Geoff Molson prend la parole : le ton est donné

Geoff Molson prend la parole : le ton est donné

Par André Soueidan le 2026-04-17

À deux jours du début des séries éliminatoires, une voix s’élève au-dessus du bruit… et elle vient directement du sommet de l’organisation.

Vendredi soir, au micro des Amateurs de sports sur le 98.5 FM, Geoff Molson n’a pas seulement parlé. Il a surtout confirmé que quelque chose a changé à Montréal.

Et dès le départ, le message est limpide.

« Il faut être fier des joueurs… des coachs… de Jeff et Kent. C’est une équipe qui a performé au-delà des attentes. »

Ce n’est pas une formule lancée pour faire plaisir aux partisans. C’est un constat assumé par un propriétaire qui a vu son organisation traverser des moments difficiles… et qui voit aujourd’hui une transformation concrète.

Molson ne s’est pas arrêté là. Il a même rappelé à quel point ce groupe a surpris.

« D’être dans le top 5 pour terminer une saison… ça fait longtemps qu’on n’a pas dit ça. Alors, on est très fiers. »

Ce genre de phrase résonne différemment quand elle vient de lui. Parce que derrière, il y a des années de reconstruction, des décisions impopulaires, des doutes. Et aujourd’hui… une forme de validation.

Ce qui frappe encore plus, c’est la façon dont il explique cette progression.

Pour lui, tout ne date pas d’hier.

« J’ai trouvé que tout a commencé vers la fin de la saison régulière l’année passée… c’était le début d’une accélération. »

Le mot est important. Accélération.

Parce que le Canadien ne progresse pas lentement. Il avance vite. Très vite. Et cette saison, selon lui, l’équipe était déjà prête à franchir une autre étape.

Quand il parle du jeu sur la glace, Molson ne tombe pas dans les clichés. Il donne des exemples concrets.

« On a réussi à gagner contre des équipes comme Caroline, Floride, Tampa… des équipes contre qui on avait plus de difficultés. »

Ce n’est pas banal. C’est exactement ce qui sépare une équipe correcte… d’une équipe qui commence à déranger.

Et au cœur de cette évolution, il y a un nom qui revient avec insistance.

Juraj Slafkovsky.

Molson reconnaît que le développement du premier choix de 2022 n’a pas été instantané. Mais aujourd’hui, le ton est complètement différent.

« Il n’a que 21 ans… il continue à progresser… et là, on commence à voir le potentiel qu’on n’avait pas encore vu. »

Mais plus encore que le joueur… c’est l’humain qu’il décrit.

« Il a une bonne personnalité pour un marché comme Montréal… il est très relax… la pression ne l’impacte pas trop. »

Dans une ville comme Montréal, ce genre de détail vaut de l’or.

Et ce n’est pas un hasard si Molson élargit ensuite son discours à toute l’équipe.

« C’est une équipe qui s’aime beaucoup… qui travaille ensemble… qui veut gagner ensemble. »

Ce n’est pas une phrase décorative. C’est la base du projet.

Il parle même d’une « grande famille », évoquant les mariages, les enfants, les liens qui se créent à l’extérieur du hockey. Pour lui, ce n’est pas secondaire… c’est ce qui solidifie le groupe.

Et dans cette structure, un autre pilier ressort clairement.

Martin St-Louis.

Molson en parle avec admiration, mais surtout avec précision.

« Il est très positif… jamais négatif… même quand c’est un mauvais match, pour lui c’est une opportunité. »

Ce type de leadership change une organisation. Il ne parle pas seulement de systèmes… il parle de développement, de mentalité, de progression constante.

Puis arrive le moment où tout le monde veut une réponse claire.

Les séries.

Et là, Molson ne se cache pas… mais il ne promet rien non plus.

« Cette équipe peut gagner n’importe quelle soirée… mais ça va être difficile. Ce n’est jamais facile. »

Lucide. Réaliste. Honnête.

Il ajoute même un élément souvent oublié.

« Même les meilleures équipes de la ligue dans les dernières années n’ont pas nécessairement réussi dans les séries. »

Autrement dit… rien n’est garanti.

Mais malgré tout, une phrase résume tout.

« Je crois en notre équipe. »

Pas un espoir. Une croyance.

Et c’est peut-être ça, le vrai message de cette entrevue.

Geoff Molson ne vend pas du rêve. Il confirme une transformation. Il reconnaît un groupe qui a dépassé les attentes, qui a construit quelque chose de réel… et qui est maintenant prêt à être testé.

Pas parfait.

Pas arrivé.

Mais dangereux.

Et quand le propriétaire parle de cette façon… c’est que quelque chose de sérieux est en train de se passer à Montréal.

À suivre…