Chicane sur la glace avec son entraîneur: Kirill Marchenko se rapproche de Montréal

Chicane sur la glace avec son entraîneur: Kirill Marchenko se rapproche de Montréal

David Garel
Le 2026-09-17

Ça commence à vraiment sentir mauvais à Columbus…

Il y a des journées où un camp d’entraînement commence avec de l’excitation. À Columbus, on a plutôt l’impression que quelqu’un vient d’allumer une allumette dans une pièce remplie d’essence.

Une engueulade de Rick Bowness envers Kirill Marchenko sur la glace, alors que le Russe traîne déjà derrière lui plusieurs mois de rumeurs et de frustration, suffit pour relancer toutes les questions autour de leur relation.

Et le timing est particulièrement mauvais.

Marchenko est déjà au centre des discussions parce que son avenir avec les Blue Jackets est loin d’être assuré. Le joueur aurait indiqué qu’il ne souhaitait pas s’engager à long terme avec Columbus, son nom circule dans les discussions de transaction à Montréal et le DG Don Waddell a clairement laissé la porte ouverte à un échange. Maintenant, son entraîneur semble déjà avoir les nerfs à vif avec lui dès les premières journées du camp.

Ça commence à faire beaucoup.

Bowness n’est d’ailleurs pas exactement le genre d’entraîneur qui va passer son temps à protéger ses joueurs devant les médias.

La saison dernière, il avait déjà envoyé un message très clair à Marchenko en le qualifiant de « soft » et en lui reprochant de ne pas avoir répondu présent dans le moment où les Blue Jackets tentaient de se battre pour une place en séries.

Cette fois, Bowness affirme que deux joueurs se sont présentés au camp avec une condition physique qui n’était pas à la hauteur de ses attentes. Il n’a pas révélé leur identité.

« Ces joueurs se sont présentés au camp avec un niveau de conditionnement inférieur à ce qui était attendu, et ça me met en colère compte tenu des rencontres que nous avons eues à la fin de la saison et des discussions que nous avons eues durant l’été. »

« Ces joueurs sont sauvés par la règle des trois heures du camp d’entraînement de la LNH. »

Forcément, avec Marchenko au beau milieu de toutes ces histoires, son nom revient immédiatement dans les conversations.

Et c’est là que le dossier devient franchement malaisant.

Car Marchenko a passé son été en Russie alors que son avenir à Columbus était dans le brouillard.

Est-ce qu’il s’est entraîné comme un joueur qui avait l’intention de revenir en force avec les Blue Jackets? Est-ce qu’il s’est préparé comme un joueur qui espérait être échangé avant le début du camp? Ou est-ce qu’il a simplement laissé tomber un peu la pédale parce qu’il n’avait plus envie de s’investir à Columbus?

On ne le sait pas.

Et il serait irresponsable de prétendre que Bowness parlait nécessairement de lui.

Mais si Marchenko faisait effectivement partie des deux joueurs ciblés par son entraîneur, l’histoire prendrait une tout autre tournure.

Imaginez le message envoyé aux autres équipes de la LNH. Vous avez déjà un joueur qui ne semble pas vouloir prolonger son séjour à Columbus. Vous avez déjà un entraîneur qui l’a publiquement critiqué. Vous avez maintenant possiblement un problème de préparation physique au début du camp.

Ce n’est pas exactement la recette parfaite pour faire grimper sa valeur.

Et c’est probablement la dernière chose dont Marchenko a besoin.

Parce que le Russe possède pourtant tous les arguments nécessaires pour intéresser une autre formation. Il vient de connaître une saison de 67 points en 76 matchs. Il a seulement 26 ans. Il possède un gros gabarit, un excellent tir et un potentiel offensif qui pourrait encore exploser avec un changement d’environnement.

Il devrait être en train de convaincre les autres équipes qu’il mérite un énorme investissement.

Pas de leur donner des raisons de se poser des questions.

Et il existe une hypothèse encore plus tordue : celle d’un joueur qui, consciemment ou non, aurait décidé de ne pas arriver au camp dans une condition optimale parce qu’il ne veut tout simplement plus jouer à Columbus.

Dans une situation aussi tendue, chaque détail devient suspect.

Surtout lorsqu’on connaît l’historique entre Bowness et Marchenko.

Et maintenant, ça commence par une chicane sur la glace.

On va donc surveiller très attentivement la suite du camp.

Si Bowness continue de cibler Marchenko, si Marchenko continue de donner l’impression qu’il veut partir et si son état de préparation physique devient officiellement un sujet, Columbus pourrait rapidement se retrouver avec un problème beaucoup plus gros qu’une simple dispute entre un entraîneur et son attaquant.

Et quelque part à Montréal, Kent Hughes doit certainement regarder tout ça avec énormément d’intérêt.

Au final, le DG du CH prie pour que Marchenko soit en méforme physique. Cela va faciliter la transaction.

Et de toute façon, Martin St-Louis va le remettre "en shape".