Déclaration baveuse: le bourreau de Juraj Slafkovsky ricane en parlant de sa victime

Déclaration baveuse: le bourreau de Juraj Slafkovsky ricane en parlant de sa victime

Par David Garel le 2026-04-27

Les propos de Max Crozier après sa mise en échec sur Juraj Slafkovský passent très mal à Montréal.

Ouch.

Déjà que plusieurs partisans des Canadiens de Montréal trouvaient la mise en échec dangereuse à cause du contact avec la tête et du fait que Crozier semble lever légèrement les patins sur certains angles… voilà maintenant que le défenseur du Lightning de Tampa Bay se bombe pratiquement le torse en revenant sur la séquence.

« C’était un solide contact légal. J’ai réussi à bien le timer et ça faisait du bien. J'ai ressenti énormément de satisfaction »

Le « ça faisait du bien » fait énormément réagir.

Puis il en a remis une couche quand on lui a demandé s’il avait vu l’ouverture arriver.

« Oui. Tête baissée au centre de la glace. C’était assez facile à aligner. »

Il savait exactement ce qu’il allait faire.

Pendant ce temps, Jon Cooper multipliait les compliments envers son défenseur après le match, parlant d’un « gamer », d’un joueur construit pour ce genre de moments et soulignant à quel point « il l’a bien attrapé ».

Et évidemment, ça fait exploser le débat encore davantage.

Du côté de Montréal, plusieurs voient cette séquence comme le véritable tournant émotionnel du match... et de la série en entier.

L’énergie du Centre Bell a changé instantanément après la collision. Slafkovský semblait ébranlé. Le banc du Canadien semblait secoué. Puis le match a tranquillement glissé vers Tampa Bay.

Le journaliste Jérémy Filosa, lui, a complètement perdu patience en voyant plusieurs analystes défendre la légalité du contact.

« Toute la soirée, je me suis obstiné avec mes collègues qui sont convaincus que le point de contact est le thorax. Peut-être que Slafkovský a le thorax dans le nez? »

Puis Filosa est allé encore plus loin.

Il disait être tanné de constamment devoir expliquer les conséquences physiques et mentales que ce type de mise en échec peut laisser sur un joueur, rappelant que la LNH semble encore protéger ce genre de contacts malgré toutes les discussions sur les commotions cérébrales depuis des années.

Il a même cité Eric Lindros comme exemple des dommages qu’un joueur peut traîner longtemps après ce genre d’impact.

Filo a raison. C’est probablement ça qui choque le plus les partisans du Canadien aujourd’hui.

Ce n’est pas seulement la mise en échec.

C’est le ton presque fier employé par Crozier après le match, comme si avoir sonné Slafkovský devant un Centre Bell silencieux représentait l’un des grands moments de sa carrière.

Être fier d’une grosse mise en échec en séries éliminatoires, personne ne va reprocher ça à Max Crozier.

Le hockey des séries, c’est physique, intense et émotif. On peut comprendre ça.

Mais là où plusieurs décrochent complètement, c’est dans la façon dont le bourreau de Slaf en a parlé après le match.

Dire que « c'était jouissif» d’avoir sonné Juraj Slafkovský devant tout le Centre Bell… c’est là que ça commence à passer pour autre chose qu’une simple fierté compétitive.

Il y a une différence entre assumer un gros contact et avoir l’air presque euphorique d’avoir détruit un joueur vulnérable au centre de la glace.

Plusieurs amateurs du CH trouvent justement qu’il manque un minimum de respect dans la façon dont Crozier et même Jon Cooper ont célébré la séquence après le match.

On a même vu le coach du Lightning crier de joie. Comme si le fait d’avoir ébranlé Slafkovský représentait presque un trophée personnel.

Dans une époque où la LNH parle constamment de sécurité des joueurs, de commotions cérébrales et de protection des vedettes, entendre un joueur parler d’une collision potentiellement dangereuse comme d’un moment « jouissif » passe extrêmement mal.

Oui, c’était peut-être légal selon les standards actuels de la ligue.

Mais ça ne veut pas dire qu’il fallait pratiquement rire du gars qui venait de rester sonné sur la glace.

À un certain moment, il y a aussi une question de respect pour le joueur adverse… et pour le sport lui-même.