Moment difficile pour Ivan Demidov: le cauchemar se transporte sur les réseaux sociaux

Moment difficile pour Ivan Demidov: le cauchemar se transporte sur les réseaux sociaux

Par David Garel le 2026-05-13

Mais que se passe-t-il avec Ivan Demidov?

La province au complet commence à s'inquiéter pour le Russe.

Et ce n’est plus juste une question de points.

C’est le langage corporel.

Les bâtons fracassés.

Les tirs qui ratent la cible... (comme si la baie vitrée était son filet)

Les gestes de frustration.

Cette impression de voir un joueur qui veut tellement bien faire… qu’il finit par se battre contre lui-même.

On le voit.

Ça saute aux yeux.

Mardi soir encore, Demidov semblait jouer avec un poids énorme sur les épaules.

Il force parfois le jeu.

Cherche le tir parfait ou la passe sublime.

Veut créer quelque chose de spectaculaire quand une simple décision suffirait.

Puis quand ça ne fonctionne pas?

La frustration monte immédiatement.

Et les réseaux sociaux?

Ils sont sans pitié.

On parle quand même d’un joueur qui n’a toujours aucun but en 16 matchs de séries éliminatoires.

Et seulement quatre passes en 11 matchs cette saison.

Pour un talent offensif aussi explosif, pour un joueur présenté comme un futur visage de concession, ça attire automatiquement les projecteurs.

Même quand il fait de bonnes choses ailleurs, notamment défensivememt.

Même quand il crée des chances.

Même quand il menace offensivement.

Les chiffres deviennent impossibles à ignorer.

Le plus cruel dans tout ça, c’est que ce n’est clairement pas faute d’essayer.

Demidov lance.

Tente des jeux.

Cherche à provoquer quelque chose.

Mais plusieurs de ses tirs ratent le filet au mauvais moment. D’autres frappent un bâton. D’autres meurent dans le trafic.

Et dans une ville comme Montréal, quand le disque n’entre pas, la pression devient immense.

Très vite.

Surtout en séries.

Au point où une idée qui semblait impensable il y a quelques semaines commence à circuler publiquement : remettre Patrik Laine sur l’avantage numérique.

Oui. Vous avez bien lu. Cette idée ridicule circule en masse sur les réseaux sociaux.

Le même Laine qui n’a pas joué depuis longtemps.

Le même joueur qui n’est absolument pas prêt à reprendre un rôle complet à cinq contre cinq.

Mais plusieurs commencent à se demander si Martin St-Louis devrait l’utiliser comme spécialiste offensif.

Une utilisation chirurgicale.

Tu joues essentiellement à cinq défenseurs de toute façon. (Aber Xhekaj a joué 3:46 hier).

Tu utilises Laine comme spécialiste de l'avantage numérique, juste pour son tir.

Puis dès qu’un avantage numérique arrive, Laine saute sur la glace à la place de Demidov pour amener une menace de tir immédiate.

Le simple fait que cette conversation loufoque existe montre à quel point le climat devient exigeant autour du jeune Russe.

Cela n'arrivera jamais au grand jamais.

Mais imaginez la pression de voir ce scénario être discuté.

Tu arrives dans une nouvelle ville.

Un nouveau continent.

Un nouveau système.

Même si cela fait plus d'un an que tu es là, tu ne maîtrises pas complètement l'anglais encore.

Tu vis tes deuxième séries de la LNH.

Tu portes déjà presque les attentes d’un sauveur offensif.

Et chaque présence est disséquée à la loupe.

Il y a aussi une autre question qui commence doucement à circuler, même si personne ne peut répondre avec certitude : l’adaptation hors glace.

Nouvelle langue. Nouvelle culture. Nouvel environnement. Distance avec ses proches.

Après tout, le Russe n'est pas allé en Russie durant l'été, pour éviter le service militaire.

Est-ce qu’il ressent le poids de tout ça?

Absolument.

Personne ne peut prétendre savoir ce qu’il vit personnellement.

Mais une chose semble claire : mentalement, il a l’air de traverser une période difficile sur la glace.

Et pourtant, il faut faire attention avant de paniquer.

Les jeunes vedettes offensives vivent souvent ce genre de mur en séries.

L’espace disparaît.

Le temps de réaction aussi.

Les adversaires préparent des plans précis pour neutraliser les créateurs offensifs.

Même les meilleurs passent parfois par là.

Ce qui devient intéressant maintenant, c’est la réponse de Martin St-Louis.

Est-ce qu’il continue de vivre avec les erreurs et les frustrations de Demidov, en misant sur le talent pur?

Ou est-ce qu’il ajuste son avantage numérique, quitte à trouver une nouvelle stratégie?

Une chose est certaine : jeudi à Buffalo, tous les yeux vont être rivés sur Demidov.

Parce qu’en ce moment, il ressemble à un joueur à une seule grosse séquence de tout faire basculer.

Dans un sens…

Ou dans l’autre.