Alignement controversé contre Montréal: Julien Brisebois en colère

Alignement controversé contre Montréal: Julien Brisebois en colère

Par David Garel le 2026-04-14

Il se passe quelque chose de très intéressant en coulisses entre le Canadiens de Montréal et le Lightning de Tampa Bay… et ça commence déjà à sentir le brûlé dans la série qui va s'amorcer ce week-end.

Parce que ce qui se joue en ce moment avec les Flyers de Philadelphie, ça crée des remous.

Philadelphie est qualifié. Leur sort est réglé. Ils savent qu’ils vont affronter les Penguins de Pittsburgh. Aucun enjeu de classement. Aucun avantage de glace à aller chercher. Résultat? Ils ont décidé de gérer.

Et gérer, dans la LNH, ça veut dire une chose : vider ton alignement.

Cinq rappels d’un coup depuis la Ligue américaine. Des jeunes qui vont faire leurs débuts. Des vétérans qui restent en retrait. Un groupe clairement affaibli sur papier, dans un match où, de l’autre côté, Montréal joue encore quelque chose de concret: l'avantage de la glace.

Et là, forcément… ça grince des dents en Floride.

Du côté de Tampa Bay, on regarde ça et on comprend très bien ce qui est en train de se passer : le Canadien se retrouve avec un boulevard pour la victoire. Une occasion en or d’aller chercher deux points presque “offerts” dans un moment critique de la saison.

C’est là que la frustration embarque.

Parce que dans leur tête, le terrain n’est plus égal.

D’un côté, Montréal affronte une équipe diluée, en mode pré-séries, qui pense déjà à Pittsburgh.

De l’autre, Tampa doit encore se battre contre les Rangers de New York demain, eux qui voudrait terminer leur saison catatrophique sur une bonne note.

Et dans une course aussi serrée… ça change tout.

Ce genre de situation-là, ça ne passe jamais bien dans une chambre de direction. Encore moins chez une organisation comme celle dirigée par Julien BriseBois, où chaque détail est calculé, chaque avantage est protégé.

Voir un adversaire direct bénéficier d’un match “allégé” à ce moment précis? Ça alimente clairement l’irritation.

Mais au-delà de la frustration, il y a un message.

Parce que ce scénario-là ajoute déjà une couche à la rivalité.

Le Canadien, lui, n’a rien demandé. Il prend ce qui est devant lui. Et il aurait tort de faire autrement. Une équipe en progression, dans une course serrée, ne commence pas à s’excuser d’avoir une opportunité.

Mais dans l’autre vestiaire…

On va s’en souvenir.

On va noter que Montréal pourrait arriver avec l’avantage de la glace grâce à un match contre une formation diminuée.

On va nourrir ça.

Et quand la série va commencer, que ce soit au Centre Bell samedi soir ou à Tampa dimanche, ce genre de détail-là devient du carburant.

Parce que les séries, ce n’est jamais juste du hockey.

C’est des histoires.

Des frustrations.

Des controverses hors-glace.

Et en ce moment, tranquillement, sans faire de bruit…

Le Canadien et le Lightning sont déjà en train de se rentrer dedans.

Avant même que la rondelle tombe.

Ce n’est pas la première fois qu’on voit le Lightning monter au front pour se plaindre du contexte autour d’eux. Récemment encore, Jon Cooper s’était présenté devant les médias pour remettre en question le travail des arbitres après un match contre le Canadien, insinuant que son équipe avait été injustement ciblée, incapable d’accepter qu’elle avait été indisciplinée et dominée par moments.

Ce discours-là revient souvent : quand ça ne tourne pas en leur faveur, on pointe l’arbitrage, le contexte, les circonstances.

Et là, on recommence avec Philadelphie. Au lieu de simplement contrôler ce qu’ils peuvent contrôler, ils regardent ailleurs, ils s’irritent, ils cherchent des explications externes.

Ça finit par dessiner un portrait clair : une organisation extrêmement talentueuse, oui, mais qui a pris l’habitude de réagir comme si tout devait toujours pencher de son côté… et quand ce n’est pas le cas, ça chiale.

Une attitude de perdants. Espérons que le CH les fassent payer leurs mauvaises langues.