Une phrase lancée sur le plateau de LCN… et soudainement, tout le débat déraille.
Parce qu’à force de vouloir éviter certains sujets, certains intervenants finissent par dire n’importe quoi.
Et c’est exactement ce qui s’est produit lors de cet échange télévisé autour de l’incident violent survenu à Repentigny, une scène qui a choqué le Québec entier après la diffusion d’une vidéo montrant un homme de 66 ans violemment agressé alors qu’il tentait de protéger une jeune fille.
Les images ont circulé partout. Sur les réseaux sociaux, dans les médias, même à l’international.
Une scène brutale. Un homme à terre. Des adolescents qui frappent pendant que d’autres filment.
Un moment difficile à regarder.
GHETTO REPENTIGNY | Mathieu Bock-Côté brise💥le tabou sur la diversité : les sociétés multiculturelles sont souvent plus violentes, au grand déplaisir tordu de Yasmine Abdelfadel qui prétend sérieusement que les jeunes de l'altercation sont peut-être des HOCKEYEURS NAZIS🤣🤣🤣 pic.twitter.com/xYnvs8rMfH
— 🔥Vidoc RonaCO₂🔥 (@Vidoc_Ronaco) March 10, 2026
Mais ce qui a suivi à la télévision est devenu tout aussi troublant.
Sur le plateau, Mathieu Bock-Côté a d’abord décrit ce que plusieurs observateurs ont immédiatement remarqué en voyant la vidéo.
« Les images ont fait le tour du monde », a-t-il rappelé.
Puis il a ajouté une observation qui circule depuis longtemps en Europe.
« Le commentaire que je vois… c’est que le Québec est rattrapé par ce qui existe partout ailleurs. »
Bock-Côté a évoqué ce que plusieurs sociétés occidentales vivent déjà depuis des années.
« Les sociétés multiculturelles sont plus conflictuelles, plus violentes, souvent. »
Une analyse que certains trouvent inconfortable… mais qui correspond à des débats très réels qui traversent actuellement plusieurs pays européens.
La France.
La Belgique.
L’Allemagne.
Des sociétés qui ont vécu des épisodes similaires, parfois filmés, parfois viraux, où des tensions sociales éclatent soudainement dans l’espace public.
Pour Bock-Côté, le problème ne se limite pas à un simple incident isolé.
« Plusieurs ont vu dans cette scène un symbole… le symbole d’une société plus violente avec des tensions entre différentes communautés. »
Et selon lui, le véritable danger se trouve ailleurs.
Dans le refus de nommer les choses.
« Nos sociétés ont peur d’avoir l’air racistes ou xénophobes… alors on préfère ne pas nommer les problèmes. »
C’est à ce moment que l’échange a pris une tournure franchement surréaliste.
Car plutôt que de discuter de l’événement lui-même, l’intervenante Yasmine Abdelfadel a choisi une autre direction… pour le moins étonnante.
Selon elle, il faudrait éviter les « raccourcis intellectuels » et réfléchir plutôt à d’autres causes possibles.
Et c’est là que la phrase a fait bondir plusieurs téléspectateurs.
Elle évoque notamment l’augmentation de discours « nazis » dans les écoles… ainsi qu’une supposée culture de violence liée au hockey.
« Il y a des études qui démontrent que le masculinisme toxique… que les discours notamment nazis sont en augmentation dans les écoles… et qu’il y a la culture du hockey qui mène de l’intimidation. »
Une sortie qui a laissé plusieurs observateurs perplexes.
Parce que dans la vidéo qui circule… personne n’a vu de hockeyeurs.
Encore moins des « néo-nazis hockeyeurs ».
Et c’est exactement ce que Mathieu Bock-Côté a répondu, avec un mélange d’ironie et d’incrédulité.
« Moi, je n’ai pas l’impression d’avoir vu des hockeyeurs »
Il a ensuite ajouté un commentaire encore plus direct.
« On n’était pas devant des néo-nazis hockeyeurs. »
Autrement dit… le raccourci intellectuel dénoncé par Yasmine semblait précisément être celui qu’elle venait elle-même de faire.
Chercher à expliquer une scène brutale par une théorie improbable liée à la culture du hockey… pendant qu’un homme âgé se fait tabasser dans la rue.
Plusieurs téléspectateurs ont eu l’impression d’assister à un moment d’aveuglement volontaire.
Parce que les images, même floues, restent extrêmement claires sur un point.
Un homme au sol.
Des coups.
Des cris.
Et une violence qui ne ressemble en rien à un débat sociologique abstrait.
Mathieu Bock-Côté l’a d’ailleurs résumé en revenant à ce qu’il considère être le véritable enjeu.
« Les sociétés à forte diversité sont des sociétés plus conflictuelles… comme on le voit partout dans le monde. »
Une phrase qui ne prétend pas expliquer chaque acte violent… mais qui appelle à regarder la réalité telle qu’elle est.
Sans détour.
Sans contorsions.
Sans inventer des histoires de « hockeyeurs néo-nazis » qui n’apparaissent nulle part dans la vidéo.
Au final, cet échange aura surtout montré une chose.
Dans certaines discussions publiques, la peur de nommer la réalité peut mener à des explications tellement absurdes qu’elles finissent par détourner complètement l’attention du vrai problème.
Et pendant que certains cherchent des théories improbables…
La vidéo de Repentigny, elle, continue de circuler partout.
Impossible de l’ignorer.
Ouf…
