Inquiétude à Montréal : Kent Hughes laisse passer la parade des joueurs de centre

Inquiétude à Montréal : Kent Hughes laisse passer la parade des joueurs de centre

André Soueidan
Le 2026-07-01

Quelque chose commence tranquillement à agacer sérieusement les partisans du Canadien de Montréal… et plus les heures avancent, plus le sentiment devient difficile à ignorer.

Pendant que Kent Hughes garde sa stratégie bien serrée et refuse de paniquer sur le marché, les centres de qualité disparaissent les uns après les autres à travers la Ligue nationale.

Des vétérans productifs, des joueurs capables de remplir exactement ce vide que le Canadien tente désespérément de combler depuis des années… et pourtant, Montréal regarde la scène sans bouger.

Vincent Trocheck change officiellement d’adresse, quittant Manhattan après quatre saisons extrêmement solides, dans un échange qui fait déjà énormément réagir partout dans la ligue.

Les Rangers ont réussi à envoyer leur centre de 32 ans en Utah en échange du défenseur Sean Durzi, un arrière droit capable de jouer plus de 20 minutes par match et qui a récolté 27 points en 60 rencontres la saison dernière, du jeune espoir Cole Beaudoin, choix de première ronde en 2024 qui vient d’exploser avec 88 points dans la OHL, en plus d’un choix de troisième ronde en 2027.

En d’autres mots… Chris Drury vient de transformer Vincent Trocheck en un défenseur top-4, un espoir extrêmement prometteur et un autre actif au repêchage.

Plus on regarde cette transaction, plus une question revient… comment un centre aussi utile a pu coûter aussi peu cher pendant que Montréal continue toujours d’attendre son fameux deuxième centre.

Le plus surprenant dans cette histoire, ce n’est même pas le joueur lui-même… c’est surtout le prix.

Trocheck, à 32 ans, traîne encore un contrat qui ressemble presque à une aubaine dans la nouvelle réalité salariale de la LNH.

Son entente court jusqu’en 2029 avec un impact annuel de seulement 5,625 millions de dollars. Seulement.

On parle ici d’un centre établi, un vétéran complet, capable de jouer dans toutes les situations, qui vient de terminer la dernière saison avec 53 points en 67 matchs malgré une année particulièrement difficile chez les Rangers.

Avant ça, il avait récolté 77 points en 82 rencontres, puis 64 points l’année précédente.

Depuis quatre saisons à New York, Trocheck a cumulé 253 points en 313 matchs en maintenant plus de 20 minutes de temps de glace par soir.

À ce prix-là, avec un plafond salarial qui vient d’exploser et des joueurs beaucoup moins dominants qui réclament aujourd’hui des contrats largement au-dessus des sept ou huit millions par saison… il faut se rendre à l’évidence… ce genre de contrat devient presque une rareté.

Et Montréal a regardé ça passer.

Quelques heures plus tôt, un autre nom alimentait pourtant énormément les discussions chez les partisans du Canadien.

Boone Jenner.

Le capitaine des Blue Jackets de Columbus était lui aussi impliqué dans les rumeurs avant de finalement prendre la direction de Washington avec une prolongation qui fait sourciller plusieurs directeurs généraux à travers la ligue.

Quatre ans.

5,75 millions de dollars par saison.

Encore une fois, on parle d’un contrat qui, dans l’environnement économique actuel de la LNH, paraît presque dérisoire.

Jenner, c’est 45 points en 48 matchs cette saison.

L’an dernier, malgré des blessures, il produisait encore à un rythme très respectable tout en apportant exactement ce que plusieurs équipes recherchent au centre… leadership, robustesse, expérience, jeu défensif, présence physique, mises en jeu.

Ce n’est pas Connor McDavid.

Mais ce sont exactement les genres de joueurs qui permettent à une équipe jeune de franchir une nouvelle étape.

Et c’est précisément ce que Montréal cherche depuis des mois.

Évidemment, plusieurs comprendront rapidement la réalité derrière ces dossiers.

Tout indique que certains vétérans possédant des clauses restrictives n’avaient probablement aucun intérêt à venir jouer sous la pression du marché montréalais.

Vincent Trocheck possédait justement une liste limitée d’équipes où il refusait d’être échangé. Boone Jenner contrôlait aussi une bonne partie de son avenir.

Si ces joueurs n’avaient aucun intérêt envers Montréal… tant mieux. On passe à autre chose.

Mais le malaise vient d’ailleurs.

Le marché bouge vite. Les centres se raréfient. Les prix, malgré la hausse du plafond salarial, restent étonnamment raisonnables sur certains dossiers.

Pendant ce temps, Kent Hughes continue d’attendre… probablement convaincu qu’un plus gros coup l’attend quelque part.

Le problème, c’est qu’à force de regarder passer la parade, il pourrait finir par ne plus rester grand-chose sur la route.

Le Canadien a besoin d’un deuxième centre depuis trop longtemps.

Et tranquillement… plusieurs options disparaissent une à une sous les yeux de Montréal.

La patience est une qualité.

Dans la LNH… parfois, ça coûte cher.

Ouch…