Nouveau contrat de Josh Anderson: la durée et le salaire fixés
Josh Anderson. Dailyfaceoff

Nouveau contrat de Josh Anderson: la durée et le salaire fixés

David Garel
Le 2026-10-01

Josh Anderson vient de donner à Kent Hughes un problème que le directeur général du Canadien ne déteste pas avoir : un joueur qui vaut maintenant beaucoup plus cher sur le marché qu’il ne valait lorsqu’il a signé son contrat actuel.

Kent Hughes n’a pas peur… vu qu’il est maître dans l’art de sous-payer ses joueurs,

Anderson touche 5,5 millions de dollars par saison et arrive à la dernière année de cette entente. À 32 ans, il sait très bien que cette prochaine signature représente probablement sa dernière véritable occasion d’aller chercher plusieurs années de sécurité financière.

Avec l’explosion du plafond salarial et les sommes disponibles autour de la Ligue nationale, le marché pourrait être tellement payant pour un joueur possédant le profil physique d’Anderson.

Et le plus important : Anderson vient de dire publiquement qu’il veut rester à Montréal.

« Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point j’aime cette ville et cette équipe. »

Puis, lorsqu’on lui a demandé s’il voulait poursuivre l’aventure avec le Canadien :

« Je crois vraiment que je vais être à Montréal et je suis certain que ces discussions vont commencer à s’accélérer bientôt. »

Voilà le problème de Kent Hughes.

Anderson veut rester. Montréal veut le conserver. Mais le Canadien n’a aucune intention de lui offrir quatre ou cinq années au prix fort simplement parce qu’il connaît une excellente période.

Et c’est parfaitement logique du point de vue de Hughes.

Le directeur général regarde son noyau de 20 à 28 ans. Il sait exactement où il veut investir son argent. Anderson aura 33 ans au début de son prochain contrat et son historique est déjà lourd en kilomètres.

Le plan du Canadien est fixé.

« Josh, on t’aime. On veut que tu restes. Mais pas à n’importe quel prix. »

Anderson a signé son contrat actuel après son acquisition de Columbus en 2020. Il a été payé comme un joueur de puissance capable de jouer dans le top-6 et de produire régulièrement.

7 ans… 5,5 M$ par année.

Aujourd’hui, le plafond salarial a explosé, les contrats sont beaucoup plus gros et Anderson arrive sur le marché avec une identité claire : puissance, vitesse, robustesse, présence devant le filet, capacité à jouer en désavantage numérique et expérience des séries.

Il pourrait très bien regarder ailleurs. Mais il est prêt à se faire avoir pour rester à Montréal.

Selon les informations de Sportsnet, le plan de Montréal est de lui proposer deux ans. Le marché pourrait lui en proposer quatre ou cinq.

C’est la véritable bataille.

Et Anderson vient justement de rappeler pourquoi il pourrait avoir envie de privilégier Montréal malgré tout.

« Être dans une excellente équipe en ce moment, c’est quelque chose que vous voulez comme joueur. »

Il a également dit : « Nous ne faisons que commencer ici. »

Ce sont deux phrases qui sont de la musique aux oreilles de Kent Hughes. Anderson sait qu’il joue maintenant pour une équipe qui veut gagner. Il sait ce que Montréal représente pour lui et sa famille. Il est devenu un morceau important du vestiaire et il vient d’être nommé assistant-capitaine.

Mais l’amour du Canadien ne paiera pas nécessairement la différence entre un contrat de deux ans et un contrat de cinq ans.

Kent Hughes va donc tenter quelque chose de très simple : conserver Anderson sans participer à une surenchère.

Et après avoir payé 5,5 millions pendant sept ans, le Canadien veut lui offrir un salaire annuel semblable à sa précédente entente.

Selon ce qui circule, le salaire et la durée sont fixés dans la tête de Kent Hughes : 2 ans et 5,5 M$ par année.

11 millions au total.

S’il connaît une saison comme celle qu’il vient de commencer, les équipes de la LNH vont lui dire :

« Nous allons te donner quatre ou cinq ans et près de 7 M$ par année. »

Quand tu penses que le plombier Justin Sourdif a signé pour 8 ans et 6,35 M$ par année à Washington.

Même si Anderson est 8 ans plus vieux, clairement il pourra aller chercher au moins 7 M$ par année sur le marché vu ce qu’il apporte en séries.

Montréal devra alors convaincre son attaquant de laisser tellement d’argent et des années sur la table pour demeurer avec le Canadien.

Voilà pourquoi on lui a donné le A.

Pour le prendre par les sentiments. On te donne le bonbon du titre d’adjoint. Et on va te flouer après.

Le même problème existe avec Alexandre Carrier, mais avec une différence majeure : Carrier possède beaucoup moins de pouvoir de négociation avec Montréal.

Le défenseur québécois finit un contrat de 3,75 millions de dollars par saison et il aura 31 ans lorsqu’il retournera sur le marché. Il vient toutefois de connaître un départ parfait à Toronto : un but, une passe et une énorme contribution dans la victoire de 3-2 du Canadien.

Carrier possède également une qualité extrêmement recherchée : il est droitier.

Mais Montréal possède déjà David Reinbacher et Bryce Pickford qui poussent derrière lui. Cette profondeur à droite réduit l’avantage de Carrier dans une éventuelle négociation. Surtout, le Canadien doit décider jusqu’où il veut investir dans un défenseur de plus de 30 ans alors que son noyau défensif rajeunit.

Carrier peut probablement obtenir davantage ailleurs.

Mais Montréal peut lui répondre :

« Nous t’aimons, Alexandre, mais nous ne sommes pas obligés de te donner le contrat que le marché te donnera. »

C’est le message que Kent Hughes veut envoyer à tous ses joueurs autonomes.

Tu veux rester? Parfait. Mais tu vas devoir accepter de te faire avoir.

Anderson et Carrier viennent de connaître un match exceptionnel à Toronto. S’ils continuent comme ça, leur valeur va monter tous les soirs.

Mais Hughes va quand même les sous-payer.

Ainsi va la vie dans le monde du rabais montréalais.