Alexander Zharovsky est à Brossard.
Tous les jours depuis qu'il est arrivé à Montréal mercredi, il saute sur la glace, travaille son coup de patin, perfectionne ses mains et prépare la prochaine étape de sa carrière.
L’espoir des Canadiens Alexander Zharovsky est arrivé à Montréal et s’entraîne ce matin du côté de Brossard! 🔥 #habs pic.twitter.com/zA3XLT8ut7
— RDS (@RDSca) June 12, 2026
Les vidéos qui circulent depuis quelques jours montrent un jeune homme concentré, investi et déterminé à impressionner l’organisation des Canadiens de Montréal.
Alexander Zharovsky a patiné quelques minutes tôt ce matin à Brossard.
— DansLesCoulisses (@DLCoulisses) June 11, 2026
Il était sur le décalage horaire, lui qui est arrivé hier ✈️
Selon des gens sur place, on peut s’attendre à le voir patiner à nouveau la semaine prochaine, cette fois avec Ivan Demidov. Les deux sont… pic.twitter.com/MY5ECVc13a
Pourtant, derrière ces images se cache une réalité assez particulière.
Pendant qu’il s’entraîne à Brossard, Zharovsky continue de voir son nom circuler dans les rumeurs de transactions.
Depuis des mois, son nom revient dans toutes sortes de scénarios.
Il devrait être un membre des Maple Leafs de Toronto si l'ex DG Brad Treliving avait soumis le courriel de la transaction une minute plus tot.
Après la transaction Zharovsky-Pickford-deux choix de 1re ronde pour Matthew Knies qui a été avortée, le Russe a été associé à des discussions impliquant de gros joueurs établis.
On l’a lié à différentes équipes.
À Détroit pour Dylan Larkin.
Au New Jersey pour Nico Hischier.
À Anaheim pour Mason McTavish.
On l’a présenté comme une pièce importante pouvant servir à acquérir un centre de deuxième trio ou un attaquant de puissance comme Matthew Knies.
Pendant qu’il travaille pour réaliser son rêve à Montréal, il entend constamment parler de la possibilité de devoir quitter Montréal.
Ce n’est pas une situation facile pour un jeune de son âge.
Encore moins lorsqu’on pense à tout ce qui s’est passé depuis son repêchage.
L’an dernier, il n’avait même pas pu participer au camp de perfectionnement du Canadien en raison de problèmes administratifs liés à son visa.
Cette année, il a choisi de passer une grande partie de son été à Montréal pour s’entraîner avec Ivan Demidov et poursuivre son développement en Amérique du Nord.
Il est déjà en ville.
Il sera présent au camp de perfectionnement.
Il investit temps, énergie et argent pour poursuivre sa progression.
Et pendant ce temps, les rumeurs continuent.
Même sa glace estivale n'est pas prise en charge directement par l’organisation.
Selon nos informations, Zharovsky doit payer pour louer les installations de Brossard.
Il faut dire que c'est le cas pour pour tous les joueurs qui organisent eux-mêmes leur préparation estivale avec leurs agents et leurs entraîneurs personnels pour utiliser la glace du Centre CN.
Mais ça me rend mal à l'aise quand même.
Oui, je sais que Dan Milstein représente Kucherov, Demidov et les plus grandes vedettes du hockey et qu’il a largement les moyens d’organiser tout ça.
Ce n’est pas une question d’argent. C’est une question de symbole. Quand un espoir fait autant d’efforts pour s’identifier à ton organisation, le CH devrait trouver une façon de lui montrer qu’il compte vraiment dans leurs plans.
Tu entends toutes les rumeurs.
Tu traverses l’océan.
Tu t’installes à Montréal.
Tu consacres ton été à te rapprocher de l’organisation.
Tu t’entraînes à Brossard.
Tu montres tes habiletés sur la glace.
Chaque matin, tu te réveilles en sachant que ton nom pourrait faire partie de la prochaine transaction majeure de Kent Hughes.
Peu de jeunes espoirs vivent avec ce genre de pression.
C’est ce qui rend le dossier Zharovsky aussi triste.
Le Canadien l’aime énormément.
Sinon, son nom ne posséderait pas autant de valeur sur le marché.
Mais c’est précisément ce qui complique sa situation.
Plus son potentiel est élevé, plus il devient intéressant dans une négociation.
Plus il devient intéressant dans une négociation, plus les rumeurs se multiplient.
Et pendant que les dirigeants discutent de Dylan Larkin, de Mason McTavish ou d’autres gros noms susceptibles d’être disponibles, Zharovsky continue simplement de faire ce qu’il contrôle.
Patiner.
S’entraîner.
Progresser.
Attendre.
Et payer sa glace.
Ouch.
Au final, la seule chose qu’il ne contrôle pas, c’est peut-être la plus importante de toutes.
L’endroit où il jouera son prochain match dans quelques années.
