Vin à volonté: Patrik Laine Laine tombe dans l'abandon

Vin à volonté: Patrik Laine Laine tombe dans l'abandon

Par David Garel le 2026-03-20

Ce qui est en train de se passer avec Patrik Laine, ce n’est plus une simple mise à l’écart. Ce n’est même plus une décision hockey.

C’est une fin qui s’étire.

Et plus les jours passent, plus l’image devient lourde… presque dérangeante.

Parce que pendant que tout le monde joue, pendant que les unités spéciales roulent à plein régime, pendant que les jeunes prennent leur place… lui, il est là. Sur le côté. Appuyé sur la bande. Spectateur de sa propre carrière.

Depuis le début janvier, il s’entraîne.

Depuis le 16 janvier, il est avec le groupe régulier.

Neuf semaines complètes à faire les drills, à suivre le rythme, à être là… sans jamais jouer une seule seconde.

Kirby Dach a eu le temps de revenir, de jouer 17 matchs… et même de se blesser à nouveau.

Et Laine?

Rien.

Toujours sur la liste des blessés. Officiellement.

Mais sur la glace, la réalité saute aux yeux.

On l’a vu être utilisé comme défenseur à l’entraînement.

On l’a vu prendre quelques rotations au centre, presque pour remplir un trou.

On l’a vu regarder les unités d’avantage numérique sans jamais être invité.

Même pas une présence. Même pas un essai.

Un gars payé pour marquer… qui ne touche même pas au power play.

Et quand la question est posée, la réponse tombe. Sèche. Froide.

Non.

Pas une option.

C’est là que ça bascule.

Parce que ce n’est plus une question de santé. Ce n’est plus crédible.

On parle d’un joueur qui patine, qui s’entraîne, qui est là tous les jours.

Et pourtant, il n’existe plus dans les plans.

Pendant ce temps-là, Martin St-Louis fait jouer un gar à un million. Joe Veleno.

Et Laine regarde.

C’est un message. Un message extrêmement clair.

Et dans les coulisses, tout le monde commence à comprendre la même chose : on est en train de le garder à l’écart volontairement.

Même sa conjointe l’a laissé entendre publiquement. Elle veut qu’il joue. Elle pousse. Elle le dit. Parce que de leur côté, ils savent.

Ils savent que ça ne viendra pas.

Et pendant que cette réalité s’installe, il y a autre chose qui commence à se voir.

Laine décroche.

Avant, c’était Pepsi diète.

Maintenant, selon le journaliste Maxime Truman, on le voit boire des verres de vin jour après jour.

Comme s'il n'y avait plus de lendemain.

Des sorties. Des restos. Une routine qui change.

Et physiquement… ça commence à paraître.

Il prend du poids.

Il ne joue pas.

Il ne pousse plus de la même façon.

Quand on le regarde sur la glace ces derniers jours, ce n’est plus le même joueur. Le visage est plus rond, les traits sont plus lourds, le corps moins affûté.

Il patine avec une certaine lourdeur, les épaules un peu tombantes, comme si l’énergie n’y était plus. Ce n’est pas juste une impression : c’est le genre de détails qui trahissent un joueur qui ne vit plus le rythme de compétition, qui ne pousse plus de la même façon au quotidien.

Quand tu ne joues pas, quand tu n’as plus d’objectif clair, ça finit par paraître. Et dans son cas, ça renforce ce malaise déjà évident : celui d’un gars qui, tranquillement, est en train de décrocher.

Comme si, quelque part, le message avait été livré en interne :

C’est fini pour cette saison.

Et peut-être plus que ça. C'est fini... pour sa carrière...

Parce qu’un joueur qui reste neuf semaines à s’entraîner sans jouer, dans une ligue où tout va à 200 à l’heure… c’est un joueur qu’on a déjà rayé.

Et le plus dur dans tout ça, c’est que lui, il est encore là.

Il regarde les autres vivre ce qu’il devrait vivre.

Il regarde les unités spéciales se construire sans lui.

Il regarde les matchs se jouer sans lui.

Il regarde sa place disparaître… en temps réel.

Et pendant que le Canadien optimise sa gestion d’effectif, pendant que tout est calculé au millimètre…

Lui, il glisse tranquillement hors de la LNH.

Sans bruit.

Sans scène.

Sans véritable fin officielle.

Juste… oublié.

Et à ce rythme-là, la question n’est même plus de savoir s’il va rejouer à Montréal.

La vraie question, maintenant, c’est :

Est-ce qu’il va rejouer dans la LNH… un jour?