Une signature à Chicago vient peut-être de transformer complètement l’été de Daniel Brière… et les Flyers risquent maintenant d’en payer le prix.
Depuis plusieurs mois, Philadelphie croyait avoir une bonne idée de ce que coûterait Jamie Drysdale.
L’objectif était clair : lui offrir un contrat dans les eaux de celui de Cam York, soit environ 5,15 millions de dollars par saison.
À l’époque, cette projection paraissait réaliste pour un défenseur de 24 ans qui avait enfin retrouvé la santé et qui venait de connaître sa meilleure saison offensive dans la LNH avec 32 points en 78 matchs.
Mais le marché ne s’est pas arrêté de bouger.
Anthony Di Marco, de Daily Faceoff, a révélé que les Flyers visaient effectivement un salaire comparable à celui de York il y a quelques mois. Aujourd’hui, ce scénario est pratiquement disparu.
La raison porte un nom : Bowen Byram.

Lorsque Chicago a accordé à Byram un contrat de six ans d’une valeur annuelle de 12,5 millions de dollars, plusieurs dirigeants de la LNH ont ouvert de grands yeux.
Beaucoup jugeaient déjà cette entente très généreuse. Peu importe que l’on aime ou non le contrat, une réalité demeure : le marché venait de changer.
Et Daniel Brière est probablement celui qui le ressent le plus durement.
L’ironie est difficile à manquer.
Daniel Brière a passé une bonne partie de l’été à bousculer le marché avec ses offres hostiles, sans réussir à régler le dossier Jamie Drysdale.
Maintenant que les prix montent partout dans la LNH, Philadelphie pourrait bien être l’une des premières équipes à en subir les conséquences.
Le marché qu’il a contribué à rendre plus agressif est en train de lui présenter la facture.
Les comparaisons deviennent inévitables. Byram, quatrième choix au total en 2019, vient de compléter une saison de 42 points en 82 matchs.
Drysdale, sixième choix au total en 2020, a terminé la dernière campagne avec 32 points en 78 rencontres.

L’écart existe, mais il n’a rien d’insurmontable, surtout lorsqu’on considère que Drysdale est droitier, un profil toujours recherché à travers la LNH.
Voilà pourquoi les attentes de son clan viennent de grimper.
Pendant une bonne partie de l’année, plusieurs discussions chez les partisans des Flyers tournaient autour d’un contrat entre cinq et six millions de dollars.
Les médias à Philadelphie débattaient surtout de la durée de l’entente et de la capacité de Drysdale à demeurer en santé.
Depuis quelques jours, le ton a complètement changé. La conversation ne porte plus seulement sur le potentiel du joueur… elle porte sur la facture que Daniel Brière devra maintenant absorber.
Le directeur général des Flyers se retrouve dans une position inconfortable.
S’il accepte de revoir son offre à la hausse, il crée un précédent important pour la suite de sa reconstruction. S’il refuse, le dossier risque de s’étirer, alors que Drysdale demeure joueur autonome avec compensation.
Le plus frustrant pour Philadelphie, c’est que le moment ne pouvait pas être pire.
Drysdale sort de ses meilleures séries éliminatoires en carrière.
Il a montré davantage d’assurance avec la rondelle, transporté l’attaque à plusieurs occasions et donné aux Flyers un aperçu du défenseur offensif qu’ils croient avoir acquis lors de la transaction impliquant Cutter Gauthier.
Son pouvoir de négociation était déjà en hausse.
L’entente de Byram est venue ajouter une couche supplémentaire.
Daniel Brière n’a pourtant rien fait de spectaculaire pour provoquer cette situation.
Le marché lui a simplement échappé. En quelques semaines, une cible salariale qui semblait logique est devenue pratiquement impossible à défendre.
Les prochains jours seront donc déterminants.
Philadelphie peut tenter de résister, miser sur une entente plus courte ou finalement accepter que le prix d’entrée ait changé. Une chose est certaine, les 5,15 millions de dollars qui circulaient il y a encore quelques mois ressemblent aujourd’hui à un souvenir.
Dans une ligue où chaque contrat influence le suivant, un directeur général peut parfois payer pour une signature effectuée à des milliers de kilomètres de chez lui.
Daniel Brière est en train de l’apprendre à ses dépens.
Misère...
