Disparition de Kirby Dach et son amoureuse: une triste histoire

Disparition de Kirby Dach et son amoureuse: une triste histoire

Par David Garel le 2026-04-22

La situation dégénère complètement autour de Kirby Dach.

Et là, on dépasse largement le hockey.

Après sa séquence catastrophique en prolongation (dégagement refusé sans franchir la ligne rouge, couverture défensive perdue quelques secondes plus tard), but gagnant du Lightning de Tampa Bay, les réseaux sociaux ont explosé.

À la radio, le ton monte dangereusement. Ça déborde de messages extrêmement durs, on ne veut plus jamais le voir porter le chandail du CH. On est dans une spirale émotionnelle totale où un joueur devient le symbole de toute la frustration d’un marché entier, au point de clamer qu'il a joué le dernier match de sa carrière à Montréal.

Dach avait déjà supprimé les commentaires sous ses publications Instagram depuis longtemps tellement le Québec n'est pas capable de le sentir depuis des lunes.

Mais la tempête est devenue tellement violente qu’il a finalement complètement supprimé sa page Instagram et tous ses réseaux sociaux car il aurait reçu des menaces physique et mettant sa vie en danger.

Et le plus inquiétant?

Même sa conjointe, Jordan Vanderveen… a elle aussi supprimé son compte.

Ça montre jusqu’où cette histoire est rendue.

Quand un joueur sent le besoin de disparaître complètement des réseaux sociaux, c’est déjà énorme. Mais quand sa conjointe efface elle aussi sa présence publique parce que la haine déborde jusque dans sa vie personnelle, ça montre à quel point le climat est devenu toxique autour de lui à Montréal.

On parle d’un gars qui vit déjà avec la pression immense d'être un flop, d'être une porcelaine qui doit toujours revenir de blessures majeures, et maintenant chaque erreur devient virale instantanément.

Chaque geste devient un tribunal public. Alors imaginez hier, quand Dach "le lâche" nous coûte le match... et peut-être la séries...

Honnêtement, ça commence à ressembler à une situation devenue impossible à gérer mentalement à long terme dans ce marché.

Le hockey, à Montréal, peut devenir extrêmement lourd quand un joueur tombe dans l’œil du cyclone. Et présentement, autour de Dach, ce n’est plus juste de la critique sportive. C’est devenu une violence psychologique constante.

Quand les gens commencent à s’en prendre à la blonde d’un joueur, quand la pression devient assez forte pour pousser quelqu’un à effacer complètement sa présence publique, on traverse une ligne dangereuse.

Ses coéquipiers ont le coeur brisé pour lui.

Nick Suzuki a tenté de le défendre après le match :

« Je vais probablement lui parler. Tu apprends de ça. La prochaine fois qu’il sera dans cette situation, il va s’en souvenir et ne le fera plus. J’ai eu ma part de moments comme ça dans ma carrière. »

Même Mike Matheson a essayé d’enlever un peu de pression sur ses épaules :

« Ils ont mis beaucoup de pression sur lui. Les options n’étaient pas vraiment là. On doit mieux soutenir le gars qui a la rondelle. »

Mais malgré ces tentatives de protection, la réalité reste cinglante.

Depuis le 1er mars : aucun but.

Une seule aide en 14 matchs.

Différentiel de -6.

Et maintenant, une erreur qui pourrait complètement changer une série.

Le plus dur dans tout ça, c’est que plusieurs personnes voyaient le danger venir depuis longtemps.

Tout le monde savait que Brendan Gallagher ou Joseph Veleno auraient probablement amené plus de stabilité dans un match comme celui-là.

Mais Martin St-Louis a gardé Dach dans l’alignement.

Et après le match, même St-Louis semblait frustré par la séquence :

« Dach était à la fin de sa présence. Tu ne veux pas faire de dégagement comme ça. »

Il a aussi reconnu que son équipe avait perdu complètement le contrôle émotionnel du match :

« En troisième période, on a manqué de calme. On leur a donné la rondelle. On n’était pas capables de faire de l’échec avant, car ils avaient toujours la rondelle. »

« En prolongation, chaque fois qu’on sautait sur la glace, on commençait en se défendant »,

Et pendant ce temps, de l’autre côté, Jon Cooper respirait enfin.

« Soyons honnêtes : ça aurait été difficile d’aller à Montréal avec un déficit de 0-2. »

Le problème, c’est que pendant que Cooper parlait hockey… Dach, lui, était déjà en train de disparaître des réseaux sociaux avec sa blonde pour tenter d’échapper à la tempête.

Et honnêtement, ça fait peur.

Parce qu’au-delà des erreurs, au-delà de la colère des partisans, personne ne mérite de sentir que sa vie personnelle devient une cible après un match de hockey.

Nos pensées sont avec Kirby, son amoureuse et les deux familles concernées.