La course pour remplacer Brendan Gallagher comme assistant-capitaine commence à faire jaser.
Et, franchement, il y a un nom qui divise beaucoup plus que les autres.
Cole Caufield.
RDS a posé la question : qui mérite de récupérer le « A »?
Lane Hutson?
Josh Anderson?
Juraj Slafkovsky?
Ou Cole Caufield?
Les quatre noms ont une certaine logique. Mais lorsqu’on regarde les réactions des partisans, une tendance ressort clairement : plusieurs ne veulent absolument pas voir Caufield devenir assistant-capitaine.
Et la raison est simple.
Les séries éliminatoires.
Caufield est un joueur extraordinaire. Personne ne remet son talent en question. Il peut marquer des buts comme très peu de joueurs dans la Ligue nationale. Il possède une chimie exceptionnelle avec Nick Suzuki et demeure l’un des visages du Canadien.
Mais un assistant-capitaine doit représenter autre chose.
Il doit montrer l’exemple lorsque le jeu devient difficile.
Lorsque les mises en échec arrivent.
Lorsque les séries commencent.
Lorsque les espaces disparaissent et que chaque présence devient une guerre.
Et c’est précisément là que plusieurs partisans ont un problème avec Caufield.
Il est perçu comme trop soft.
Trop discret lorsque le hockey devient physique.
Trop absent dans les moments où un leader doit parfois accepter de payer le prix.
Tu ne peux pas porter un « A » simplement parce que tu marques 40 buts.
Le leadership ne se résume pas à la production offensive.
Et lorsque l’on compare Caufield aux trois autres candidats, la différence devient évidente.
Josh Anderson?
Lui, personne ne pourra jamais l’accuser de ne pas donner tout ce qu’il a.
Le gars est complètement fou sur une patinoire.
Dans le bon sens du terme.
Il fonce partout. Il accepte les contacts. Il bloque des tirs. Il est prêt à se faire démolir pour aider son équipe. Il joue avec une intensité qui peut parfois devenir incontrôlable, mais personne ne peut remettre son courage en question.
Anderson est prêt à payer le prix.
Toujours.
Même lorsqu’il connaît une mauvaise séquence.
Même lorsqu’il ne produit pas.
Il continue de foncer.
Ça, c’est le genre de joueur qui peut porter un « A ».
Juraj Slafkovsky représente également une option extrêmement intéressante.
Le Slovaque est immense.
Puissant.
Et il n’a absolument pas peur d’aller dans les coins.
Il utilise son corps. Il protège la rondelle. Il accepte le jeu physique. Il possède cette présence intimidante que peu de joueurs du Canadien peuvent offrir.
Surtout, Slafkovsky représente l’avenir de l’organisation.
Il est déjà l’un des joueurs les plus importants du Canadien et son rôle continuera de grandir au cours des prochaines années.
Lui donner un « A » enverrait un message clair.
Tu fais partie des leaders de cette équipe.
Et honnêtement, ce serait facile à défendre.
Mais le favori devrait peut-être être Lane Hutson.
Oui.
Lane Hutson.
Le plus petit des quatre candidats est peut-être celui qui représente le mieux certaines valeurs recherchées chez un assistant-capitaine.
Son éthique de travail est exceptionnelle.
Son talent est évident.
Mais surtout, il ne recule pas.
Hutson se fait frapper.
Il retourne immédiatement chercher la rondelle.
Il se fait attaquer.
Il continue de jouer son jeu.
Il ne possède pas le physique de Slafkovsky ni la force d’Anderson, mais il n’a pas peur.
Et ça compte énormément.
Un leader n’est pas nécessairement le plus gros joueur de l’équipe.
C’est parfois celui qui refuse simplement de reculer.
Hutson possède cette mentalité.
Et pour une équipe qui construit autour d’une nouvelle génération, lui donner un « A » pourrait représenter un geste symbolique énorme.
Cole Caufield?
Sorry.
Pas encore.
Peut-être qu’il deviendra éventuellement un assistant-capitaine.
Mais il devra démontrer qu’il peut être beaucoup plus présent lorsque le hockey devient difficile.
Pour remplacer Brendan Gallagher, le Canadien a besoin d’un joueur qui représente le sacrifice.
D’un joueur prêt à souffrir.
D’un joueur prêt à aller dans les coins.
D’un joueur prêt à se faire frapper.
Josh Anderson le fait.
Juraj Slafkovsky le fait.
Lane Hutson le fait.
Voilà pourquoi les trois candidats se défendent.
Cole Caufield, lui, devra attendre.
Le talent ne suffit pas toujours pour porter un « A ».
