Mike Matheson vit le pire moment de sa vie: il se vide le coeur

Mike Matheson vit le pire moment de sa vie: il se vide le coeur

Par David Garel le 2026-05-17

Mike Matheson vit le moment le plus cruel de sa carrière montréalaise.

C'est tellement triste à regarder.

Samedi soir, les Canadiens de Montréal avaient tout devant eux. Une avance de 3-1. Le Centre Bell prêt à exploser. Une occasion d’éliminer les Sabres de Buffalo et d’accéder à la finale de l’Association de l’Est.

Quelques heures plus tard, le Canadien quittait la glace sous les huées après une humiliation de 8-3.

Et au centre de la tempête, un nom revient constamment : Mike Matheson.

Le vétéran montréalais a vécu un cauchemar. Sur la glace pour six buts des Sabres. Au cachot sur un autre, alors que sa pénalité de 4 minutes a tout changé. Des revirements. Des lectures ratées. Des couvertures perdues. Des décisions douteuses avec la rondelle.

Une soirée à oublier.

Ou plutôt une série difficile à ignorer.

Parce qu’il faut avoir l’honnêteté de le dire : Matheson est tranquillement devenu une machine à revirements dans cette série.

Le pire? On dirait que tout a basculé après cette pénalité de bâton élevé.

Un geste qui a changé le momentum du match. Un moment où le Canadien avait encore le contrôle émotionnel de la rencontre. Buffalo cherchait de l’air. Puis soudainement, les Sabres ont trouvé une ouverture.

Et à partir de là, tout s’est écroulé.

Quatre buts en avantage numérique pour Buffalo.

Une catastrophe défensive collective. Mais Matheson, par son rôle et son temps de glace, se retrouve automatiquement sous le microscope.

C’est injuste pour le bouc-émissaire du CH quand ça va mal? Oui, surtout pour sa famille et ses proches.

Mais c’est aussi le prix d’être un défenseur payé 6 millions de dollars par année pendant encore six saisons.

Ouch.

Quand tu signes un contrat de cette ampleur, dans ta ville natale, avec le poids émotionnel que ça représente, tu deviens un symbole. Pour le meilleur… et pour le pire.

Et présentement, les critiques pleuvent.

Les réseaux sociaux sont devenus impitoyables.

On lui reproche ses risques inutiles. Ses revirements en sortie de zone. Son manque de simplicité quand le match commande justement du hockey simple. Certains vont déjà jusqu’à demander de le transiger cet été.

Ça commence à devenir pesant.

Surtout quand on connaît l’humain derrière le joueur.

Matheson l’a déjà admis lui-même : il voit ce qui se dit.

« Je le vois. Je vois comment les gens parlent de moi parfois, et c’est frustrant. »

Il comprend les critiques. Il sait qu’il prend des risques. Il a même expliqué pourquoi il refuse de jouer un hockey conservateur :

« Si tout le monde tirait simplement la rondelle sur la vitre, vous ne gagneriez aucun match. Vous devez avoir des joueurs capables de changer le match. Vous ne pouvez pas faire ça sans prendre certains risques. »

C’est vrai.

Le problème, c’est qu’en séries, surtout dans un match numéro six à domicile où tu mènes déjà, la ligne entre courage et témérité devient mince.

Samedi, on n’a jamais senti le Mike Matheson calme et contrôlé qui avait été si important pendant la saison.

On a vu un joueur nerveux. Pressé. Brouillon.

Même lui semblait secoué après la rencontre.

« Le momentum a changé. On n’a pas su le rattraper », a-t-il admis, visiblement ébranlé.

Quand on lui a demandé pourquoi tout avait dérapé, sa réponse disait beaucoup :

« Honnêtement, je ne suis pas trop sûr. »

Ishhh...

Ça résume assez bien le sentiment général autour du Canadien aujourd’hui.

Comment une équipe qui menait 3-1 a-t-elle pu s’effondrer au point de donner sept buts sans riposte?

Comment un groupe aussi résilient tout le printemps a-t-il soudainement perdu le contrôle?

Et surtout : comment Mike Matheson, un des piliers de cette équipe, a-t-il pu vivre un match aussi difficile?

Il faut aussi faire attention avant de tomber dans le massacre gratuit.

Parce qu’on parle d’un gars de Montréal. Un joueur profondément attaché aux Canadiens de Montréal. Un vétéran qui a accepté le poids immense de jouer ici. Un joueur qui, malgré les critiques, joue à toutes les sauces.

Seulement une poignée de défenseurs dans toute l’histoire des Canadiens de Montréal ont fait mieux en terme de temps de glace sur une année complète. (surtout en désavantage numérique)

Et pourtant, dès que ça va mal, le jugement devient féroce.

Sa famille lit tout.

Sa femme voit les commentaires.

Les critiques.

Les demandes de transaction.

Les insultes.

Matheson l’a reconnu lui-même :

« En tant que gars de Montréal, tu penserais que les gens m’aimeraient un peu plus. Mais tout le monde ne va pas t’aimer. »

Triste.

Sauf qu’en même temps, le hockey ne donne pas beaucoup de compassion après une humiliation comme celle-là.

Le match numéro sept arrive vite.

Très vite.

Et la réalité est simple : Mike Matheson a maintenant une occasion immense devant lui.

Faire oublier le désastre.

Ou voir cette soirée de samedi devenir le match qu’on lui reprochera pendant très longtemps.

À Montréal, un seul match peut changer un récit.

Lundi soir, il devra le changer.