La colère noire de Cole Caufield est un cocktail explosif qui pourrait finir par éclater à Montréal.
Cole Caufield vient de connaître une saison qui aurait dû complètement changer la perception qu’on avait de lui.
51 buts.
Un plateau que les joueurs du Canadien atteignent rarement. Caufield est devenu seulement le septième joueur de l’histoire du Tricolore à franchir cette marque.
Et pourtant, quelques mois plus tard, son nom est associé à une tout autre discussion.
Son contrat.
Ses performances en séries.
Les critiques de Maxime Lapierre qui le traitaient de lâche.
Et maintenant, les scénarios complètement fous qui l’envoient potentiellement à Edmonton dans une éventuelle transaction impliquant Connor McDavid.
Le plus inquiétant pour Caufield n’est même pas une transaction aujourd’hui.
C’est ce qui pourrait se produire dans le vestiaire du Canadien au cours des prochaines années.
C’est exactement ce que le journaliste Brian Wilde vient de soulever au Sick Podcast.
Caufield gagne 7,85 millions $ par saison... le 110e joueur le mieux payé de la LNH.
Sur papier, c’est brillant.
Mais Brian Wilde rappelle une chose extrêmement importante : les humains ne sont pas des robots.
« Un peu de nature humaine va commencer à entrer en jeu »
Wilde dit essentiellement ceci :
« Un peu de nature humaine va commencer à entrer en jeu. »
Aujourd’hui, tout le monde est heureux.
Mais qu’est-ce qui arrive dans trois ou quatre ans?
Imaginez Caufield.
Il marque 50 buts.
Il regarde à gauche.
Il regarde à droite.
Et soudainement, des joueurs moins productifs commencent à gagner beaucoup plus que lui.
Wilde donne exactement l’exemple qui pourrait devenir explosif :
« Ce gars-là marque 23 buts et gagne 13 millions, et moi j’en ai marqué 54 et je gagne 7,5 millions. »
La jalousie va exploser.
Des joueurs commencent à signer pour 15, 16, 17 et éventuellement 18 millions de dollars par saison.
Et Caufield demeure lié à Montréal à 7,85 millions.
Son contrat, qui semblait excellent pour lui lorsqu’il l’a signé, pourrait devenir complètement ridicule par rapport au marché.
Le dossier Caufield ne concerne pas seulement son salaire.
Il y a également quelque chose qui s’est produit durant les dernières séries et qui n’a jamais complètement disparu.
Max Lapierre a attaqué Caufield avec une virulence exceptionnelle pendant les séries.
La critique n’était pas subtile.
On lui reprochait son implication physique.
Son manque d’engagement dans les zones difficiles.
Son incapacité à imposer sa présence lorsque le hockey devenait plus physique.
Et surtout, son rendement offensif qui ne répondait plus aux attentes.
Quelques semaines auparavant, Caufield venait de marquer 51 buts.
Puis soudainement, pendant les séries, il était présenté comme l’un des problèmes du Canadien.
Cela a créé une énorme frustration chez le joueur.
Il y a une différence entre être critiqué après une mauvaise saison et être critiqué alors que tu viens de connaître la meilleure saison offensive de ta carrière.
Et maintenant, Edmonton arrive dans le décor
Comme si ce n’était pas suffisant, le nom de Caufield est déjà apparu dans les scénarios entourant Connor McDavid.
Ce n’est plus seulement une fantaisie de partisans.
Des chroniqueurs ont véritablement commencé à analyser ce que pourrait coûter McDavid à Montréal. Mathias Brunet a notamment évoqué un scénario dans lequel Edmonton demanderait des joueurs établis, des espoirs et plusieurs choix de premier tour.
Edmonton ne voudrait probablement pas seulement recevoir des choix et reconstruire pendant dix ans.
Si les Oilers échangent McDavid, ils devront probablement vouloir demeurer compétitifs autour de Leon Draisaitl.
Et qu’est-ce qui pourrait être plus intéressant qu’un marqueur de 51 buts âgé de 25 ans, déjà sous contrat à 7,85 millions?
Caufield devient le sacrifice potentiel
Montréal ne donnera jamais McDavid sans payer un prix gigantesque.
Il faudrait probablement plusieurs choix de première ronde.
Un ou plusieurs espoirs majeurs.
Et au moins un joueur établi.
Demidov, Hutson, Slafkovsky et Suzuki sont tous intouchables.
Et Caufield devient... une bombe à retardement.
La colère du petit buteur... va exploser...
