Négociations Montréal-Columbus: Kent Hughes tranche pour l'espoir sacrifié

Négociations Montréal-Columbus: Kent Hughes tranche pour l'espoir sacrifié

David Garel
Le 2026-07-27

Le prix de Kirill Marchenko commence tranquillement à se dessiner… et cela ne sent pas bon pour Alexander Zharovsky.

Depuis que Frank Seravalli a révélé que le Canadien de Montréal avait déposé une offre « massive » pour Kirill Marchenko, tout le monde tente de répondre à la même question.

Qu’est-ce que Don Waddell demande réellement en retour?

Plus les analyses s’accumulent à travers la LNH, plus une tendance se dégage.

Les Blue Jackets ne chercheraient pas une collection de choix au repêchage ou une poignée de bons espoirs.

Ils voudraient un actif de très grande valeur.

Un véritable espoir de premier plan… ou un jeune joueur tout proche d’avoir un impact immédiat dans la LNH.

Tous les analystes s’entendent sur un point : Columbus n’a aucune raison de liquider Kirill Marchenko.

À 25 ans, il vient de connaître une saison de 67 points, il a marqué au moins 20 buts lors de chacune de ses quatre premières saisons dans la LNH, il est encore sous contrôle de son équipe et son contrat actuel de 3,85 millions de dollars représente une véritable aubaine.

Même s'il va demander au minimum 11 M$ par année sur son prochain contrat.

Pourquoi échanger un joueur comme celui-là?

Seulement si le retour est exceptionnel.

Voilà pourquoi plusieurs analyses concluent que Don Waddell privilégiera toujours la qualité à la quantité.

Autrement dit, trois ou quatre actifs secondaires ne remplaceront jamais un seul espoir d’élite.

C’est précisément ce qui ramène constamment le nom d’Alexander Zharovsky dans les discussions.

Attention.

Lorsqu’on analyse froidement les besoins des Blue Jackets et le type de retour recherché, son profil correspond exactement à ce que plusieurs receruteurs décrivent comme un « premium prospect ».

Le problème pour Kent Hughes est évident.

Le directeur général du Canadien répète depuis des années qu’il veut bâtir autour de jeunes joueurs capables de faire la différence pendant longtemps.

Alexander Zharovsky fait de plus en plus partie de cette catégorie aux yeux de nombreux recruteurs.

Sacrifier un tel espoir représente donc une décision extrêmement délicate.

D’un autre côté, les joueurs du calibre de Kirill Marchenko ne deviennent pratiquement jamais disponibles sur le marché.

Des ailiers de 25 ans capables de produire près de 70 points, avec encore plusieurs années devant eux, ne sont presque jamais échangés.

C’est ce qui explique pourquoi le prix demandé risque d’être aussi élevé.

Selon plusieurs analyses de différents recruteurs, le CH ne veut pas toucher à David Reinbacher, ni à Michael Hage.

Mais cela ne signifie pas que Kent Hughes pourra compléter une transaction sans céder un morceau extrêmement important de son avenir.

Au contraire.

Plus les informations circulent, plus tout indique que Columbus voudra repartir avec un joueur que son organisation considère comme une future pièce maîtresse.

Voilà pourquoi Alexander Zharovsky n'est pas sorti du bois.

Tant que les rumeurs de transaction vont circuler autour de Marchenko et Montréal, le prodige russe ne pourra pas dormir en paix.

Au moins, s'il pouvait partager le stress avec Hage et Reinbacher, cela serait moins angoissant.

Mais tous les recruteurs autour de la LNH le répète encore et encore: le centre de l'université du Michichan et l'Autrichien sont intouchables.

Kent Hughes se retrouve donc devant un immense dilemme.

Conserver un espoir qui pourrait devenir un joueur d’impact, le meilleur ami d'Ivan Demidov, qui est NHL-ready dès la saison prochaine.

Ou accepter de payer le prix pour acquérir un joueur déjà établi qui peut aider le Canadien dès maintenant.

C’est souvent là que les grandes transactions se gagnent...ou se regrettent pendant les dix années suivantes.