Depuis plusieurs semaines, le nom de Mason McTavish revient constamment dans les discussions entourant le Canadien de Montréal.
Le profil est séduisant.
Un centre de 23 ans.
Un attaquant de 6 pieds 1 pouce et plus de 215 livres.
Un joueur capable de produire offensivement tout en apportant une présence physique qui manque parfois à l’attaque montréalaise.
Ajoutez à cela un contrat de sept millions de dollars par saison pour encore plusieurs années et il devient facile de comprendre pourquoi autant de partisans rêvent de le voir débarquer à Montréal.
Par contre, lorsqu’on regarde le dossier sous un autre angle, une question importante mérite d’être posée.
Est-ce que Mason McTavish représente réellement le type de joueur que Martin St-Louis recherche pour son système?
C’est ici que le débat devient intéressant.
Selon les informations rapportées récemment par Chris Johnston, certaines inquiétudes existeraient du côté des Ducks d’Anaheim concernant deux aspects précis du jeu de McTavish.
Son coup de patin.
Sa lecture du jeu sans la rondelle.
Ce sont justement deux éléments qui occupent une place centrale dans la philosophie de Martin St-Louis.
Depuis son arrivée derrière le banc du Canadien, l’entraîneur-chef répète constamment le même message.
La vitesse d’exécution est primordiale.
La rapidité des décisions est essentielle.
Chaque joueur doit être capable de soutenir le rythme imposé par son système de jeu.
Le Canadien mise sur la transition rapide, la pression constante et un engagement défensif qui demande énormément d’énergie sur 200 pieds.
Le fameux système homme à homme exige une concentration presque parfaite.
Chaque erreur peut rapidement se transformer en occasion de marquer pour l’adversaire.
On l’a déjà vu dans le passé.
Martin St-Louis n’hésite jamais à corriger publiquement certains joueurs lorsque les détails défensifs ne sont pas respectés.
Même des vétérans ou des joueurs bien établis ont déjà reçu des messages très clairs lorsque leur implication ne répondait pas aux attentes.
C’est pourquoi plusieurs observateurs pourraient se demander si McTavish constitue réellement le candidat idéal pour occuper le poste de deuxième centre derrière Nick Suzuki.
Attention.
Cela ne veut absolument pas dire que le joueur des Ducks n’a pas de valeur.
Bien au contraire.
McTavish possède plusieurs qualités qui attirent naturellement l’attention des directeurs généraux à travers la LNH.
Son tir est dangereux.
Sa protection de rondelle est excellente.
Son jeu physique devient un atout important lorsque les matchs gagnent en intensité.
Durant les séries éliminatoires, ce type de joueur peut rapidement faire une différence.
Voilà pourquoi Kent Hughes continue probablement de surveiller ce dossier avec beaucoup d’intérêt.
Le directeur général du Canadien cherche activement des solutions pour améliorer son top-6 offensif.
Trouver un deuxième centre capable d’aider Ivan Demidov demeure l’une des priorités de l’organisation.
Toutefois, le défi consiste à identifier un joueur capable de s’intégrer harmonieusement dans la structure déjà mise en place par Martin St-Louis.
C’est précisément ce qui rend le dossier McTavish aussi intrigant.
D’un côté, le talent est indéniable.
De l’autre, certaines caractéristiques de son jeu soulèvent des interrogations légitimes lorsqu’on les compare aux exigences du système montréalais.
Une chose demeure certaine.
Si McTavish débarquait à Montréal, il ne serait pas laissé à lui-même.
Jumelé à des joueurs rapides comme Ivan Demidov ou Alex Newhook, plusieurs de ses faiblesses pourraient être atténuées.
Ces deux attaquants possèdent la vitesse nécessaire pour ouvrir des espaces et accélérer le rythme du jeu.
Dans ces circonstances, McTavish pourrait davantage exploiter ses forces offensives et son imposante présence physique.
Pour l’instant, les rumeurs continuent de circuler.
Kent Hughes adore explorer toutes les possibilités lorsqu’approche le repêchage ou l’ouverture du marché des joueurs autonomes.
Une transaction demeure loin d’être garantie.
Par contre, si le nom de Mason McTavish continue de revenir dans l’actualité montréalaise, c’est probablement parce que les discussions existent bel et bien quelque part.
Reste maintenant à savoir si Martin St-Louis partage le même enthousiasme que plusieurs partisans du Canadien.
