Le cauchemar continue pour Juraj Slafkovský.
Et cette fois, ce ne sont même plus seulement les partisans des Canadiens de Montréal qui paniquent devant son incapacité à finir ses chances de marquer : les médias de Tampa s’en donnent maintenant à cœur joie.
Depuis la victoire du Lightning de Tampa Bay au Centre Bell, une image circule partout en Floride. Une seule image. Celle de Slafkovský devant un filet pratiquement ouvert contre Andrei Vasilevskiy… incapable de compléter le jeu.

La photo est partout.
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À Tampa Bay, plusieurs médias présentent carrément cette séquence comme “la chance ratée de la série”.
La comparaison qui revient chez plusieurs amateurs de hockey fait mal.
Ça rappelle cette célèbre image de Nathan MacKinnon incapable de compléter dans un filet désert en finale aux Jeux olympiques, une photo devenue un symbole de frustration et d’occasion ratée.

Pour Slafkovský, on commence à sentir le même poids psychologique autour de lui.
Le pire? Même chose pour Ivan Demidov.
Plusieurs analystes répètent que si le Russe avait simplement laissé la rondelle sur la glace au lieu de tenter de la lever contre Vasilevskiy… le but était là.

Mais dans une série où tout semble aller de travers mentalement pour Slaf, même les gestes instinctifs deviennent compliqués. Pire, on compare son choke... à celui de MacKinnon... puis à celui de Demidov...
Et ça commence à paraître lourd sur ses épaules.
Depuis qu’il s’est fait solidement frapper par Brandon Hagel, puis ensuite par Max Crozier, Slafkovský ne ressemble plus vraiment au même joueur. Oui, il travaille. Oui, il essaie encore de créer de l’espace. Mais on sent un attaquant qui joue avec moins de confiance, moins d’instinct et moins de naturel autour du filet.
À 5 contre 5, le premier trio du Canadien traverse un véritable désert offensif. Et forcément, les projecteurs tombent directement sur Slafkovský, surtout quand une photo comme celle-là devient virale partout aux États-Unis.
Le mot “choke” commence effcetivement à circuler chez certains médias et partisans du Lightning, ce qui est probablement exagéré pour un joueur aussi jeune… mais qui montre quand même à quel point la pression devient énorme autour de lui.
Le plus inquiétant, c’est le langage corporel.
On l’a vu frustré.
On l’a vu regarder au plafond après certaines occasions ratées.
On l’a vu presque figé après certains arrêts de Vasilevskiy.
Comme si un singe ( “monkey on his back” ) commençait tranquillement à s’installer... sur son dos...
Et dans un match numéro 7 à Tampa Bay, il n’existe aucun endroit pour se cacher.
Misère...
