Le vestiaire perd la tête avec Cole Caufield: David Savard voit rouge

Le vestiaire perd la tête avec Cole Caufield: David Savard voit rouge

Par David Garel le 2026-05-10

Le vestiaire du CH perd la tête... avec Cole Caufield...

L'ancien défenseur du CH, David Savard, lance un avertissement à la chambre.

Il était temps.

Parce qu’à un certain moment, il faut arrêter de jouer pour Cole Caufield.

Il faut recommencer à jouer avec Cole Caufield.

La nuance est immense.

Depuis quelques matchs, tout le monde voit ce qui se passe. Cole Caufield traverse une léthargie offensive au pire moment possible.

Cole Caufield n’a maintenant qu’un seul but en neuf matchs depuis le début des séries éliminatoires. Une statistique honteusepour un joueur de 51 buts en saison régulière.

Encore plus inquiétant : Caufield n’a qu’un but à ses 11 derniers matchs (saison régulière et séries combinées).

Son dernier but à cinq contre cinq remonte toujours au 9 avril dernier, face au Lightning de Tampa Bay, quand il avait finalement atteint le plateau des 50 buts.

Cela fait maintenant plus d’un mois sans but à forces égales.

Le plus inquiétant? Depuis le début de la série contre les Sabres de Buffalo, le hockey est pourtant beaucoup plus ouvert que face au Lightning.

Plus d’espace. Plus de transitions. Plus d’occasions de marquer. Théoriquement, c’est exactement le genre de série où Cole Caufield est supposé exploser offensivement.

Et autour de lui?

On sent parfois que tout le monde essaie presque trop de l’aider.

Trop de passes forcées.

Trop de jeux compliqués.

Trop de séquences où l’on cherche Cole comme si chaque présence devait absolument se terminer avec un lancer de son côté.

David Savard voit rouge : ça doit arrêter.

« Les autres joueurs du Canadien ne doivent pas chercher à en faire plus que nécessaire et à lui refiler la rondelle à tout prix. Si Caufield est dans la meilleure position pour marquer, pas de problème. Mais si on se prive de bonnes options de jeu en voulant le rejoindre, on se tire une balle dans le pied. »

Toute la Ligue nationale le voit.

Les Sabres de Buffalo le voient.

Lindy Ruff le voit.

Chaque entraîneur vidéo le voit.

Quand une équipe comprend qu’un trio essaie de nourrir un joueur en particulier, elle ajuste immédiatement ses couvertures défensives.

On l’a déjà vu cette année lorsque Caufield poursuivait le plateau des 50 buts.

Pendant plusieurs matchs, il est resté coincé à 49.

Pourquoi?

Parce que tout le monde voulait tellement le voir atteindre ce chiffre symbolique que certains jeux devenaient prévisibles.

Et bien la même chose est arrivée lors du dernier match contre les Sabres. Juraj Slafkovský refusait un lancer évident pour tenter une passe de trop vers Caufield.

Des deux contre un où l’option logique disparaissait parce qu’on voulait « aider Cole ». Même Nick Suzuki semblait parfois chercher son ailier avant de regarder ailleurs.

Le problème?

Les adversaires ne sont pas naïfs.

Quand toute la patinoire sait où la rondelle s’en va, les espaces disparaissent rapidement.

Buffalo sait très bien que Montréal veut revoir Caufield débloquer offensivement. Les Sabres ferment les lignes de passes. Ils anticipent les jeux. Ils savent qu’à certains moments, le réflexe naturel du Canadien devient : trouver le numéro 13.

Résultat?

Des revirements.

Des possessions gaspillées.

Des attaques qui meurent avant même de devenir dangereuses.

Le plus ironique dans toute cette histoire, c’est que le Canadien gagne quand même.

Alex Newhook vient de marquer deux buts. Nick Suzuki continue de produire. Même sans un Cole Caufield dominant, les Canadiens de Montréal trouvent une façon de survivre.

C,est la meilleure nouvelle possible pour lui.

Le poids du monde n’a pas besoin d’être sur ses épaules.

David Savard veut que son avertissement soit clair.

Caufield ne panique pas. Alors arrêtons de perdre la tête autour de lui.

« Tous les buteurs naturels traversent ce genre de séquence. Ce n’est pas la première fois que Cole vit ça. »

Le vétéran est convaincu qu’il va débloquer.

Mais ça risque d’arriver le jour où les Canadiens de Montréal vont recommencer à jouer normalement.

Le jour où le vestiaire va arrêter de vouloir sauver Cole Caufield.

Car en ce moment, c'est toute la chambre qui panique...