« Beaucoup d’orgueil dans la LNH » : le malaise salarial autour de Cale Makar fait jaser

« Beaucoup d’orgueil dans la LNH » : le malaise salarial autour de Cale Makar fait jaser

William Petit Lemay
Le 2026-08-31
lnh cale makar

Le nouveau contrat de Cale Makar ne fait pas seulement parler pour son montant.

Il vient aussi alimenter une vieille réalité de la Ligue nationale : les joueurs se comparent.

Sur les ondes de BPM Sports, Renaud Lavoie et Anthony Désaulniers ont justement abordé cette question après la signature historique du défenseur de l’Avalanche du Colorado. Selon l’analyse présentée en ondes, croire que les vedettes ne regardent jamais le salaire des autres serait probablement trop simple.

Cale Makar vient de signer pour huit ans et 163,2 millions de dollars.

Son salaire annuel moyen atteint 20,4 millions.

Personne n’a jamais reçu autant dans l’histoire de la LNH.

Le chiffre est tellement élevé qu’il change immédiatement le point de référence pour les prochains joueurs vedettes qui arriveront à la table des négociations.

C’est précisément ce qui pourrait créer une nouvelle forme de compétition.

Lorsqu’un joueur voit une autre vedette obtenir 18, 19 ou maintenant 20 millions de dollars, difficile de croire qu’il ne tient absolument pas compte de cette réalité lorsqu’arrive son propre tour.

Le débat soulevé à BPM Sports devient donc particulièrement intéressant.

Anthony Désaulniers avançait qu’il existe beaucoup d’orgueil dans la LNH. Renaud Lavoie rappelait de son côté que certains joueurs acceptent moins d’argent lorsqu’ils considèrent que la priorité demeure la victoire.

Connor McDavid constitue l’exemple parfait.

Le capitaine des Oilers aurait probablement pu obtenir davantage au moment de sa dernière entente. Pourtant, son contrat ne fait pas de lui le joueur le mieux payé de la ligue.

Son choix montre qu’un joueur peut placer la conquête de la Coupe Stanley au-dessus du salaire maximal.

Toutefois, cela ne signifie pas que l’ego disparaît complètement lorsque les contrats sont négociés.

Au contraire.

Les comparaisons peuvent commencer longtemps avant la signature.

Connor Bedard regardait ce qui se passait avec Leo Carlsson. Quinn Hughes pouvait difficilement ignorer le nouveau contrat de Cale Makar. Chaque nouvelle entente crée une référence pour celle qui suivra.

C’est une véritable course au positionnement qui s’installe.

Macklin Celebrini avait déjà fait grimper le plafond avec son contrat de 18,8 millions de dollars par saison. Makar vient maintenant de pousser cette limite encore plus haut.

Le prochain défenseur d’élite qui négociera son contrat pourra donc regarder cette somme et se demander : pourquoi devrais-je être moins bien payé?

C’est exactement le genre de raisonnement qui pourrait transformer chaque nouvelle signature en événement majeur.

Quinn Hughes se retrouve justement dans une situation particulièrement intéressante. Le défenseur du Wild du Minnesota approche d’une nouvelle négociation et vient de voir Makar obtenir 20,4 millions de dollars.

Impossible de savoir jusqu’où les discussions iront.

Une chose demeure certaine : le marché vient de changer.

Pour Kent Hughes, cette nouvelle réalité pourrait même représenter une occasion.

Le directeur général du Canadien a déjà sécurisé plusieurs de ses jeunes joueurs avant que les salaires des vedettes atteignent ces sommets. Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson, Ivan Demidov et Noah Dobson possèdent tous des contrats qui pourraient devenir très avantageux pour Montréal avec la progression du plafond salarial.

Le Canadien pourrait donc profiter d’une philosophie différente.

Certains joueurs acceptent de laisser de l’argent sur la table pour gagner. Leur équipe conserve alors une marge permettant d’ajouter d’autres morceaux importants.

C’est précisément le genre de construction qui peut mener à une équipe complète.

À l’inverse, chaque contrat qui repousse les limites augmente la pression sur les formations qui veulent conserver plusieurs vedettes.

Makar mérite son salaire. Son parcours, ses trophées et sa production justifient une somme historique.

Mais son contrat ne restera pas isolé très longtemps.

D’autres joueurs vont regarder le chiffre.

D’autres agents vont s’en servir.

D’autres négociations vont commencer.

La guerre des millions ne fait peut-être que commencer.