Quarante-huit millions de dollars… et pourtant, ce sont des bâtons de hockey vendus sur Facebook Marketplace qui font parler de Logan Stankoven aujourd’hui.
Voilà une histoire qui soulève bien plus de questions que de réponses.
L'attaquant vedette des Hurricanes de la Caroline vient de connaître l’année de sa vie.
Stankoven a été récompensé par une prolongation de contrat de huit ans d’une valeur de 48 millions de dollars en 2025.
Six millions par saison… de quoi mettre sa famille à l’abri pendant plusieurs générations.
Et pourtant, voilà qu’une annonce publiée sur Facebook Marketplace attire maintenant l’attention.
Selon une capture d’écran relayée par le Toronto Sun, un compte Facebook identifié au nom de Logan Stankoven offre plusieurs bâtons Warrior utilisés par le joueur au coût de 175 $ chacun.
Le vendeur est localisé à Kamloops, la ville natale de l’attaquant, ce qui ajoute à la crédibilité de l’annonce, même si rien ne permet d’affirmer officiellement que le compte lui appartient.
C’est précisément à ce moment que le débat commence.
Personne ne reproche à un joueur de vouloir disposer de vieux bâtons.
Les chambres de la LNH débordent d’équipement utilisé pendant une saison.
Ce qui dérange plusieurs amateurs, c’est plutôt le message envoyé.
Lorsqu’un joueur a signé un contrat de 48 millions de dollars, plusieurs s’attendent instinctivement à ce que ce genre de souvenirs prenne un autre chemin.

Depuis toujours, les bâtons de hockey possèdent une valeur symbolique auprès des jeunes.
Combien d’enfants arrivent plusieurs heures avant un match dans l’espoir qu’un joueur leur lance un bâton après l’échauffement?
Combien de fondations organisent des encans où les joueurs remettent gratuitement de l’équipement afin d’amasser des fonds? Dans la culture du hockey, ces gestes sont presque devenus une tradition.
Voilà pourquoi cette annonce fait autant réagir.
Pour le joueur, 175 $ représentent une goutte d’eau. Pour une famille, cette somme peut facilement rendre inaccessible un souvenir qui aurait autrement pu faire le bonheur d’un jeune partisan.
C’est cette impression qui nourrit les commentaires depuis que l’histoire circule.
Évidemment, une question demeure entière.
Où ira cet argent?
À l’heure actuelle, rien n’indique que les profits soient destinés à une œuvre de charité, à une fondation ou à un organisme communautaire.
Peut-être est-ce le cas. Peut-être qu’une explication sera donnée dans les prochains jours. Si tel est le scénario, plusieurs critiques tomberont probablement d’elles-mêmes.
Mais en attendant, c’est le silence qui alimente les réactions.
L’image devient alors difficile à défendre.
Un joueur qui gagne six millions de dollars par année n’est certainement pas obligé de donner chacun de ses bâtons.
Personne ne prétend le contraire.
En revanche, lorsqu’il choisit de les vendre au prix du marché sur Marketplace, plusieurs ont naturellement l’impression qu’une belle occasion de redonner vient d’être ratée.
Le plus ironique dans toute cette histoire, c’est que ces bâtons trouveront presque assurément preneur.
Pas entre les mains d’un enfant qui économise son argent de poche depuis des mois, mais plutôt auprès d’un collectionneur ou d’un amateur prêt à payer le prix demandé.
Le souvenir changera de propriétaire… mais il ne créera probablement jamais ce moment magique qu’un enfant n’oublie pas de toute sa vie lorsqu’un joueur de la LNH lui remet personnellement son bâton.
Au final, cette histoire dépasse largement les 175 dollars affichés sur Marketplace.
Elle touche à l’image qu’un joueur projette auprès de ses partisans.
Lorsqu’on possède un contrat de 48 millions de dollars, chaque geste est observé, commenté et interprété.
Dans ce cas-ci, la perception est loin d’être favorable.
Espérons maintenant qu’il y ait une explication derrière cette décision.
Si les profits sont effectivement remis à une bonne cause, la discussion prendra immédiatement une autre direction.
Si ce n’est pas le cas, Logan Stankoven risque de découvrir qu’un simple bâton de hockey peut parfois coûter beaucoup plus cher qu’il ne le croyait… en capital de sympathie.
Misère…
