Déconfiture de Cole Caufield: Maxim Lapierre le traite de tous les noms

Déconfiture de Cole Caufield: Maxim Lapierre le traite de tous les noms

Par David Garel le 2026-05-04

La pression n’a jamais été aussi lourde sur les épaules de Cole Caufield. Rarement a-t-on vu une marqueur de 50 buts être détruit de la sorte dans les médias de chez nous.

Quand on a vu Maxim Lapierre "péter un plomb" contre le numéro 13 au 2e entracte, on a eu des frissons dans le dos.

Lapierre a tout simplement explosé.

Une sortie en règle historique. Car jamais lors d'un 7e match, le supposé buteur de ton équipe est enfoncé de la sorte alors que le match n'est pas terminé.

Lapierre n’a pas tourné autour du pot. Il a parlé d’un joueur qui ne paie pas le prix, d’un attaquant qui ne bouge pas assez ses pieds, qui évite les zones difficiles, qui ne s’implique pas physiquement comme le hockey des séries l’exige. Le mot “peureux” a circulé. Le mot “lâche” aussi.

Quand ça commence à sortir comme ça à la télévision, en pleine série, tu comprends que le malaise est réel.

Encore plus juste avant la 3e période la plus importante des 5 dernières années. Si Caufield marquait en 3e, Lapierre était humilié devant la province en entier.

Mais Max était tellement persuadé que Caufield allait encore être invisible qu'il a décidé de le découper en mille morceaux devant des téléspectateurs choqués.

Sur la glace, les chiffres donnent raison au malaise.

14 minutes 29 secondes.

Huitième attaquant le plus utilisé.

Invisible en troisième période d’un match numéro 7.

Pour un marqueur de son calibre, pour un gars censé être au cœur de l’attaque du Canadiens de Montréal… c’est une honte sans précédent.

Le message de Martin St-Louis est clair, même s’il ne le dira jamais frontalement devant les caméras.

Quand tu sépares Caufield de Nick Suzuki… c’est que quelque chose ne fonctionne plus.

Surtout que St-Louis a "benché" Caufield pratiquement toute la 3e période lors du match numéro 6.

Et hier, tu l'écartes... de son meilleur ami...

C’est l’un des duos les plus naturels de l’équipe.

L’un des plus dangereux.

L’un des plus constants depuis des années.

Le briser en séries, dans un match aussi crucial, ce n’est pas un test.

C’est un signal d'alarme.

Et pendant que tout ça se passe, la critique devient de plus en plus lourde autour de lui.

La presse écrite embarque.

Les chroniqueurs s’en donnent à cœur joie.

Le Journal de Montréal et La Presse, entre autres, n’y va pas de main morte.

On parle d’un joueur qui ne trouve plus le filet.

Qui rate des chances qu’il marquait les yeux fermés il y a quelques mois.

Qui semble hésiter au lieu d’attaquer.

Mais surtout, qui joue avec la peur au centre.

Parce que c’est ça, le vrai problème.

Quand on le voit avoir peur d'aller dans les coins ou devant le filet car il craint de se casser un ongle... on a envie de tout casser.

Dans une série fermée, physique, étouffante comme celle contre Tampa Bay, il était perdu comme un petit bambi effrayé qui a perdu sa maman dans la nuit.

Il faut prier pour que Caufield redevienne dangereux contre les Sabres de Buffalo.

Parce que le prochain adversaire du CH offre un style complètement différent.

Plus ouvert.

Plus rapide.

Moins étouffant.

Un style qui pourrait enfin redonner de l’espace à Caufield.

Mais les Sabres sont gros et frappent fort. Caufield devra retrouver le courage dans son coeur,

Comme Lapierre l'a dit. Contre le Lightning, le cordon de son coeur a trempé dans la M....