Cri du coeur: Nick Suzuki saute une coche contre les diffuseurs de la LNH

Cri du coeur: Nick Suzuki saute une coche contre les diffuseurs de la LNH

Par David Garel le 2026-05-04

Wow...

Nick Suzuki saute une coche contre les diffuseurs de la LNH. Ceux qui ont voté pour le trophée Jack-Adams et qui ont ignoré Martin St-Louis.

Lindy Ruff, Dan Muse et Jon Cooper sont les nominés... et Suzuki trouve ça ridicule...

Il y a des moments où un joueur ne parle pas seulement comme un capitaine.

Il parle comme la voix de toute une équipe.

Et après cette série complètement folle contre le Lightning de Tampa Bay, le chef de meute n’a pas tourné autour du pot une seule seconde.

Parce que pour lui, il n’y a même pas de débat : Martin St-Louis devait être finaliste au trophée Jack Adams Award... et il devrait le gagner les yeux fermés.

La sortie de Nick Suzuki vise directement ceux qui votent pour le trophée Jack Adams Award, les membres de la NHL Broadcasters’ Association, donc les analystes et commentateurs liés aux diffuseurs de la ligue, qui déterminent les finalistes.

On parle des voix médiatiques qui couvrent les matchs toute l’année. TVA Sports et RDS en font partie et même du côté francophone, on nous dit que St-Louis n'a reçu pratiquement aucun vote des Félix Séguin, Patrick Lalime, Pierre Houde et Marc Denis de ce monde.

Et comme le vote est basé uniquement sur la saison régulière, sans tenir compte de ce que Martin St-Louis vient d’accomplir en séries contre Jon Cooper, Suzuki voit ça comme une vision incomplète du travail réel d’un entraîneur.

Dans sa tête, ces « diffuseurs de la LNH » ont raté leur mission, et c’est exactement pour ça qu’il n’a pas hésité à les viser directement.

Quand tu regardes ce qui vient de se passer dans cette série… c’est difficile de lui donner tort.

Parce que ce que St-Louis vient de faire derrière le banc du Canadien de Montréal, ce n’est pas juste gagner une série.

C’est démonter, ajustement après ajustement, un entraîneur comme Jon Cooper… qui est pourtant considéré comme l’un des meilleurs au monde.

Et c’est là que le mot de Suzuki frappe encore plus fort.

« C’est un des meilleurs coachs au monde. Sinon le meilleur.»

« Il a cette façon de trouver la bonne chose à dire dans chaque situation. Il sait comment soutirer le meilleur de nous. "

St-Louis a complètement changé l’ADN de son équipe pour battre Tampa Bay.

Pendant toute la saison, le Canadien vivait par l’attaque. Une équipe ouverte, explosive, parfois désorganisée défensivement.

Puis arrive Tampa Bay.

Une équipe expérimentée.

Structurée.

Capable de t’étrangler match après match.

Et là, St-Louis fait quelque chose que peu de coachs sont capables de faire en pleine série :

Il transforme complètement son équipe.

Le Canadien est devenu une machine défensive.

Un groupe discipliné, compact, engagé dans les détails, capable de fermer le centre de la glace et de vivre avec moins d’attaque pour mieux contrôler le jeu.

Changer ton identité en séries… et gagner avec… ça, c’est du coaching pur.

Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire.

Parce que là où St-Louis a vraiment “mangé” Jon Cooper, c’est dans les ajustements.

Match après match, il n’a jamais laissé son équipe tomber deux fois de suite.

Chaque défaite était suivie d’une réponse.

Chaque problème amenait une solution.

Il l’a dit lui-même :

« Pas juste les trios… des ajustements de structure. Tu essaies de penser à ce qui s’en vient. »

Le coach du CH a modifié la façon de sortir de zone pour éviter la pression agressive du Lightning, ajusté les mises au jeu selon les côtés de glace pour contrer les unités de Jon Cooper, resserré la couverture dans l’enclave en demandant à ses ailiers de descendre plus bas, et changé les lectures en transition pour couper les entrées de zone contrôlées.

À ça, il a ajouté une gestion incroyable de son personnel : retrait d’Oliver Kapanen, insertion de Brendan Gallagher pour amener une autre énergie, éclatement de son premier trio, séquences où Cole Caufield et Suzuki étaient séparés pour éviter certains duels (Caufield a connu une série horrible), utilisation de combinaisons différentes selon les confrontations, et même des ajustements en cours de match pour attaquer des défenseurs précis du Lightning. Ce n’était jamais figé, jamais répétitif.

Phillip Danault a résumé son coac avec une franchise qui en dit long :

« Il s’ajuste énormément… je n’avais jamais vu ça. À chaque match, il ajoute quelque chose. »

Pendant ce temps-là, Cooper essayait de contrôler les confrontations, mais il était en panique.

Le moment qui résume toute la série de St-Louis, c’est le deuxième entracte du match numéro 7.

Zéro tir.

Une période catastrophique.

Une équipe qui aurait pu exploser mentalement.

N’importe quel coach aurait crié.

Lui?

Il a inspiré.

« Il est arrivé dans la chambre gonflé à bloc. Il nous a tous motivés pour la troisième. C’est notre meneur, et chaque gars ferait tout pour lui. Il est tout un entraîneur. En plus, il ne fait ça que depuis quelques années et il va continuer à s’améliorer. Une chose est sûre, c’est qu’il aime ce qu’il fait, et que nous aimons jouer pour lui. » ajoute Suzuki.

St-Louis explique sa mentalité.

« On venait juste de jouer notre pire période de la série, mais on ne s’était pas fait trop mal. Ils avaient juste marqué un but sur l’avantage numérique. On était à la tâche défensivement, mais on n’était pas capables de renverser le momentum ».

« Quand tu sors de ta pire période de la série et que tu dois gagner le match, tu remets les choses en place. On s’est rappelé où on se trouvait »,

« On est encore à égalité. Il reste 20 minutes. On a travaillé trop fort pour se rendre là. On va aller le chercher. »

Pas de panique.

Pas de reproche.

Juste une vision claire.

Et le Canadien est revenu en troisième période comme une équipe complètement différente.

C’est ça, un grand coach.

La gestion humaine.

Parce que St-Louis ne se contente pas de dessiner des systèmes.

Il parle aux joueurs.

Il comprend ses joueurs.

Il sait quoi dire au bon moment.

« Il dit les bonnes choses dans toutes les situations pour tirer le meilleur de ses joueurs. »

Cette équipe aurait pu craquer mille fois.

Elle ne l’a jamais fait parce qu’elle croit en son coach.

Et parce que son coach croit en elle.

Et dans une ligue où le trophée Jack Adams est souvent basé sur des saisons régulières…

Le Canadien vient de rappeler quelque chose d’essentiel :

Les vrais grands coachs se révèlent en séries.

Et cette année, selon son capitaine…

Le meilleur au monde est à Montréal.