute la LNH.
Ouch...
