C’est terminé pour Joshua Roy : des millions de dollars envolés en fumée
Joshua Roy. TVA Sports

C’est terminé pour Joshua Roy : des millions de dollars envolés en fumée

André Soueidan
Le 2026-09-26

Le dernier espoir vient de disparaître. Joshua Roy a passé le ballottage sans être réclamé, et le voilà maintenant en route vers Tucson, dans la Ligue américaine, alors qu’il y a encore quelques années, son nom représentait l’un des espoirs offensifs les plus intéressants du Canadien.

La nouvelle est tombée dans une période où les formations de la LNH sont en train de réduire leurs effectifs avant le début de la saison.

L’Utah Mammoth avait placé Roy au ballottage vendredi afin de pouvoir l’assigner aux Roadrunners de Tucson.

Le processus est maintenant terminé et aucune équipe n’a voulu lui donner une nouvelle chance dans la LNH. Roy rejoint donc directement la LAH.

Pour un joueur qui avait encore inscrit 23 buts et 45 points en 57 matchs avec le Rocket de Laval la saison dernière, la chute fait réfléchir.

Le talent offensif n’a jamais complètement disparu.

Roy sait marquer, il sait créer des jeux et il avait suffisamment produit dans la LAH pour continuer à croire qu’une autre organisation pourrait éventuellement lui offrir une véritable occasion.

Pourtant, au moment où les équipes avaient la possibilité de le récupérer, aucune n’a levé la main.

Le parcours est d’autant plus particulier que le Canadien avait finalement décidé de tourner la page en juin.

Kent Hughes a envoyé Roy à l’Utah en retour du défenseur Maksymilian Szuber, mettant officiellement fin à son aventure avec l’organisation montréalaise.

Quelques mois plus tard, le voilà déjà placé au ballottage par sa nouvelle équipe. NHL

Forcément, les discussions autour de Roy ramènent aussi les perceptions qui l’accompagnent depuis ses années juniors.

Sur les réseaux sociaux québécois, son nom est régulièrement associé à une réputation de joueur qui aurait eu de la difficulté à gérer tout ce qui vient avec le métier de hockeyeur professionnel.

Certains partisans reprennent depuis longtemps des histoires de soirées, de party et de comportement hors glace qui auraient contribué à cette réputation.

Roy a été repêché par Montréal, a atteint la LNH, a disputé 38 matchs avec le Canadien et a inscrit 11 points.

Puis, au lieu de s’installer progressivement dans le circuit Bettman, son parcours a reculé vers la LAH, avant de le voir changer d’organisation et finalement passer au ballottage sans être réclamé.

Le Canadien l’a échangé en juin et l’Utah vient maintenant de décider qu’il n’avait pas suffisamment de valeur immédiate pour conserver une place dans son groupe de la LNH.

Le plus frustrant demeure probablement ce qui se trouve entre les deux oreilles, et non dans les mains.

Un joueur qui possède les habiletés pour produire 23 buts en 57 matchs dans la LAH n’arrive pas par hasard à ce niveau.

Le problème, c’est qu’en hockey professionnel, le talent ne suffit pas toujours à maintenir une carrière sur les rails.

Les organisations veulent pouvoir compter sur un joueur dans toutes les dimensions de son quotidien, particulièrement lorsqu’il doit gagner sa place dans un groupe rempli de jeunes qui veulent eux aussi prendre sa chaise.

Imaginez seulement les millions qui étaient devant Joshua Roy.

Le plus difficile à avaler, ce n’est même pas le montant exact qu’il aurait pu gagner, impossible à calculer avec certitude, c’est de regarder tout ce potentiel et de se demander jusqu’où cette carrière aurait pu aller si tout avait été aligné.

Une carrière professionnelle peut changer en quelques saisons… et les millions aussi.

À 23 ans, Roy n’est évidemment pas vieux et son histoire n’est pas officiellement terminée.

Tucson représente maintenant une nouvelle occasion de remettre sa carrière sur les rails, loin des projecteurs du Centre Bell et loin de l’étiquette d’espoir du Canadien.

Mais le fait qu’aucune équipe n’ait voulu le réclamer au ballottage constitue une photographie assez cruelle de sa situation actuelle.

La porte de la LNH n’est pas verrouillée pour toujours… mais cette fois, Joshua Roy vient de la voir se refermer juste devant lui.

Ouch…