Tony Marinaro a encore réussi son coup. Mais cette fois, une partie des partisans des Sabres de Buffalo a complètement raté la blague.
Depuis plusieurs années, Tony s’est bâti une réputation bien particulière dans l’univers hockey montréalais : celle du gars qui aime pousser le spectacle un peu plus loin, surtout en séries éliminatoires.
Appeler des commerces dans les villes adverses, improviser des "jokes" absurdes, faire rire son auditoire avec un humour théâtral et assumé, ça fait partie de sa marque de commerce.
Hier, avec les Canadiens de Montréal qui menaient 3-2 dans la série contre les Sabres de Buffalo et une occasion d’éliminer Buffalo au Centre Bell, Marinaro a décidé d’aller dans quelque chose d’encore plus hilarant.
Il a littéralement appelé des salons funéraires.
Pourquoi?
Pour « organiser les funérailles » des Sabres.
Et pourtant, certains partisans des Sabres sur les réseaux sociaux ont totalement perdu la tête et ont décidé de transformer ça en scandale.
Dans les appels, Tony se présente d’abord comme « Lindy », un clin d’œil assez évident à Lindy Ruff. Puis il explique à la réceptionniste qu’il souhaite préparer des funérailles parce qu’une personne bien-aimée est « sous assistance respiratoire » et qu’il ne resterait plus beaucoup de temps.
Voici l'extrait vidéo en question:
The Sabres are on life support and @TonyMarinaro calls funeral homes to prepare 🪦😂#thesickpodcast pic.twitter.com/cT7Y4Mn30p
— The Sick Podcast with Tony Marinaro (@thesickpodcasts) May 15, 2026
Au deuxième appel, il pousse encore plus loin le personnage :
« Je peux vous garantir que d’ici samedi soir, vers 22 h 30, heure de l’Est, il sera décédé. »
Puis vient la ligne qui rend pourtant la blague impossible à mal interpréter :
« Aux dernières nouvelles, il est au KeyBank Center. C’est à cet endroit que Buffalo est décédé. »
Buffalo.
La saison des Sabres.
L’équipe.
Pas Lindy Ruff.
Il ne parle jamais de Lindy Ruff.
Il ne parle jamais d'une personne réelle.
C’est pourtant là que certains partisans de Buffalo ont décidé d’embarquer dans une interprétation franchement douteuse, en affirmant que « des médias de Montréal annoncent la mort de Lindy Ruff » ou encore que Tony aurait dépassé les bornes en parlant d’un décès réel.
Sauf que ce n’est tout simplement pas ce qui s’est passé.
Il faut presque vouloir mal comprendre la blague pour arriver à cette conclusion.
La "joke" tournait autour d’une équipe de hockey « branchée sur le respirateur » à l’approche d’un match d’élimination.
Une métaphore sportive qu’on entend constamment dans le hockey : une équipe sur le respirateur, une équipe en soins intensifs, une équipe à l’agonie. Tony a simplement poussé le concept jusqu’au bout avec son style théâtral habituel.
Le malaise des employés au téléphone faisait tellement une grande partie du spectacle.
La réceptionniste, qui tente sincèrement de comprendre la situation pendant que Tony garde un sérieux absolu, donne presque l’impression d’assister à un sketch improvisé à la radio.
La différence entre le ton hyper professionnel au bout du fil et le délire assumé de Marinaro fonctionne exactement comme prévu.
Même la finale du coup de téléphone résume parfaitement l’esprit de la blague :
« Go Habs Go… et poutine avant les ailes de poulet. »
On est loin d’un communiqué officiel annonçant la mort d'un coach.
On est loin d’une attaque personnelle.
On parle d’un animateur de radio qui s’amuse à enterrer symboliquement une équipe adverse à la veille d’un match d’élimination.
Le plus fou dans tout ça, c’est que certains partisans des Sabres reprochent maintenant à Tony un manque de classe… après plusieurs jours où une partie de l’environnement à Buffalo accusait les joueurs des Canadiens de Montréal de plonger, de manipuler les arbitres et d’exagérer les contacts.
La vérité, c’est surtout que la blague a probablement frappé là où ça fait mal.
Quand une équipe mène 3-2 dans une série, qu’un Centre Bell s’apprête à exploser pour un match d’élimination et qu’un animateur montréalais commence déjà à réserver le salon funéraire, ça veut surtout dire une chose :
La pression est rendue énorme à Buffalo.
Si certains partisans des Sabres ont pris ça au premier degré, Tony Marinaro doit probablement être en train de rire très fort aujourd’hui.
Et tout le Québec... est crampé...
