Kent Hughes face à un mur : la frustration grandit

Kent Hughes face à un mur : la frustration grandit

William Petit Lemay
Le 2026-07-12

Depuis plusieurs semaines, un même objectif revient constamment dans les discussions entourant le Canadien de Montréal.

Kent Hughes veut ajouter un attaquant capable d’évoluer dans un top-6. Idéalement, un joueur dans la vingtaine qui pourrait grandir avec le noyau actuel et accompagner Ivan Demidov pendant plusieurs années.

Le problème, c’est que ce type de joueur est presque impossible à obtenir.

Lors du plus récent épisode du balado 32 Thoughts, Elliotte Friedman a d’ailleurs expliqué que ce dossier représente une véritable source de frustration pour le Canadien.

« Je pense que la frustration du Canadien est la suivante : s’ils pouvaient trouver un jeune attaquant top-6, quelqu’un dans la vingtaine, ils seraient agressifs. »

Cette phrase résume parfaitement la réalité actuelle.

Le Canadien est prêt à bouger.

Le Canadien est prêt à payer un certain prix.

Le Canadien refuse toutefois de sacrifier l’avenir simplement pour compléter une transaction.

Depuis le début de l’été, plusieurs dossiers ont retenu l’attention.

Le nom de Kirill Marchenko a circulé avant qu’il ne demeure finalement à Columbus. Matthew Knies a longtemps alimenté les discussions avant de rester à Toronto. Nico Hischier représentait aussi un rêve pour plusieurs partisans, mais le capitaine des Devils n’est jamais devenu réellement disponible.

Pendant ce temps, d’autres rumeurs continuent d’alimenter les conversations.

Oliver Kapanen est régulièrement présenté comme une pièce qui pourrait entrer dans un important montage, tandis que David Pagnotta a récemment indiqué que Kirby Dach pourrait lui aussi être impliqué dans certaines discussions si un véritable joueur d’impact devenait accessible.

Toutes ces possibilités démontrent une chose : Kent Hughes explore toutes les avenues.

En revanche, il ne veut pas vider son coffre d’espoirs.

Des jeunes comme Michael Hage, Alexander Zharovsky ou plusieurs autres actifs importants représentent une partie du futur de l’organisation. Les choix de premier tour demeurent également précieux dans une reconstruction qui continue d’être bâtie avec méthode.

Cette patience fait parfois naître de l’impatience chez certains partisans.

Pourtant, lorsqu’on regarde le travail accompli depuis son arrivée, il est difficile de nier les progrès réalisés.

Le Canadien possède aujourd’hui l’un des meilleurs bassins d’espoirs de la LNH.

Ivan Demidov fait maintenant partie de l’organisation et représente probablement le plus gros ajout de l’été pour Montréal. Kent Hughes a également continué de solidifier les fondations de son équipe sans compromettre les prochaines années.

Le directeur général n’a jamais caché sa philosophie.

Il préfère attendre quelques mois de plus plutôt que d’effectuer une transaction qu’il risque de regretter rapidement.

Cette approche explique pourquoi le Canadien refuse de surpayer pour un joueur simplement afin de répondre à un besoin immédiat.

Le défi est immense.

Dans une LNH où le plafond salarial augmente rapidement, les formations cherchent davantage à conserver leurs jeunes vedettes qu’à les échanger. Les véritables attaquants top-6 dans la vingtaine deviennent donc des denrées rares.

Chaque directeur général recherche exactement le même profil.

Voilà pourquoi les négociations deviennent aussi compliquées.

Le Canadien continue malgré tout d’appeler partout dans la ligue.

Le besoin demeure le même.

Un deuxième centre établi capable d’épauler Nick Suzuki et Ivan Demidov représente toujours la priorité. L’ajout éventuel d’un défenseur droitier capable d’occuper un rôle dans un top-4 demeure aussi parmi les objectifs de l’organisation.

La grande question concerne maintenant le moment choisi.

Est-ce qu’une occasion se présentera plus tard durant l’été?

Faudra-t-il attendre jusqu’à la date limite des transactions en mars?

Personne ne possède cette réponse.

Une certitude demeure toutefois.

Kent Hughes n’abandonnera pas son plan simplement pour calmer l’impatience autour du Canadien.

Sa patience fait partie de sa façon de diriger depuis le premier jour.

Jusqu’à maintenant, cette philosophie a permis à Montréal de bâtir un noyau jeune qui continue de progresser année après année.

Même si la frustration évoquée par Elliotte Friedman est bien réelle, rien n’indique que le directeur général soit prêt à dévier de son processus.

Le mur est toujours devant lui.

Mais Kent Hughes préfère attendre la bonne ouverture plutôt que de foncer tête baissée.

À suivre...