Frissons à Buffalo : Ivan Demidov entre dans l’histoire

Frissons à Buffalo : Ivan Demidov entre dans l’histoire

Par André Soueidan le 2026-05-14

Quelque chose flottait dans l’air depuis le début de la troisième période… une espèce de tension électrique impossible à ignorer.

Chaque fois qu’Ivan Demidov touchait à la rondelle, le danger suivait immédiatement derrière lui.

Même les commentateurs de Sportsnet le sentaient venir.

Avant même la mise au jeu de l’avantage numérique du Canadien, la question a été lancée en direct : est-ce que ce serait enfin le moment où Ivan Demidov allait marquer son premier but en carrière en séries éliminatoires?

Quelques secondes plus tard…

Buffalo venait d’obtenir sa réponse.

Et quelle réponse.

Parce que ce but-là n’est pas arrivé par hasard. Ce n’est pas un lancer dévié qui frappe trois patins avant d’entrer. Ce n’est pas une rondelle qui traîne accidentellement dans l’enclave.

Non.

Ce moment-là, Demidov l’a construit lui-même du début jusqu’à la fin.

Tout a commencé avec cette montée en zone où il a littéralement attaqué Rasmus Dahlin un contre un.

Le capitaine des Sabres reculait… reculait encore… puis soudainement Demidov l’a débordé par l’extérieur avec cette explosion qu’on commence tranquillement à comprendre partout dans la LNH.

Dahlin n’avait plus le choix.

Double-échec.
Punition.
Avantage numérique.

Et dans les secondes qui ont suivi, Buffalo venait d’ouvrir une porte qu’il ne fallait surtout pas ouvrir.

Parce qu’Ivan Demidov avait faim.

Depuis le début du match numéro cinq, le jeune Russe était partout. Chaque présence amenait une chance de marquer. Chaque touche de rondelle créait le chaos. On sentait les Sabres nerveux dès qu’il accélérait en entrée de zone.

Même ses coéquipiers le cherchaient davantage.

Le Canadien savait exactement qui était le joueur le plus dangereux sur la glace.

Puis le moment est finalement arrivé.

Boom.

Le filet ouvre.
La rondelle rentre.
Et soudainement, toute la frustration accumulée depuis le début des séries explose en une seule célébration.

La réaction de Demidov disait absolument tout.

Le cri.
Le regard.
L’émotion.

On aurait dit qu’il venait littéralement de s’arracher un poids de 200 livres des épaules.

Parce qu’il le savait. Tout le monde le savait.

Même sans marquer, Ivan Demidov était déjà un des joueurs les plus dangereux du Canadien depuis le début des séries.

Les chances étaient là. Les flashs de génie étaient là. Les séquences élites étaient là.

Il a participé activement à la remonté des siens.

Mais pour un joueur offensif de ce talent-là… le premier but finit toujours par devenir une obsession.

Et honnêtement, Buffalo commençait probablement à croire qu’il allait finir par douter.

Erreur monumentale.

Parce qu’une fois que ce genre de joueur débloque… ça peut devenir extrêmement dangereux pour le reste de la ligue.

Le plus impressionnant dans toute cette histoire, c’est le contexte du but.

Le Canadien venait de vivre des montagnes russes émotionnelles depuis le début du match. Les Sabres avaient marqué rapidement. Montréal avait répondu.

Buffalo avait repris l’avance. Puis tranquillement, le CH commençait à reprendre le contrôle du momentum grâce à sa vitesse et à son talent offensif.

Et au moment précis où Buffalo avait besoin d’un gros jeu défensif de son capitaine…
Rasmus Dahlin s’est fait complètement exposer par Demidov.

Ça aussi, ça marque les séries.

Les grands joueurs ne se contentent pas de récolter des points. Ils forcent les erreurs. Ils poussent les vétérans à paniquer. Ils changent le rythme émotionnel d’un match à eux seuls.

C’est exactement ce qu’Ivan Demidov a fait à Buffalo.

Et pendant quelques secondes après le but, le KeyBank Center est devenu étrangement silencieux.

Comme si tout le monde venait de réaliser la même chose au même moment.

Le Canadien possède peut-être déjà sa prochaine super vedette.

Parce qu’il y a des buts qui servent simplement à noircir la feuille de pointage…

Et il y a des buts qui ressemblent à une naissance.

Celui-là…

Buffalo risque de s’en souvenir très longtemps.

Wow…