Le message envoyé par Martin St-Louis à Cole Caufield mercredi soir était sans pitié.
Une affront public sans précédent.
Le buteur a vécu la pire humiliation de sa vie.
Même dans l’euphorie de cette immense victoire de 3-2 des Canadiens de Montréal contre le Lightning de Tampa Bay, un malaise énorme plane maintenant autour de Caufield.
À peine 13 minutes de temps de jeu.
Deux présences seulement dans les 12 dernières minutes du match.
Puis pratiquement disparu au moment le plus important de la saison.
Wow.
Pour un joueur supposément offensif de concession, c’est une humiliation sportive extrêmement lourde.
Pendant que des gars comme Phillip Danault, Alexandre Carrier, Alexandre Texier et Jake Evans jouaient comme des guerriers, Caufield regardait pratiquement la fin du match du banc.
Et le pire?
Ce n’était même pas subtil.
St-Louis a clairement décidé qu’il ne faisait plus confiance à son petit marqueur dans les moments de guerre totale contre Tampa Bay.
Brendan Gallagher revenait dans l’alignement après avoir été laissé de côté pendant quatre matchs… et marquait immédiatement en se jetant dans le trafic.
Kirby Dach jouait du hockey de séries intense.
Texier bloquait des lignes de passe.
Danault survivait à des présences interminables en zone défensive. (il a passé les 3 dernières minutes et 31 secondes sur la glace).
Dont la dernière minute complètement folle, qu'il vaut la peine de revoir en vidéo:
QUELLE INCROYABLE DERNIÈRE MINUTE DANS CE MATCH 5#GoBolts #GoHabsGo pic.twitter.com/a4gXQShXeB
— The Icebreaker (@TheIcebreakerFR) April 30, 2026
Pendant ce temps, Caufield continuait de traverser cette série comme un joueur incapable d’imposer physiquement sa présence à cinq contre cinq.
Et c’est exactement ça qui commence à faire mal à sa réputation.
Depuis des années, ses détracteurs répètent la même chose : trop petit, trop soft, trop dépendant du jeu de puissance, trop dépendant de Nick Suzuki, incapable de survivre quand le hockey devient sale et physique au printemps.
Jusqu’ici, cette série semble malheureusement leur donner énormément de munitions.
Même St-Louis, qui a toujours protégé ses vedettes publiquement, a fini par envoyer un message gigantesque avec sa gestion de match.
Quand un entraîneur enlève son marqueur de 51 buts de toute la 3e période du plus gros match de l’année, ça veut dire quelque chose.
Ça veut dire qu’il préfère des “plombiers” à son sniper.
Ça veut dire qu’il fait davantage confiance à des gars capables de gagner des batailles le long des rampes qu’à un joueur offensif qui semble éviter le chaos.
Et honnêtement, les images faisaient mal.
Pendant que le Lightning poussait désespérément, Caufield regardait.
Pendant qu'Evans, Anderson et compagnie saignaient pratiquement pour protéger l’avance, Caufield regardait.
Pendant que Danault jouait des présences de plus de trois minutes à défendre comme un forcené, Caufield regardait.
Le symbole est extrêmement fort.
Les Canadiens de Montréal sont maintenant à une victoire d’éliminer Tampa Bay.
Mais malgré cette victoire gigantesque, une question tellement inconfortable commence sérieusement à circuler autour de Caufield :
Est-il réellement construit pour le hockey des séries éliminatoires?
Car marquer 51 buts en saison régulière... ça ne vaut pas grand chose...
Ouch.
Maxim Lapierre a enfoncé le dernier clou dans le cercueil du pauvre buteur,
Détruit sur les ondes de TVA Sports, Caufield a mangé une volée de la part de l'ancienne peste du CH.
“C’est une question de courage.”
“T’es-tu capable d’être courageux? On est en séries.”
“Je m’en fous de tes 51 buts.”
Et pendant qu’Antoine Roussel tentait d’adoucir le portrait en parlant d’un joueur qui “tient son bâton trop serré”, Lapierre refusait complètement cette explication.
Pour lui, le problème n’était pas mental offensivement. Le problème était beaucoup plus dur à entendre : Caufield joue comme un gars qui a peur de se casser un ongle.
Lapierre décrit un joueur qui ne veut pas payer le prix physique nécessaire pour survivre en séries et qui abandonne ses coéquipiers.
Quand tu combines ces propos-là avec le fait que St-Louis l’a cloué durant la période la plus importante des cinq dernières années, l’image devient la honte d'une vie pour Caufield.
La pire soirée de son existence. On a mal pour lui...
