La réponse de Juraj Slafkovsky ne pouvait pas être plus claire. Et elle ne passe pas par des mots. Elle passe par son travail.
Les propos de l’agent Allain Roy font énormément réagir. Selon lui, plusieurs jeunes vedettes du Canadien commenceraient à regretter d’avoir signé leurs contrats à rabais avant l’explosion du plafond salarial et sent qu'ils ont brûlé des millions... partis en fumée...
Nick Suzuki : 7,875 M$ jusqu’en 2030.
Cole Caufield : 7,85 M$ jusqu’en 2031.
Juraj Slafkovsky : 7,6 M$ jusqu’en 2033.
Lane Hutson : 8,85 M$ jusqu’en 2034.
Ivan Demidov : 9,15 M$ jusqu’en 2035.
Roy allait même jusqu’à affirmer que des joueurs comme Cole Caufield et Juraj Slafkovsky risquaient d’être frustrés pendant des années en voyant des joueurs de moindre calibre signer des contrats beaucoup plus lucratifs.
« C’est une situation intenable pour ces joueurs. Ils voient leurs collègues s’enrichir avec des contrats colossaux pendant qu’eux sont bloqués avec des ententes qui, dans quelques années, paraîtront ridicules. »
« Ils ne jouent pas seulement pour l’amour du hockey. Ils jouent aussi pour ce qu’ils valent sur le marché. Et aujourd’hui, ils réalisent qu’ils valent bien plus que ce qu’ils ont accepté. »
Son message était dur.
Très dur.
Selon Roy, ces joueurs auraient laissé des dizaines de millions de dollars sur la table et cette réalité finirait inévitablement par créer une frustration à l’intérieur du vestiaire.
« Il y aura ceux qui ont eu le malheur de signer avant cette explosion salariale et ceux qui pourront en profiter pleinement. Malheureusement, pour Caufield et Slafkovsky, ils sont dans la première catégorie. Ces gars-là vont voir des joueurs de calibre inférieur toucher beaucoup plus qu’eux, et ça va les hanter pendant des années. »
Il a même affirmée que Slafkovsky, Caufield, Suzuki et Hutson vont se faire doublement avoir.
« Si le plafond grimpe trop vite et que les revenus ne suivent pas immédiatement, on pourrait voir l’escrow refaire surface. Et là, les joueurs déjà sous contrat se feront doublement avoir. »
Pourtant, si l’on se fie à ce que démontre actuellement Juraj Slafkovsky, on est très loin d’un joueur en colère contre son organisation.
Au contraire.
Pendant que plusieurs alimentent les rumeurs, Slafkovsky passe son été… à s’entraîner.
Une vidéo diffusée au cours des dernières heures le montre sur la glace en Slovaquie en compagnie du défenseur Erik Cernak.
Et ce qui saute immédiatement aux yeux, c’est son implication. Son coup de patin est explosif, ses mains sont rapides, son intensité est remarquable et il multiplie les exercices techniques à haute vitesse.
Slaf is alive!!! pic.twitter.com/UESB8Ga3Fb
— 𝒓𝒐𝒙𝒂𝒏𝒏𝒆 (@slafonthebeach) July 15, 2026
On ne voit absolument pas un joueur démobilisé ou affecté par son contrat. On voit un athlète complètement investi dans sa préparation.
C’est probablement la meilleure réponse possible aux théories voulant que les jeunes vedettes du Canadien soient devenues prisonnières de leurs propres rabais.
Parce que si Slafkovsky était réellement frustré, s’il nourrissait un ressentiment envers Kent Hughes ou Jeff Gorton, ce n’est certainement pas l’attitude qu’il afficherait au cœur de l’été. Au lieu de parler de son salaire ou de comparer son contrat à ceux signés ailleurs dans la LNH, il continue simplement de travailler pour devenir un meilleur joueur.
Il faut aussi rappeler que Slafkovsky n’a que 22 ans et qu’il vient de connaître la meilleure saison de sa carrière avec 30 buts et 73 points.

Son développement est loin d’être terminé. Son objectif est clair : arriver au camp d’entraînement prêt dès le premier jour afin de franchir un autre niveau. C’est exactement ce que démontre cette vidéo.
Évidemment, personne ne peut prétendre savoir ce que pense réellement un joueur lorsqu’il voit le marché exploser.
Oui, il est possible que certains regardent les nouveaux contrats avec intérêt. Oui, il est normal qu’un athlète compare parfois sa valeur à celle des autres. Mais entre cette réflexion et l’idée d’un vestiaire en furie ou de joueurs qui regrettent profondément leur signature, il y a un immense fossé.
Dans le cas de Slafkovsky, les images racontent une histoire complètement différente.
Elles montrent un joueur concentré sur le hockey.
Un athlète qui ne perd pas son temps à envoyer des messages publics.
Une vedette qui répond sur la glace.
Le cash est une chose. La vraie fierté en est une autre.
Le hockey version Slaf... ça n'a pas de prix...
