Message cinglant: Nick Suzuki perd patience envers Kent Hughes

Message cinglant: Nick Suzuki perd patience envers Kent Hughes

David Garel
Le 2026-08-27

Nick Suzuki envoie un message cinglant à Kent Hughes et par la bande... à Martin St-Louis : le Shérif doit rester.

Le capitaine n’a pas besoin de crier pour envoyer un message.

Il lui suffit de choisir ses mots. Et on sent qu'il est à bout de patience.

Le capitaine du Canadien de Montréal vient de placer Kent Hughes et Martin St-Louis devant une réalité qu’ils ne pourront pas ignorer lorsque le camp d’entraînement commencera : Arber Xhekaj est une pièce importante du Canadien. Mais surtout, il est une pièce importante du vestiaire.

« Arber est une pièce importante dans notre vestiaire et sur la glace. »

Fin de la discussion?

Clairement, Suzuki n'est plus capable du fait que Martin St-Louis le méprise et que son DG tente de le signer pour des peanuts.

Cette déclaration arrive alors que Xhekaj est encore sans contrat et que son nom circule depuis des semaines dans les rumeurs de transaction.

Elle arrive après deux saisons durant lesquelles le défenseur n’a jamais obtenu la confiance de Martin St-Louis. Elle arrive surtout après que le clan Xhekaj a ouvert la porte à une transaction, alors que plusieurs équipes de la LNH auraient manifesté de l’intérêt.

Et elle arrive après une scène qui mérite de ressortir.

Martin St-Louis avait déjà été confronté au phénomène du « Shérif ».

Le surnom avait été adopté par les partisans. Il était partout. Les réseaux sociaux l’avaient transformé en véritable personnage. Le Québec avait décidé qu’Arber Xhekaj était le Shérif de Montréal.

St-Louis, lui, avait pris ses distances.

« Quand vous avez commencé à l’appeler ainsi, personne ne le faisait dans l’organisation. »

« Personne ne l’appelle le Shérif dans notre vestiaire. C’est vous qui l’appelez comme ça. »

Nick Suzuki vient de lui répondre.

Le vestiaire, lui, l’appelle le Shérif.

Le capitaine ne dit pas qu’Arber Xhekaj est simplement un bon gars. Il ne clame pas qu’il apprécie son énergie ou qu’il aimerait bien le voir rester.

Il affirme qu’Arber Xhekaj est une pièce importante du vestiaire et de la glace.

Lorsque ton capitaine utilise exactement ces mots alors que ton joueur est au centre de rumeurs de transaction, il faut écouter.

Il faut que Martin St-Louis se couche,

Suzuki est celui qui doit diriger ce groupe.

C’est lui qui doit vivre avec ses coéquipiers.

C’est lui qui doit bâtir une culture capable de gagner des séries éliminatoires.

Et visiblement, dans cette culture, le Shérif a sa place.

Le Canadien peut analyser les statistiques de Xhekaj. Il peut regarder ses erreurs défensives que St-Louis appelle les "erreurs niaiseuses".

Il peut comparer son temps de glace avec celui des autres défenseurs. Il peut se demander s’il est suffisamment fiable pour jouer 18 ou 20 minutes par rencontre.

Mais le vestiaire, lui, voit autre chose.

Il voit un gars qui protège ses coéquipiers qui change le comportement des adversaires et peut répondre lorsque quelqu’un touche à Lane Hutson, Ivan Demidov ou Cole Caufield.

Le shérif donne une identit à cette équipe.

Et dans une formation qui veut franchir une autre étape après avoir atteint la finale de l’Association de l’Est, cette dimension-là ne devrait pas être balayée du revers de la main.

Suzuki ne s’est d’ailleurs pas arrêté à Xhekaj.

Il a également envoyé un message concernant Zachary Bolduc.

« Ce sont deux joueurs très importants. Zach a eu une bonne année. Il a progressé durant la saison et en séries. Et, évidemment, Arber est une pièce importante dans notre vestiaire et sur la glace. »

« J’espère qu’ils pourront tous les deux régler ça. Il y a encore en masse de temps, je suis très confiant. »

Le capitaine vient donc de placer les deux dossiers dans la même catégorie.

Bolduc doit rester.

Xhekaj doit rester.

Et le vestiaire veut les deux, même s'il s'agit des deux indésirables de Martin Napoléon St-Louis.

Le Shérif est numéro un dans le coeur des partisans... et de la chambre...

Mais l’entraîneur le traite comme un moins que rien.

Suzuki est tanné. Chapeau à lui. Ça prend du guts de confronter ton DG et ton coach... en même temps...