Le dossier Chris Kreider vient de prendre une tournure qui risque de faire travailler l’imagination des partisans du Canadien.
Alors que Montréal cherche encore à ajouter de l’expérience et du caractère à son jeune noyau, Pierre LeBrun vient de confirmer que l’attaquant vétéran n’a pas l’intention de laisser les choses traîner bien longtemps.
Dans son texte publié par The Athletic, LeBrun rapporte que Kreider devrait prendre une décision concernant sa prochaine équipe avant la fin de la fin de semaine.
La décision pourrait même tomber dès samedi.
L’ancien attaquant des Rangers aurait réduit sa liste à trois ou quatre formations, ce qui signifie que le temps commence sérieusement à manquer pour les équipes intéressées.
Kreider est devenu joueur autonome sans compensation après avoir conclu une résiliation mutuelle de contrat avec les Ducks d’Anaheim.
La formation californienne devait libérer de l’espace sous le plafond salarial, alors que l’attaquant de 35 ans avait encore une saison à écouler sur un contrat affichant une valeur annuelle de 6,5 millions de dollars.
La somme réellement due pour la dernière année ne représentait toutefois que quatre millions.
Cette situation avait attiré l’attention de plusieurs équipes.
Selon LeBrun, quatre ou cinq formations auraient même envisagé de le réclamer au ballottage.
Les agents de Kreider, Matt et Ryan Keator, auraient toutefois fortement découragé ces équipes de procéder, laissant entendre que leur client aurait pu refuser de se rapporter à sa nouvelle organisation.
Kreider voulait contrôler sa propre destinée et choisir lui-même sa prochaine destination.
C’est précisément ce qui rend le dossier intéressant pour Montréal.
Dans un texte précédent, notre collègue avait expliqué pourquoi le Canadien pouvait représenter une destination naturelle pour Kreider.
Jeff Gorton connaît très bien l’attaquant, lui qui avait négocié son dernier contrat avec les Rangers avant de rejoindre la direction montréalaise.
Martin St-Louis a également partagé le vestiaire avec Kreider à New York lors des saisons 2013-2014 et 2014-2015.
Le lien avec Jim Ramsay, désormais associé au département de la médecine sportive du Canadien, ajoute une autre relation importante.
Autrement dit, Kreider ne regarderait pas Montréal comme une ville complètement inconnue.
Plusieurs visages familiers se trouvent déjà dans l’organisation, ce qui pourrait faciliter son adaptation et rendre l’idée beaucoup plus attrayante qu’une simple destination choisie sur la base du salaire ou du classement de l’équipe.
Pierre LeBrun rappelle toutefois que le marché demeure ouvert.
Boston représente naturellement une possibilité pour Kreider, qui est originaire du Massachusetts, mais le journaliste affirme que pratiquement toutes les équipes ayant participé aux dernières séries dans l’Association de l’Est peuvent être considérées comme des candidates.
Quelques formations de l’Ouest seraient également dans le portrait.
La concurrence est donc réelle, mais Montréal possède des arguments que plusieurs autres équipes ne peuvent pas présenter.
Gorton connaît le joueur. St-Louis connaît sa personnalité et sa façon de fonctionner. Ramsay connaît son historique médical et professionnel.
Pour un vétéran de 35 ans qui veut encore jouer un rôle important, cette familiarité peut avoir une grande valeur.
Sur la glace, Kreider pourrait également répondre à plusieurs besoins du Canadien. Montréal vient de perdre Brendan Gallagher, une présence importante dans le vestiaire, et doit continuer à entourer ses jeunes joueurs avec des vétérans capables de traverser les moments difficiles.
Kreider n’aurait pas besoin d’être la vedette à Montréal.
Son rôle pourrait plutôt consister à apporter de l’intensité, du leadership, une présence devant le filet et une certaine expérience des séries éliminatoires.
Reste évidemment la question du contrat.
LeBrun précise que Kreider avait encore quatre millions de dollars en salaire réel à toucher sur son ancienne entente. Son prochain contrat pourrait donc être plus court et adapté à sa situation, possiblement avec une structure comportant des bonis de performance.
Pour une équipe comme le Canadien, qui doit protéger sa marge de manœuvre financière, cette flexibilité pourrait devenir un élément déterminant.
Le souvenir de sa collision avec Carey Price en 2014 continue de diviser certains partisans montréalais.
Douze ans plus tard, cette vieille blessure demeure encore présente dans la mémoire collective.
Mais Kent Hughes doit prendre ses décisions en fonction du Canadien actuel, pas de celui qui existait au printemps 2014.
Kreider doit choisir sa prochaine équipe très bientôt. Montréal possède déjà plusieurs raisons de l’intéresser.
Pierre LeBrun vient simplement d’ajouter de l’huile sur le feu… et le compte à rebours est commencé.
À suivre…
