Lune de miel terminée: Chris Kreider passe dans le tordeur du Québec
Chris Kreider. Capture d'écran-youtube

Lune de miel terminée: Chris Kreider passe dans le tordeur du Québec

David Garel
Le 2026-09-30

Le Canadien a gagné son match d’ouverture, mais les réseaux sociaux n’ont pas célébré tout le monde de la même façon. Chris Kreider passe déjà dans le tordeur.

Le vétéran a été invisible comme un fantôme et son utilisation sur le premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield commence déjà à agacer les partisans du CH.

Cette combinaison avait été choisie dès le camp, et même si tout le monde a vu que Kreider n'était pas capable de suivre le rythme de Caufield et Suzuki, Martin St-Louis s'est entêté.

Le problème, c’est que le premier trio n’a rien donné hier. Caufield a au moins trouvé une façon de se salir le nez et de terminer avec trois mises en échec. Kreider, lui, n’a pas imposé sa présence comme on l’attend d’un joueur de sa stature.

Sur les réseaux sociaux, le procès a été encore plus sévère. Plusieurs partisans ont carrément commencé à se demander si Chris Kreider était déjà trop vieux pour suivre le rythme du premier trio.

Son âge, sa lenteur et la crainte de voir Montréal miser sur un vétéran dont le meilleur hockey serait derrière lui étaient sur toutes les lèvres. Certains parlaient même d'un Patrik Laine 2.0.

Slafkovsky n’a pas davantage réussi à faire sentir sa présence avec Ivan Demidov et Alex Newhook.

Après une seule rencontre, les partisans réclament déjà un retour à leur combinaison chérie qui leur paraît beaucoup plus naturelle : Slafkovsky avec Suzuki et Caufield.

Et l’autre gros problème, c’est Alex Newhook au centre. Le Canadien l’a utilisé comme « couteau suisse » en l’absence d’Oliver Kapanen, blessé au bas du corps, mais son passage au centre avec Slafkovsky et Demidov a été catastrophique.

Newhook possède la vitesse pour jouer sur un trio offensif, mais le centre exige une lecture du jeu, une gestion des espaces et une capacité à distribuer la rondelle qui ne font pas de lui une solution naturelle au milieu. Il doit retourner à l’aile. Il n'a tout simplement pas le Hockey IQ pour jouer au centre.

Le retour de Kapanen fera du bien. Le Finlandais était blessé pour le match d’ouverture et avait justement été utilisé avec Slafkovsky et Demidov durant le camp.

Ce trio avait connu une bonne séquence la saison dernière, avec 25 buts marqués contre 18 accordés en près de 364 minutes à cinq contre cinq. Si Kapanen revient en santé, Newhook à l’aile et Kapanen au centre donnent une configuration beaucoup plus cohérente.

Puis arrive la question qui commence déjà à revenir : pourquoi avoir donné 5,5 millions de dollars par année à Newhook sur 4 ans?

Quand il doit être déplacé à l’aile pour libérer une place au centre, alors que Kapanen est absent et que l’équipe cherche encore sa structure, le contrat commence forcément à être scruté.

Le Canadien a besoin que Newhook devienne un joueur fiable dans son rôle, pas d’un joueur que l’entraîneur déplace partout pour réparer les trous de l’alignement.

Et pendant ce temps, la perte de Kirill Marchenko fait encore plus mal. Toronto l’a récupéré et l’attaque montréalaise aurait certainement profité d’un joueur capable de créer davantage de danger autour de Demidov, mais les Maple Leafs ont finalement remporté la course.

Aujourd’hui, après un seul match, les partisans regardent leur top six et se demandent déjà où trouver cette étincelle supplémentaire.

Pour Kreider, le lendemain de veille est donc particulièrement difficile. Une victoire du Canadien, mais déjà une pression énorme sur le premier trio.

Si Slafkovsky retrouve Suzuki et Caufield, si Kapanen revient au centre et si Newhook retourne à l’aile, il ne reste qu’une question : où placer Chris Kreider? Les réseaux sociaux ont déjà leur réponse. Ils ne veulent plus le voir sur le premier trio.

Bienvenue à Montréal. Voilà ce que c’est, jouer pour le Canadien. Tu arrives avec une réputation de vétéran, 35 ans, près de 1000 matchs dans la LNH, huit saisons consécutives d’au moins 20 buts et une réputation de joueur de séries.

Tu disputes ton premier match avec le CH et, quelques heures plus tard, les réseaux sociaux sont déjà en train de te démonter.

Dany Dubé a lui-même résumé la performance en disant que Kreider « n’était pas très visible ». C’est ça, Montréal. Tu peux avoir 14 saisons dans la LNH, une tonne de buts et une réputation établie : si tu disparais pendant ton premier match, le lendemain matin, tout le monde se demande déjà si tu es fini.

Sale destin.