Acquisition d'un centre lituanien à Montréal: bâti pour les séries

Acquisition d'un centre lituanien à Montréal: bâti pour les séries

Par David Garel le 2026-05-07

Le repêchage 2026 commence tranquillement à prendre forme et, selon The Athletic et l’expert des espoirs Scott Wheeler, les Canadiens de Montréal pourraient mettre la main sur un projet extrêmement intriguant au 25e rang : Simas Ignatavicius.

Il faut l'avouer: plus on regarde son profil, plus ça ressemble exactement au type de joueur que l’organisation de Kent Hughes et Jeff Gorton adore cibler.

Un gros ailier droit de 6 pieds 3 pouces et près de 200 livres. Un joueur capable de marquer, de distribuer la rondelle, d’aller dans les zones sales et de jouer un hockey responsable sans la rondelle.

Ce n’est pas le joueur le plus flashy du repêchage, mais c’est précisément le genre de profil qui grimpe rapidement dans les listes des recruteurs de la LNH quand les séries juniors se terminent et que les entrevues commencent.

Ce qui frappe immédiatement avec Ignatavicius, c’est son mélange de puissance et d’intelligence. Né à Memphis, au Tennessee, mais représentant la Lituanie sur la scène internationale, il est en train de devenir une véritable curiosité du monde du hockey.

Il pourrait même devenir seulement le troisième joueur lituanien repêché dans l’histoire de la LNH après Darius Kasparaitis et Dainius Zubrus.

Et contrairement à plusieurs gros attaquants européens qui vivent surtout en périphérie, Ignatavicius joue avec aplomb dans les espaces dangereux.

Il coupe vers le filet. Il protège la rondelle. Il gagne des batailles le long des rampes. Il possède surtout cette polyvalence offensive qui attire énormément les recruteurs modernes.

Quand il transporte la rondelle, il peut décocher un tir vif avec une excellente libération, mais il est aussi capable de ralentir le jeu et de repérer un coéquipier grâce à une très bonne vision. Plusieurs observateurs parlent même d’un attaquant capable d’être autant fabricant de jeu que marqueur.

Le problème? Son patin.

Pas catastrophique. Loin de là.

Mais ses premières foulées manquent d’explosion. C’est probablement l’élément qui l’empêche actuellement d’être vu comme un choix top-15. Une fois lancé, cependant, il couvre énormément d’espace et devient beaucoup plus difficile à contenir.

Défensivement, son profil plaît énormément aussi. Il coupe bien les lignes de passe, lit correctement le jeu et utilise son grand bâton intelligemment en zone neutre. Ce n’est pas un ailier unidimensionnel qui attend une passe pour tricher offensivement. Il travaille.

Et ça, à Montréal, ça compte énormément.

Surtout dans une organisation qui tente tranquillement de bâtir un noyau plus gros, plus robuste et plus difficile à affronter physiquement autour de joueurs comme Nick Suzuki, Juraj Slafkovský et Ivan Demidov.

Parce qu’il faut être honnête : même avec tout le talent du noyau actuel, les Canadiens manquent encore de gros attaquants capables d’imposer leur présence physiquement tout en ayant des mains offensives naturelles.

Et c’est exactement là qu’Ignatavicius devient fascinant.

Scott Wheeler le voit donc au 25e rang dans son premier mock draft complet de 2026. Un choix qui ferait énormément de sens si Montréal conserve sa sélection.

Parce qu’il ne faut pas oublier une chose : plusieurs rumeurs continuent de circuler autour d’un possible échange du choix de première ronde des Canadiens pour aller chercher du renfort immédiat.

Mais si le CH garde son choix?

Ignatavicius pourrait très bien devenir la cible parfaite.

Wheeler explique d’ailleurs que Montréal cherche encore de la grosseur et de la puissance dans son groupe d’espoirs. Il mentionne aussi des noms comme Ryder Cali ou Tommy Bleyl, mais Ignatavicius semble cocher énormément de cases.

Pendant ce temps-là, le mock draft complet de Wheeler donne une idée extrêmement intéressante de la direction possible du repêchage :

Maple Leafs de Toronto : Gavin McKenna

Sharks de San Jose : Chase Reid

Canucks de Vancouver : Caleb Malhotra

Blackhawks de Chicago : Ivar Stenberg

Rangers de New York : Keaton Verhoeff

Flames de Calgary : Carson Carels

Kraken de Seattle : Daxon Rudolph

Jets de Winnipeg : Tynan Lawrence

Panthers de la Floride : Alberts Smits

Predators de Nashville : Viggo Björck

Blues de Saint-Louis : Ethan Belchetz

Devils du New Jersey : Wyatt Cullen

Islanders de New York : Oscar Hemming

Blue Jackets de Columbus : Malte Gustafsson

Blues de Saint-Louis : Oliver Suvanto

Capitals de Washington : Ryan Lin

Kings de Los Angeles : Ilia Morozov

Capitals de Washington : Alexander Command

Mammoth de l’Utah : Adam Novotny

Sharks de San Jose : Elton Hermansson

Flyers de Philadelphie : Juho Piiparinen

Penguins de Pittsburgh : JP Hurlbert

Bruins de Boston : Jack Hextall

Canucks de Vancouver : William Håkansson

Canadiens de Montréal : Simas Ignatavicius

Kraken de Seattle : Xavier Villeneuve

Rangers de New York : Maddox Dagenais

Flames de Calgary : Nikita Klepov

Sabres de Buffalo : Ryan Roobroeck

Hurricanes de la Caroline : Marcus Nordmark

Blues de Saint-Louis : Tommy Bleyl

Sénateurs d’Ottawa : Ryder Cali

On sent qu’après les premiers gros noms comme McKenna, Malhotra, Reid ou Stenberg, plusieurs équipes vont commencer à se battre entre le talent pur et les profils plus “sécuritaires”.

Et Montréal, justement, semble tranquillement s’orienter vers des joueurs capables de survivre au hockey de séries.

C’est exactement pourquoi le nom de Simas Ignatavicius devient de plus en plus intéressant.

Parce qu'il y a un facteur rareté.

Des joueurs de 6 pieds 3 pouces capables de jouer intelligemment dans les deux sens de la patinoire, avec de bonnes mains et une vraie touche offensive, il n’y en a pas cinquante dans chaque repêchage. Encore moins des droitiers.

Et plus le repêchage approche, plus ce type de profil a tendance à grimper rapidement dans les listes internes des équipes.

Parce qu’en séries éliminatoires, les clubs réalisent souvent la même chose : le talent pur ne suffit pas toujours. Les espaces disparaissent. Le jeu ralentit. Les batailles le long des rampes deviennent étouffantes. Parlez-en à Cole Caufield.

C’est là que les gros attaquants capables de protéger la rondelle et survivre physiquement prennent énormément de valeur.

Ignatavicius donne justement cette impression-là.

Pas nécessairement une future superstar offensive, mais potentiellement un joueur extrêmement utile dans un top-6 ou un gros top-9 capable de jouer longtemps dans la LNH.

Et il y a aussi un élément qui risque d’intriguer Montréal : son plafond semble encore loin d’être atteint, surtout au niveau du patin et de l’exécution offensive sous pression.

Certaines équipes voient ça comme un risque. D’autres voient plutôt un joueur qui pourrait exploser une fois développé correctement.

Le genre de pari que Kent Hughes et Jeff Gorton semblent aimer depuis leur arrivée.

Quand on regarde la direction actuelle du club, il devient assez facile d’imaginer Ignatavicius dans quelques années au sein d’un trio lourd, difficile à affronter, capable de jouer du hockey de séries autour de joueurs comme Juraj Slafkovský, Michael Hage ou Ivan Demidov.

C’est probablement pour ça que son nom commence tranquillement à circuler de plus en plus autour du Canadien...